Je n'arrive pas à me rendormir, mon passé est bien trop présent... Je suffoque un peu au souvenir de la ferme et de ce qui c'est passé...
A 8h, la surveillante entre dans la chambre et me dit: " Mademoiselle Roy,debout! "
Je ne tarde pas à me lever. Mais contrairement à d'habitude la surveillante ne ressors pas immédiatement.
" Mademoiselle Roy, il me semblait avoir dit qu'il fallait arrêté de jouer les rebelles.
- Je ne comprends pas Madame...
- Vous ne comprenez pas! Vous croyez que je n'ai pas vu toutes ces fiches accroché un peu partout dans l'internat ! Et certains allemands sont allés se plaindre au directeur que dans leurs valises ils trouvé des nouvelles de la résistance!! Ne venez pas me dire que vous ne comprenez pas. Je ne peux pas vous accusez de l'avoir fait chez les filles comme il y a quelqu'un d'autre dans cet histoire mais chez les garçons cela ne peut pas être Monsieur Pin, l'écriture est bien trop différente. Et il n'y avait que vous deux pouvant accéder aux valises allemandes!
- Je...Je...
- N'essayez pas de vous excusez Mademoiselle Roy. Je vais faire comme si je n'avais rien vu, encore une fois. Mais c'est la dernière fois que je vous protège. Nous en reparlerons ce soir. En attendant profiter bien de votre journée. "
La surveillante a un visage dure sur ces mots... Puis elle se retourne et pars de la chambre. Je soupir... Je risque gros à résister de la sorte, je devrai me calmer... Je suis là dernière..., je ne peux me permettre de l'abandonner, ni de la détruire un peu plus... Pour ma maman, je vais devoir me calmer... J'avoue que je suis un peu déchiré entre l'envie d'abandonner toute résistance pour ne pas blessé plus maman et l'envie de continuer pour ne pas laisser les allemands et les traîtres français croire qu'ils ont tout les droits...Je fini de me préparer rapidement puis me dirige vers le portrait du chancelier pour le salut matinal. Marie est là elle aussi. Une fois qu'on a fini de se faire disputer par la surveillante pour les notes d'hier, nous descendons directement déjeuner. Ce matin on a le droit à un cours par les religieuses de l'église voisine. Elles nous barratinent que Dieu est avec nous,qu'il nous protégé... Mon oeil oui! Si vraiment il existe Dieu n'est qu'un petit prétentieux qui n'est pas capable de s'occuper de ce qui se passe sur Terre, sinon Marie n'aurait pas perdu sa mère et moi...Moi je n'aurais pas eu à voir ce qui c'est passé à la ferme !!!! J'ai donc perdu ma matinée à écouter des sottises et à m'ennuyer.
Après manger , Marie et moi allons voir la surveillante. Je toque timidement à la porte de son bureau.
"Entrez, Mesdemoiselles. " résonne la voix stridente de la surveillante. J'ouvre la porte et le visage dure de la surveillante apparaît.
"Mademoiselle Roy, si c'est part rapport à se matin, je vous ai dit qu'on verrait cela ce soir"Dit elle durement
"Non, Madame. Ce n'est pas pour ça...
- Mademoiselle Cordonnier , vous voulez quelques chose?
- Madame, avec Moniqua on aurait voulu sortir en ville cet après-midi, vous croyez que ce serait possible ??
- Pour vous je ne vois aucun soucis, vous avez mon autorisation, je vais demander à ce quelqu'un vous accompagne. En revanche pour Mademoiselle Roy, je ne sais pas s'il y a possibilité... Je ne pense pas vous accordée cet demande Mademoiselle Roy à cause de votre comportement d'hier.
- Madame, Moniqua à effectuer les corvées que vous lui avez demandé hier...
- Laisse tomber Marie... Tu postera ça pour moi s'il te plaît. Merci Madame...."
Je donne la lettre pour ma mère à Marie. Puis sors du bureau. Une fois dans le couloir, je cours jusqu'à ma chambre. Une fois dans celle-ci, je me jette sur mon lit et frappe mon oreiller avec toutes mes forces. Des larmes de rage roulent sur mes joues... Je cri à moitié folle de rage, et de tristesse. J'avais beau me donner à fond dans tous les cours et dans mes corvée. Je n'avais aucune possibilité de m'évader de cette prison... C'était peut être un château pour les petites filles à papa, mais pour moi c'était juste une pension qui me tenait loin de mon passé, de ma famille, de chez moi...J'étais enfermé ici autant physiquement que mentalement. J'attendais toujours le dimanche après-midi avec impatience car c'était le seule jour ou on pouvait sortir un peu... Et la surveillante vient de m'interdire cette seule distraction ! Moi qui avait cru un moment que derrière ces airs durs, il y avait un coeur,j'ai du me tromper !!!

VOUS LISEZ
Journal D'une Résistante
Ficción GeneralSi la deuxième Guerre Mondiale avez ruinés votre famille comment réagirait vous?? Voici l'histoire d'une jeune fille qui a eu sa famille détruite par la guerre et qui décide donc de résister. Elle agit peut-être peu mais chaque petite action est ut...