"T'aime ça, hein ?"

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🚧⚠Bonjour à vous chers lecteurs ! C'est pas dans mes habitudes d'écrire un mot avant la lecture... mais bon. Vaut mieux prévenir, que guérir ! Et oui... dans une prison c'est pas tout rose. Alors, je tenais à prévenir les jeunes lecteurs qui lisent cette histoire, que ce chapitre peut heurter votre sensibilité ! Prenez-garde ! 🚧⚠

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"Ryû ! Arrête ça putain ! s'égosille le basané désespéré.

  Ainsi, de sa main le sus-nommé fait arrêter tout mouvement des deux autres. Un silence lourd s'abat soudainement, brisé par les geignements de douleur d'Akashi. Durant les quelques secondes dans cette absence de son, l'atmosphère est tellement lourde qu'elle est porteuse d'un mauvais présage. Quand soudainement, les pas de Ryû grondent sur le sol. Chacun de ses pas claque sur le sol, en direction de la cellule d'Aomine. Le tapage de ces souliers, approchant dangereusement de lui, ébranle l'ensemble de son corps. Deux ou trois derniers pas et la silhouette du brun se dessine progressivement, striée par les barreaux de sa cellule. En la découvrant le serveur est saisi d'une sévère inquiétude. Et pendant que le brun ouvre sa grille, sa jauge de stresse augmente d'un cran considérable. Enfin à l'intérieur, Ryû entre et se dirige vers Aomine, d'une démarche semblable à celle d'un vieux matou en rûte. Cette attitude de dépravé éveillerait la peur de chacune de ses proies. L'image salace et perverse de ce prédateur provoque chez le hâlé une appréhension si forte, qu'elle semble transpirer par tous les pores de sa peau. Au moment où le brun arrive devant lui, il se pourlèche les babines, friand de la suite des événements ; aggravant l'état d'alerte de Aomine.

    Lentement, Ryû réduit la distance entre lui et son ancien coéquipier diablement séduisant. Mais à l'inverse, celui-ci s'attache à garder cet écart de sécurité, étant trop inquiété par les pensées de ce rapace pernicieux, qui transgressent son esprit. Malheureusement, plus il recule, plus Aomine risque de se retrouver dos au mur. Son sort est tristement scellé quand il percute la cloison traîtresse. Le sourire perfide du brun continue d'amplifier son anxiété. Bloqué, Aomine voit la différence qui les sépare diminuer, avec une vitesse effrayante. Ryû s'approche, encore et toujours, souriant d'avantage, plus l'écart devient insignifiant. Ses bras emprisonnent le buste du basané, son visage dangereusement proche de celui de Aomine. Le milicien ne s'arrêtera que lorsque Aomine sentira son souffle ardent de désir percuter sa peau bronzée. Et à en juger par sa respiration cruellement affolée, l'espace qui les détache lui paraît raisonnable.

     "Tourne toi, lui ordonne-t-il dans un soupir de tentation malsaine.
- Rêve toujours, réussit à dire Aomine, tremblant de frousse.
- Comme tu voudras. Les gars allez-y !", crie-t-il énervé.

     A l'instant même où Ryû termine sa phrase, le vacarmes des coups et les lamentations de douleur percent les oreilles du serveur. Les choix qui s'imposent dès lors à lui, le plongent dans une frustration profondément intense. Son équipier a déjà subi plus de coups qu'il n'en devrait. Être abandonné à la affres des poings, lui serait plus fatal qu'autre chose. Après tant d'effort et de volonté, il ne doit devenir la cible de cette nouvelle tourmente. Ce serait trop égoïste de le laisser à ce supplice, pour un "non", pour un simple refus. Et ces cris, ces hurlements, cette souffrance que vocifère son binôme, lui comprime douloureusement le coeur. Donc... si c'est la seule façon de faire taire Akashi... d'arrêter ces sons qui transpercent sa poitrine, de le protéger, même un temps soit peu... alors autant abdiquer. Autant accepter d'être touché par cet homme répugnant. Ce sera toujours plus simple, que d'entendre l'objet de ses sentiments époumoner sa détresse, supplier qu'on l'aide et que tout cesse. Ce sera toujours plus simple, que d'avoir son esprit lacéré du regret de n'avoir rien fait. Aomine peut l'aider. Il à la possibilité de soulager ce corps qui clame "à l'aide". Il suffit simplement... qu'il se tourne. Aussi, c'est ce qu'il va faire. Il va se tourner et devenir la proie du désir de ce milicien.  

Toi, moi et un ballon !Des histoires addictives. Découvrez maintenant