14- Discrimination

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« Ce n’est pas parce que tu as reçu le don de guérir que tu vas forcément devenir médecin. Ce n’est pas parce que tu as un alter de vilain que tu vas forcément en devenir un.
 Personne n’a le droit de juger quelqu'un à partir de la nature de son alter.
Toi et toi seul peux décider de ce que tu veux devenir. »

Stade du championnat sportif d’UA

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Stade du championnat sportif d’UA. 12h13

Après une matinée mouvementée et riche en rebondissement, Present Mic venait d’annoncer la pause de midi tant pour les participants que pour les spectateurs.

— Izuku était super ! Se réjouissait Yuta.

Le roux se dirigeait vers la sortie du stade comme la plupart des spectateurs. Visiblement de bonne humeur, il arborait un sourire satisfait. Une jeune fille brune l’accompagnait. Moins expressive, Uta était plongée dans la lecture de son livre et ne faisait pas attention à l’enthousiasme de son ami.

— Uta, tu crois qu’on peut aller saluer Izuku ?

— On l’a déjà encouragé avant le début  de la compétition, laissons-le tranquille pour le moment. De toute façon, nous avons autre chose à faire.

Arrivés à la sortie, ils s’arrêtèrent  en attendant que le stade ne se soit entièrement vidé. Une fois qu’il n’y eut plus personne, Uta referma son livre et le rangea dans son sac. Yuta lui lança un regard malicieux.

— On va se séparer ? Proposa le plus jeune ?

— Tu es sûr de pouvoir te débrouiller tout seul ?

— Izuku m’a déjà briefé sur le sujet. Je ne le décevrai pas.

Uta esquissa finalement un sourire.

— Tu apprécies vraiment Izuku.

— Evidemment ! C’est mon héros ! Il m’a sauvé la vie !

— Ce n’est pas faux.

— Toi aussi n’est-ce pas ?

Uta fut confuse un instant. Elle n’aurait jamais pensé que Yuta aurait remarqué ce genre de chose.

— Moi je ne connais Izuku que depuis quelques temps, mais toi, tu le connaissais bien avant, non ?

— Oui. On peut le dire.

— Je sais que comme moi, toi aussi tu as plus ou moins connu l’enfer. Ça ne m’étonnerait pas puisque tu étais toi aussi un disciple de sensei.

— Je dois reconnaitre que son enseignement n’était pas sans danger.

— Toi aussi tu as connu le désespoir.

La jeune fille fronça les sourcils.

— Comment tu sais tout ça toi d’ailleurs ?

— Sensei m’a parlé de cette fameuse composition.

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