Chapitre 34

185 8 0
                                        


                  J'attend patiemment que Gabriel revienne, légèrement stressé. Je vois de plus  en plus de gens dirent au revoir aux jeunes mariés et partir, la soirée touche à sa fin et emporte avec elle tous ce qu'elle a apporté. J'ai la mauvaise intuition que la fin de cette journée signifie que cette petite bulle de magie vas éclater. Je ne devrais pas penser ça et je devrais avoir assez confiance en moi pour me dire que ça peut être sérieux et qu'il ne se moque pas de moi. J'ai pourtant tellement de preuves et d'actes qui montrent qu'il semble tenir à moi, mais c'est plus fort que moi, peut être de vieux reflexes de protection, mais tous d'un coup j'imagine le pire. Je stresse, là assise sur ma chaise tous en essayant de me raisonner. Ce n'est pas vraiment une réussite lorsque je vois Maxime tirer la chaise à ma droite et s'y asseoir. Ce dernier me lance d'ailleurs un regard qui en dit long et sans grande raison il se met à rire en me regardant. 

- " Oh Ophélia t'es pas en train de flipper là?" 

Je ne lui répond pas et baisse la tête sur mes chaussures, je sais que je n'ai pas de raison de flipper et que c'est bête mais tant que Gabriel et moi on aura pas parlé j'aurais toujours peur que ça ne soit pas réel. Je regarde Maxime qui tous d'un coup est dévenu très sérieux.

- " Non, tu paniques pour de vrai? Mais y'a pas de raison.

- Je... C'est... Enfin... Oublie. Ok?"

Je le vois qu'y analyse la situation, il semble complètement perplexe et ne semble pas comprendre mon soudain comportement. Je ne cherche pas à me justifier, Gabriel à disparu maintenant depuis plus de trente minutes et pour tous dire ça m'agace. Je me lève délicatement de ma chaise, pose la verte de Gabriel sur le dossier de la chaise et me met en face de mon ami.

- " J'ai besoin d'aller aux toilettes, excuse moi."

J'avoue que je ne lui laisse pas trop le temps de me répondre, je me dirige cette fois réellement vers les sanitaires pour me rafraîchir. Un fois cela fait, je me dirige vers le bar, prend un verre et me décide que si il ne refait pas surface d'ici 15 minutes, je rentre seule chez moi en taxi. Je suis anxieuse et regarde mon portable toute les minutes, je n'ai pas envie de partir sans lui, je n'attend qu'une chose qu'il refasse surface et vite, mais je me suis fixée une limite. C'est donc  le cœur lourd que je vois l'heure fatidique ce rapprocher à grande vitesse. C'est déçut et triste que je commence à  quitter le mariage quand j'entend qu'on m'appelle.

- " Ophélia, attend!!"

Je me retourne rapidement pour voir Gabriel courir pour me rejoindre. Je sourie de bon cœur et le vois se rapprocher de plus en  plus de moi. Lorsqu'il est devant moi, je le vois crispé et semble contrarié. 

- " Tu partait sans prévenir ?!" 

Oups il semble énervé mais c'est moi qui devrais l'être, il ma laissé en plan. Après tous si il ne m'avais pas laissé seule, je n'aurais pas eu des doutes et je n'aurais pas voulus partir sans le lui dire. 

-  "Heu... Bah... Oui enfin... Je...

- Pourquoi? 

- Je... J'en avais marre d'attendre. Enfin je veux dire... Je me posais des questions et ... 

- Mais enfin tu... A quoi tu as pensé? Je me suis fait retenir par mon cousin et c'était impossible de partir, encore un truc de témoin. Je te promet qu'en sortant des toilettes avec Camille je me suis fait "kidnappé" par Thomas, je ne t'avais pas oublié. " Il s'approche de moi et me prend la main. " Ecoute je pense savoir ce qu'il se passe dans ta tête mais crois moi c'est pas ce que tu penses. Je sais que dans le passé tu n'as jamais put faire confiance à quelqu'un et que tu as toujours était déçus par les gens. Je crois que je commence à comprendre ce que tu as vécu pendant des années, mais crois moi quand je te dit que ce n'est pas un jeu pour moi. Je suis là et ce que je ressent est réel. Je... Je ne veux absolument pas que tu pense que tu ne compte pas pour moi et que je me joue de la situation. Tu es la première femme qui me fait ressentir ce que j'éprouve aujourd'hui." Gabriel passe sa main sur son visage et soupire bruyamment. " Je voudrais arrivé à te faire comprendre à quel point tu compte pour moi, a quel point tu m'ai indispensable aujourd'hui et a quel point je déplacerai des montagnes pour toi. Tu... Tu... Tu est la personne qui compte vraiment le plus pour moi aujourd'hui et il est hors de question que je te perde."

Il me regarde droit dans les yeux, il a les joues légèrement rougie, il est beau et ce qu'il viens de me dire m'a réellement bouleversé. Je reste juste la, devant lui, sans bouger. Je n'arrive pas à parler ni à faire un mouvement, je sent même une larme couler le long de ma joue. Il l'efface du bout de son pouce et garde sa main sur ma joue, je lui sourie mais je n'ose pas supprimer les derniers centimètres qui nous sépare. Il caresse ma joue avec son pouce et son regard fait des aller retour entre mes yeux et mes lèvres. Je veux y croire alors je me met sur la pointe des pieds et l'embrasse. Au début c'est un baiser tendre, je passe doucement mes mains sur sa nuque, je sent les sienne sur ma taille me serrer plus fort. Puis plus le baiser dur plus il deviens passionné, ce dernier mes ces mains de part et d'autre de mon visage et les miennes ont migré dans ces cheveux. Je ne sait pas au bout de combien de temps on se détache l'un de l'autre, il ne me lâche pas du regard.

- " Ne pense plus jamais que c'est un jeu pour moi. Ok?"

Je ne lui répond pas vraiment et reste vague, j'acquise en hochant légèrement la tête. Mais il ne semble pas être ravie de ma repose et insiste.

- " Phee... ?!" Je tilte sur le surnom qu'il viens d'utiliser et le regarde avec de grand yeux, mais lui me souri tendrement. " J'ai pas le droit d'utiliser un surnom pour ma copine?" Mes yeux doivent s'être ouvert encore plus et ma bouche s'ouvre pour former un O. " Je t'ai dit que ce n'est pas un jeu. Je veux un truc avec toi.  Alors Ophélia Martin, veux-tu être ma copine? "

 Je sourie comme une idiote devant ces derniers mots. Comment le Gabriel si brutal et rustre extraordinaire  peut dire des choses si touchantes et tendres. Il n'y a vraiment rien à dire, il me rend chèvre mais j'adore ça. Alors je lui répond simplement, en rapprochant mon visage du sien de tel façon que mon front se colle au sien:

- " Oui."


Gabriel.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant