Sofia, jeune femme pleine de vie, vit dans un monde où Lycanthropes et Humains se côtoient chaque jours.
Elle ne veut que dessiner, vivre sa vie pleinement, être libre, aller dans l'Université de ses rêves.
Lui, avait perdu tout espoir de la rencont...
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Sofia
Je fus réveillée par la trop grande chaleur qui régnait autour de moi. Et tandis que mes yeux papillonnaient tout doucement, je me mis à penser au cours de ma future journée, tout d'abord j'irai voir Lucas, il m'a dit qu'il avait une surprise à me montrer, j'aime tellement les surprises surtout celles de Lucas !!
Rien que de penser à lui me faisait sourire comme une idiote.
Mais tandis que j'ouvrais doucement mes yeux, mon regard se posa sur un torse, musclé, couvert de tatouages. Mon esprit se mis à fonctionner à vive allure, Lucas ne possédait aucun tatouage alors à qui appartenait ce torse ?
De plus, je n'arrivais pas à voir son visage car sa prise autour de ma taille était trop forte pour que je puisse m'en défaire.
L'homme se mit à bouger doucement, signe qu'il commençait à se réveiller. Tout à coup mon corps se retrouva sur le fameux torse et mon regard se perdit dans deux orbes bleues.
"Tu as bien dormi mon chaton ?" me demanda t'il d'une voix rauque, signe qu'il venait de sortir de son sommeil. Et tandis qu'il me caressa les cheveux tout en attendant ma réponse, la réalité me frappa de plein fouet,
Les jardins avec Lucas
L'inconnu
Mienne
Lucas qui se fait emmener par les gardes
Ma crise d'angoisse
Lucas
Mes yeux se remplirent de larmes au fur et à mesure que ma mémoire revenait, je me mis à me débattre, ne voulant pas qu'il me touche.
'Lucas..." je me mis à sangloter violement, je voulais être dans la chaleur de ses bras à lui et pas ceux qui me retenaient présentement.
Le loup grogna tellement violement que j'avais l'impression que ce grognement était sorti de mon propre corps.
"Je ne veux plus que tu prononces son prénom, tu es mon âme-soeur et je refuse que tu penses à un autre mâle que moi ! Est-ce-que c'est bien clair ? Si jamais je t'entend de nouveau prononcer ce nom infâme c'est sur lui que je me vengerais c'est bien compris ?" me dit-il, ses yeux n'ayant plus la profonde couleur bleue mais noire, signe de fureur. Il me dit ces paroles d'une voix si menaçante et dénuée d'émotion que mon corps se paralysa, je ne pouvais plus bouger ni même le regarder, je ne ressentais plus de la peur mais bel et bien de la terreur.
Mon mutisme n'a pas dû lui plaire car il se redressa, me força à le regarder dans les yeux et grogna "C'est bien compris !"
J'hochais la tête trop terrorisé pour parler mais il n'était toujours pas satisfait puisqu'il se mit à me renifler le cou, à le lécher, l'embrasser. Comprenant ce qu'il voulait faire je me mis à me débattre, à essayer de le repousser de toutes mes forces. Cependant, il agrippa mes poignets dans une étreinte douloureuse et je ne pu m'empêcher de lâcher un gémissement de douleur. Mon souffle était saccadé, le suppliant de me lâcher, je ne voulais pas qu'il me marque ni maintenant ni jamais.
Après un moment qui me sembla interminable, il s'arrêta, tout en gardant néanmoins sa tête dans le creux de mon cou, en m'ordonnant de lui répondre plus fort.
"Je.. J'ai compris" lui dis-je d'une petite voix, le monstre sembla s'en contenter puisqu'il se dégagea de ma clavicule.
Je profita de son relâchement sur mes poignets douloureux pour bondir hors du lit et me reculer le plus loin possible de lui, mais malheureusement, malgré la taille gigantesque de la chambre, elle avait tout de même une fin et lorsque je sentis le mur dans mon dos je me laissais tomber par terre, les genoux contre ma poitrine, encerclés de mes bras. Mon corps tremblait violement et je n'arrivais pas à m'arrêter, je regardais par terre tout en essayant de stabiliser ma respiration sans grand succès.
Le fait que j'entendais ses pas se rapprocher devait surement y être pour quelque chose.
Je ne sais pas comment mais je sentis qu'il était là, devant moi et lorsque je sentis sa main sur mon bras je trésaillais violement et mes sanglots reprirent de plus bel, dans l'attente qu'il finisse ce qu'il avait commencé tout à l'heure.
Mais soudain son touché disparu, et lorsque je relevais la tête, les yeux bleus étaient de retour, remplis de culpabilité, de douleur et d'amour.
Mais je ne me laissais plus avoir et refermais les yeux dans l'attente.
Puis soudain je me sentis soulevée dans les airs, mon corps pressé contre le sien.
Il me posa avec une douceur insoupçonnée sur le lit et je me recula le plus possible de lui. Il tendis la main vers moi, et m'attendant à ce qu'il me fasse du mal et fermais brusquement le yeux. J'entendis un gémissement de douleur et lorsque j'ouvris les yeux, il avait laissé tomber sa main sur le matelas et me regardais avec douleur et plus particulièrement mon cou et mes poignets rougis.
"Je suis tellement désolé, je ne voulais pas te faire de mal, mon loup était tellement en colère qu'il n'a maîtrisé sa force, je ne te ferais jamais de mal, jamais. Tu es toute ma vie, tu es celle que j'attendais depuis des siècles, je t'aime tellement je veux que tu le sache". me dit-il dans un chuchotement, les yeux remplis de culpabilité et de dégout, du dégout envers lui même.
Je le regarda avec des yeux plein de confusion et de peur mêlés. Je ne sais même pas qui il est !
Soudain la porte claqua brusquement contre le mur ce qui me fit sursauter et le loup grogner puis un homme apparu tout essoufflé,
"Votre majesté, il y a un problème avec.." Il ne finit pas sa phrase en nous voyant tous les deux assis sur le lit, moi avec des yeux qui reflétaient surement toute ma peur et le loup, les traits de son visage déformé par la colère.
"Votre Majesté"
"Votre Majesté"
"Votre Majesté"
Ces paroles résonnent en boucle dans mon esprit, le Roi, le Roi des loups-garous est mon âme-soeur. Cet être terrifiant, cruel, impitoyable, terrifiant et qui surtout ne porte pas les humains dans son coeur est mon âme-soeur.
Je ne pus m'empêcher de laisser échapper un petit gémissement effrayé en pensant à qui est cet homme devant moi.
Perdue dans mes pensées, je ne faisait pas le moins du monde attention à ce qu'il se passait autour de moi. Ce n'est que quand j'entendis le son de la vaisselle brisée que je releva soudainement ma tête.
Et c'est avec horreur que je vis l'homme contre le mur, la gorge tenu par la main du Roi.
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