La première fois que tu as crié
C'est quand tu es née.
A force de l'entendre raisonner,
Tu as fini par t'y habituer,
Tu as trouvé ça normal de l'utiliser
Pour t'exprimer.
Tu étais la plus sage
Des plus belles images
Pendant tant d'années
Durée d'une enfance voulue illimitée.
Alors à ton tour,
Tu hurles un peu plus chaque jour.
Plus rien ne va.
Tu l'utilises à tout va :
Overdose de colère,
Jours trop amers,
Tristesse trop grande,
Belles offrandes,
Summum de ta joie,
Tout passe par là.
Enfin, au bout d'un certain temps,
Tu t'essouffles dans le vent
Naquit alors un trou noir
A n'en plus savoir
Comment tu t'exprimais avant.
Petite enfant,
J'ai basculé
Dans la généralité
Pour joindre ma voix
A toi,
Lancer un dernier hurlement sauvage
Destructeur de tout présage.
La blouse ne fait pas tout,
Parfois je suis aussi à bout.
Crions pour ne plus être invisibles !
Tant pis si ça nous rend risibles,
Tant pis pour les "bêtes curieuses",
Tant pis pour les "emmerdeuses".
Nous sommes assez libérées
Pour vider
Chacun de nos poumons
Et recracher notre incompréhension.
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Vie(s) de folie(s)
PoetryIci vous trouverez : - ces maux que vous avez parfois vécu, qui rongent de l'intérieur - les coups de folie de la vie, la légèreté d'assumer ses bizarreries - ce que nous avons en nous, dont nous ne devons pas avoir honte, mais que la société a déci...
