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Le lendemain, je me suis levé de très bonne humeur. J'avais rêvé de la veille toute la nuit. J'ai déjeuné et je pensais à toi; j'ai pris ma douche et je pensais à toi; j'ai rangé le mobile home et je pensais à toi; j'ai aidé ma mère à cuisiner et je pensais à toi. Ma grand mère est venue passer quelques jours à la maison, ce qui était rare car elle habitait loin. Mais même avec elle, je pensais à toi. En faisant les courses, ça ne s'est pas arrêté. Au rayon pâtes, dans la poissonnerie, chez le boucher: j'ai pensé à toi. Dans chaque action, à chaque seconde, en même temps que chacun des battements de mon cœur. J'ai pensé à toi.

Quand je suis rentré, je t'ai envoyé un message. J'ai attendu mais tu n'as pas répondu. Je me suis dit que tu n'avais pas dû l'avoir, alors j'en ai envoyé un deuxième. Et j'ai encore attendu. Pendant des heures. J'ai commencé à me dire que tu ne pouvais pas me parler, car le sigle " vu" restait sans réponse de ta part. J'ai eu un pincement au cœur en m'imaginant que peut être tu ne voulais pas et pas que tu ne pouvais pas.

Au fil des heures , une sorte de colère sourde est montée à moi. J'en voulais à tout le monde. Pourquoi tu ne répondais pas ? J'aurai tout cassé... Je me sentais trahi. Oui, trahi. Moi qui avais commis la pire trahison.

Finalement la colère de ton silence s'est peu à peu transformée en tristesse. J'étais dépité. Pourquoi m'aurais tu répondu ? Je t'avais fait tellement de mal. Je t'avais brisé. Et j'espérais au fond de moi que tu me pardonnerai ! Quelle illusion. Je n'avais mérité que cela. Qu'avais je cru ? J'étais le moral dans les chaussettes et les heures passaient. Elles sont passées jusqu'à la nuit. Et je me suis couché le cœur plein de gros sanglots. Prêt à passer une nuit lourde et torturée par les remords.

Roméo veut JulesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant