Lorsque j'ouvris les yeux, il faisait encore noir. Stella était encore endormie et son souffle était lent. Je l'admirais quelques minutes puis me mis à réfléchir. J'aimais cette femme. Je l'aimais comme je ne l'avais jamais fait auparavant. Comment était-ce possible ? Je ne voulais pas avoir de relations plus qu'amicale et me voilà En train de me demander si je devais l'épouser.
Soudain, en clignant des yeux, je la vis... ma mère était là à me sourire. Je ne savais pas quoi lui dire et pourtant j'avais envie de lui parler, lui sauter dans les bras et de la serrer le plus fort possible.
- Maman ?
- mia figlia! Que t'as-tu fais ?
- Une crise. Je crois avoir failli me tuer avec un couteau... je dois avoir un problème avec ça.
- Chérie, pourquoi te fais-tu vivre ça ? Je pensais que tout cela s'était calmé... tu avais un suivi médical qui t'aidait mais tu as arrêté...
- Ne me fais pas la morale. Les médicaments empiraient mes crises et ils m'enfermaient comme un vulgaire animal.
Je me leva en douceur, retira mes perfusion et avança jusqu'à elle. Je ne sentais plus la douleur. J'étais dans une crise de psychose donc la réalité semblait s'être effacé en un rien de temps. Une fois devant elle, je m'arrêtais net.
- Maman; j'ai peur...
- Tu ne dois pas. Je suis là pour toi.
- Non, tu n'es pas là... tout ça n'est pas réel !
- Mia figlia, s'il te plaît. Tu as besoin de moi, sinon tu ne me verrais pas.
- Je... qu'est-ce qui est réel ?
- Ta maladie ma chérie. Je vois comment tu la regardes. Tu l'aimes sincèrement alors fais-toi aider. Avance !
Je ferma les yeux douloureusement. Une larme perla sur ma joue et je sentie qu'elle la retira du bout des doigts. Ce contact semblait si vrai que j'eus un frisson me parcourant tout le corps. Je m'effondra, littéralement. Mes jambes ne soutenaient plus mon corps mais je fus rattrapé par quelqu'un.
J'essayais d'ouvrir mes yeux mais cela semblait être impossible. J'étais si faible, si épuisée. J'entendais une voix qui paraissait tellement lointaine que je ne comprenais rien. Ce n'est seulement qu'après une bonne dizaine de minutes que je repris conscience.
Cette fois la lumière était bien là. Le soleil était levé et Stella était assise sur la chaise à côté de moi. Elle me fixait avec un regard attendrit et, voyant que je me réveillais, s'approcha de moi.
- Comment tu te sens ?
- Épuisée. Mais heureuse de te voir.
- Tu as fais une crise tantôt puis tu t'es écroulée dans mes bras. Un infirmier est venu te remettre tes perfusions.
- J'en ai marre ! Pourquoi suis-je malade ? Pourquoi dois-je vivre au dépend des gens ? Pourquoi ne fais-je pas la différence entre réalité et psychose ? Demandais-je les larmes aux yeux.
- Chut, calmes-toi. Tout ça ce n'est pas ta faute. Maintenant reposes toi encore un peu.
- J'ai mal au ventre...
- Tu t'étais vachement bien coupé. On t'a disposé des points de sutures mais ils ont sauté quand tu t'es levée. Ils en ont remit et mon prévenue que ça te ferait encore mal quelques heures
- Super ! Marmonnais-je
- Mais vous ne m'avez pas répondu, mademoiselle Neron !
Un frisson me parcouru le corps. J'avais perdu l'habitude qu'elle m'appelle ainsi depuis longtemps.
- Et à quoi n'ai-je pas répondu ?
- Quand je vous ai dit que ma proposition tenait toujours.
- Stella...
- Oh Anne ! Tu me fatigues. Je vais devoir faire quoi pour que tu me crois quand je te dis que je t'aime et que je veux vivre avec toi pour le meilleur et pour le pire ?
- Stella...
- Tu veux que je te fasse un Powerpoint ? C'est ça que tu veux ? Oh non, j'ai une meilleure idée, un contrat stipulant que j'ai tout lu et accepté !
- Stella ! Crais-je d'un coup.
- Quoi ? Demanda-t-elle exaspérée.
- J'accepte ! Je veux bien t'épouser.
- Sérieusement ? Tu ne vas me encore une fois annuler ?
- Non. J'ai réfléchie à ce que tu as dis et à ce que m'a dit ma mère. Je dois avancer et tu es celle avec qui je veux finir ma vie.
Elle se mit à me sourire, se rapprocha et déposa doucement ses lèvres sur les miennes. Puis elle me donna une gifle me faisant sursauter.
- Non mais pour...
- Pour avoir tenté de m'échapper petite garce ! Maintenant reposes-toi. Je vais aller chercher à manger.
Sans que je ne puisse rien dire de plus elle disparue. Mon dieu que j'aimais cette femme. Je ferma les yeux puis entendis une voix me faisant les ouvrir rapidement.
- Maman ?
J'allais me lever quand son regard m'en dissuada.
- Je suis fière de toi mia figlia !
- J'ai peur, j'ai l'impression de me lancer dans le vide
- Alors elle sera l'élastique qui t'empêchera la chute mortelle. Tu n'auras que les sensations fortes qui te feront sentir en vie.
- Tu resteras près de moi, hein ?
- Bien sûr ! Jamais je ne te laisserais. Je te l'ai promis durant toute ma vie et une dernière fois sur mon lit de mort. Je veux voir mes petits enfants !
- Qui te dis que j'en veux ?
- Ma chérie, la seule chose qui te faisais sourire quand les larmes te noyais dans la peine, c'était de t'imaginer tenir un enfant.
- Et si Stella n'en veut pas ?
- Laisses faire le temps. Maintenant, fais ce qu'elle ta dit. Dors.
Elle s'approcha de moi et déposa ses lèvres sur mon front puis disparue dans un rire unique. Même si je détestais mes crises, j'aimais quand elles me permettaient de revoir la femme qui m'a toujours permise de poser un pied devant l'autre et de bâtir ma vie pierre par pierre. C'est dans un dernier moment de réflexion que je sombra, encore une fois dans un profond sommeil. J'avais réellement l'impression de ne faire que dormir !
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Bien le bonjour, je tenais tout d'abord à vous présenter mes excuses pour le temps qu'il m'a fallut pour écrire ce chapitre. Ensuite, j'espère que vous allez l'aimer. Et pour finir, vous souhaite le meilleur.
BESOUS ! ^^
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Une patronne d'enfer
RomansaAnastasia Neron est passionnée par la littérature. Son désir le plus cher était de faire partie d'une grande maison d'édition qui lui permettrait de pouvoir se plaire le plus possible dans son boulot. le seul problème est cette femme Stella Cohen...
