Chapitre 2: Alola!

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Cela allait bientôt faire onze heures qu'ils étaient en vol. Alain en était à sa troisième lecture du guide de présentation de la région, gracieusement offert par la compagnie aérienne. Il avait déjà regardé une petite dizaine de films tous plus ou moins dignes d'intérêt et n'avait clairement plus aucune envie d'en commencer un autre. Le jeune homme jeta un œil à sa compagne de voyage, endormie sur le siège à côté de lui. Elle avait sombré cinq heures plus tôt et il en venait presque à regretter son flot de paroles incessant. Ses questions ininterrompues auraient au moins eu le mérite de faire passer le temps un peu plus vite. Même Marisson s'était laissé gagner par le sommeil et ronflait étendu sur les genoux de sa dresseuse. Dans certaines situation, posséder un Pokémon de petite taille pouvait être un avantage, car lui ne pouvait pas compter sur la compagnie de Dracaufeu ni d'aucun autre de ses Pokémon.

Alain soupira de dépit.

Dormir n'était pas non plus une solution, car il s'avérait qu'il n'arrivait tout simplement jamais à trouver le sommeil dans les transports.

Le noiraud referma le guide, le rangea dans la pochette du siège devant lui et laissa son regard errer à travers le hublot. Avec un peu de chance, quelqu'un finirait bien par se réveiller...

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- Alain ! Alain !

Le dresseur sentit qu'on le secouait.

- On est arrivés !

- Ma ri !

Le jeune homme émergea lentement et se retrouva face à Manon, qui affichait un large sourire.

- Regarde ! On a atterri ! annonça-t-elle, les yeux pétillants.

- Quoi... déjà... ?

Alain regarda à travers la vitre et remarqua que des palmiers bordaient la piste.

Alors il avait bel et bien fini par s'endormir... Il fallait croire que les miracles existaient vraiment...

Les deux amis récupérèrent leurs valises dans le casier à bagages au-dessus d'eux et descendirent de l'appareil. Le jeune homme marcha d'un pas mal assuré jusqu'à l'entrée de l'aéroport. Car comme il n'avait pas pu les étendre convenablement durant toute la durée du vol en raison du manque de place, ses jambes lui paraissaient plus ankylosées que jamais. Manon, quant à elle, n'avait pas eu à souffrir des mêmes inconvénients. Elle trottinait joyeusement à côté de lui en compagnie de Marisson.

Ils traversèrent le terminal et furent accueillis par des vahinés qui leur passèrent un collier de fleurs autour du cou, puis ils prirent un taxi qui les mena au port de la ville d'Ekaeka, où ils devaient rencontrer les membres de la fondation Æther.

Comme il leur restait au moins deux heures avant le rendez-vous, ils décidèrent de goûter aux spécialités locales et s'enfoncèrent dans la ville jusqu'à atteindre la zone commerciale. Là, ils tombèrent sur une petite échoppe, dont la vitrine était remplie de pâtisseries rondes enrobées de sucre. Il y en avait de toutes les tailles : des petites, des grandes, des fourrées, des plates, des allongées...

- Alain ! le stoppa la rouquine. Regarde ! fit-elle en désignant la boutique.

Le jeune homme leva la tête et jeta un œil à l'enseigne sur le toit.

« Malasa'Délice »

- Tu veux entrer ? lui demanda-t-il.

La réponse de la jeune fille ne se fit pas attendre. Elle se précipita à l'intérieur, et appuyée par le regard expert de Marisson, se mit à la recherche de la pâtisserie la plus grosse.

Alola ! Les vacances de la Méga-Évolution !Des histoires addictives. Découvrez maintenant