Chapitre 23

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                      Deux jours se sont écoulés depuis que je suis parti de chez Ophélia et pas une minutes passent sans que je ne regrette ce que je lui ai dit. Bien sûr que je voulais qu'elle m'accompagne au mariage de Thomas mais jamais je n'aurais dut lui dire que je voulais le faire avec elle pour que ça ne soit pas perçut comme un rancard. J'ai paniqué, j'ai eu tellement peur qu'elle dise non que j'ai dit n'importe quoi. Définitivement cette fille me rend fou et me fait perdre la tête.  Je ne fait que me repasser ma dernière soirée chez elle, elle était tellement mignonne, innocente et gentille. Mais pour pas mal de raisons j'ai décidé de retourner chez moi et j'ai arrêté de squatter chez elle. Ma mère commençait à poser des questions et je n'avais plus de réponse censées à lui donné.  En me garant devant chez moi je réalise qu'Ophélia doit être à l'intérieur avec Camille, sachant que ma mère et Matthieu étaient parti. Pendant quelques secondes j'hésite à faire demi tour, je ne sais pas si j'ai envie de l'affronter. Je l'ai évité depuis que j'ai fait ma gaffe. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans sa tête, ce qu'elle attend de moi ni pourquoi elle a dit oui?

Je fini par me résigner, de toute façon il va bien falloir que je finisse par l'affronter un jour, je ne vais pas l'éviter indéfiniment, alors je pénétra dans la maison familiale. Je tombe alors nez à nez sur les deux filles en grande conversation. Ce qui me perturbes en premier c'est la tête rouge pivoine d'Ophélia puis le sourire béat de ma sœur, mais qu'est ce qui ce passe ici? 

- " Fait pas cette tête Gab'. Ne cherche pas c'est des secrets de filles. File faire tes trucs de garçons! Me souris ma petite sœur."

Je ne peut que lui rendre son sourire. J'adore ma petite sœur, c'est ma petite princesse, ma petite boule de joie et d'optimisme. Je m'avance vers elle et lui ébouriffe les cheveux, ce qui lui provoque un grognement. Je regarde alors Ophélia et lui fait un signe de tête. Je suis mal à l'aise et je ne sais pas comment me comporter. je détourne les yeux gêné, je me sent rougir. Non mais sérieusement moi je rougies face à une fille. Il va vraiment falloir que j'en parle à quelqu'un, ma mère? Oh mon dieu non. Matthieu? C'est toujours possible mais il s'en servirais un jour contre moi. Camille? Non je ne veux pas des conseils de bisounours. Maxime? On viens à peine de faire la paix je ne pense pas que ce soit à l'ordre du jour. 

Je suis empêtré dans mes pensé quand je suis stoppé net par la sonnerie du téléphone d'Ophélia. Je la vois sourire à la vus de son futur interlocuteur, la curiosité me pique et je me penche pour lire "Edward" sur l'écran. Je ne peut m'empêcher d'être jaloux, c'est qui? Pourquoi il la fait sourire? D'un seul coup je me sent me refermer sur moi même. Je ne quitte pas des yeux Ophélia qui c'est déplacée dans la salle de bain pour prendre son appel. Je n'avais jamais étais jaloux mais aujourd'hui je me sent bouillir de l'intérieur. Une fois seul avec ma petite sœur je la sent me regarder avec insistance.  

- " Quoi ?!

- J'ai rien dit. " Me répondis Camille. 

Je ne rentre pas dans un débat, car de toute façon je n'ai pas envie d'en parler. Je ronge mon frein et essaye de ma calmer tous seul. Lorsqu'Ophélia reviens tous sourire au salon, je sent ma colère revenir. 

- " Je vous laisse, je doit y aller. Tu m'appelle si tu as besoin Camille. Passe de bonne vacances en famille ma puce."

Je la regarde faire un bisous à ma sœur et lui sourire, elle fini par me sourire faiblement mais ne me regarde pas longtemps dans les yeux et file en nous redisant au revoir. Je regarde alors ma sœur, lui fait un rapide sourire et part me cloîtrer dans ma chambre.

 Dans quelle merde je me suis mis? 

 Dans quelle merde je me suis mis? 

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Je suis assise en tailleur sur mon lit en attendant Isabelle, je me suis décidée à lui parler de Gabriel. J'ai besoin d'avoir un avis, de lui dire ce que je ressens et puis de me libérer de ce poids. J'ai paniqué quand j'ai vus Gabriel débarquer chez lui quelques heures plus tôt, heureusement pour moi mon frère ma appelé et j'ai put m'éclipser. Ma réflexion est interrompus par la sonnette de mon interphone. lorsque j'ouvre la porte de mon studio je tombe sur une Isabelle chargé de sacs de courses, devant mon air interrogatif elle s'empresse d'ajouter:

- " Bah quoi? C'est une soirée filles non?" 

Je ne peut m'empêcher de rigoler, je la fait entrer et on s'installe par terre sur les coussins. Je sent qu'elle attend que je déballe tous mais bon, c'est nouveau pour moi. C'est ma première amie et mon premier "amour", du coup c'est compliqué pour moi.  Mais Isabelle est pour l'instant très concentrer à mettre les chips dans les bols que je lui amené. Elle me fait tellement rire, quand cette dernière est concentré sur une tache elle tire la langue sur le coté, ça lui donne un coté enfantin.

- " Bon alors! Raconte moi tous. Me souris mon amie.

- Je crois que je suis amoureuse.

- Enfin, merci seigneur! C'est que maintenant que tu t'en rend compte? 

- C'est plutôt que maintenant que je l'accepte.

- C'est à dire? Me questionna-t-elle tous en fronçant les sourcils. 

 - Bah disons que j'ai mis beaucoup de temps à accepter le fait que j'ai des sentiments pour lui. 

- Je n'aime pas vraiment ce que tu insinue tu sais?"

Il n'y a pas besoin de beaucoup de mots, je sais qu'Isabelle n'appréciera vraiment pas si je lui dit que je pense que lui et moi on ne  joue pas dans la même catégorie.  Elle me tuerait directement. Je lui raconte comment ça c'est passé ces derniers jours, du fait qu'il soit venu chez moi quelques jours, de ma rencontre avec Maxime et du  coup de l'histoire qui lies les trois garçons. Je vois qu'Isabelle elle même a sa vision de Gabriel qui change au fur et a mesure que je lui raconte tous les événements. Je la vois tiquer quand je lui parle de la demande de Gabriel, concernant le mariage de son cousin, mais surtout quand je lui dit qu'il à expliqué qu'il m'invitait pour que ça passe comme un non rancard. 

- " Ok réfléchissons."

Je la vois se lever et faire les cents pats tous en croisant les bras. Moi je ne vois pas trop l'intérêt de réfléchir, je trouve que c'est assez évident, mais j'avais surtout besoin de lui dire ce que je ressentais. 

- " voilà moi je pense qu'il faut que vous parliez tous les deux, ça suffis ce jeu de chat et la souris entre vous. "

A ces mots je blêmis. Quoi? Lui parler? De ce que j'éprouve? Je panique totalement. 

- "Non!

- C'est la seule option." M'affirma-t-elle. 

 

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Gabriel.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant