Le jour dévoile ses premières lueurs. Les douces lumières matinales se présentent toutes timides, à l'idée de perturber les amoureux encore endormis. Or, malgré leurs apparitions hésitantes, leurs chaleurs délicates interrompent le sommeil d'un des deux hommes : un blond. Ceci dit, son retour du pays des rêves se déroule d'une manière plutôt douce et agréable. Sa taille étant affectueusement entourée d'un bras amoureux, par l'homme qui exacerbe ses sentiments, Kise entrelace leurs doigts avec un sourire aux lèvres.
Afin de contempler le tableau magnifique qui s'offrira à lui désormais, le blond se retourne toujours avec son sourire amouraché. Et immédiatement, il est enfoui dans une joie indéfinissable, quand il découvre la bouille paisible de Kagami. Cette frimousse délicatement sereine l'inonde dans un bonheur, bien plus grand qu'il n'aurait espéré et lui amplifie son sourire entiché.
Puis, après un instant trop court de contemplation selon lui, la frimousse tranquillement endormie se défigure adorablement en une autre de gaieté non dissimulée, quelque peu en éveil. Au même moment, le bras puissant et musculeux du carmin moule le corps du blond contre le sien. Le chaleur que dégage le corps et les sentiments de son homme aggrave l'état d'ivresse amoureuse, dans lequel se trouve Ryouta.
Leurs visages à de minimes centimètres l'un de l'autre et leurs souffles s'échouant sur leurs peaux sont les gages de leur entière sincérité. La main du blond, courant dans les cheveux flamboyants de cette façon si affectueuse, révèle toute la tendresse de sa passion et le privilège de cet instant. Puis, elle se glisse sur la pommette de Kagami et la caresse du bout des doigts, totalement éprise. Sous l'émotion, leurs visages se rapprochent l'un de l'autre, leurs yeux se posent sur leurs lèvres séduisantes, appréciant la saveur si envoûtante qui leur revient en mémoire.
Puis, guidé par les hurlements de leurs coeurs, chacun scellent leurs lèvres dans un langoureux baiser. Très vite, la passion prend le dessus et les caresses transforment cette douceur en un désir plus ardent. Des mains baladeuses provoquent des gémissements chez l'un et chez l'autre, stimulant cette envie croissante, qui taquine agréablement leurs bas ventre. La température grandit petit à petit dans la pièce, et dans leurs corps.
Mais l'atmosphère est soudainement un peu plus refroidie, par les vibrations envahissants d'un téléphone. Trop attisé par leurs émotions, cet appel est une première fois ignoré. Pressé, les vibrations incessantes du cellulaire les coupent définitivement, brisant la folle danse qu'avaient leurs bouches.
"Merde ! ronchonne Kagami. Ce doit être important, tu n'penses pas ?
- Laisse..." Dit Kise d'une voix doucereusement frustrée, se jetant de nouveau sur le carmin, dans l'intention de s'enivrer de leur parfum, qui lui manque déjà.
Mais il semblerait que le responsable de ces appels intrusifs tienne réellement à gâcher ce moment prometteur entre les amoureux. C'est donc au bout du troisième appel, d'un râle d'agacement venant du doré et d'une vaine tentative d'ignorance, que le cuisinier décroche enfin.
"Mmh.... Ouais... Aomine tu tombes mal là, parvient-il à dire entre deux baisers que lui assaillit son amant.
- Mec, j'ai besoin de ton aide.
Après ces mots, Kagami se redresse d'un vif mouvement, intimant à son chéri de se rabattre sur le côté du lit. Cinq jours ont défilé, depuis que le grand serveur brun, du nom de Murasakibara, lui a annoncé que son pote n'était plus en cellule. Cinq jour que Aomine vient en douce au restaurant, au moins pour une fine poignée de minute, si ce n'est pas pour une heure. Il lui conte les avancées de l'événement, qu'ils ont organisé : le lieu secret du tournoi, les menus pour la pause du midi ou encore la récompense à la fin. Et bien sûr, précise toujours Aomine, le grand final est bientôt prêt. Chaque fois qu'il aborde ce sujet, Taiga ne peut empêcher d'éprouver un sentiment de fierté qui se traduit pas un sourire. Puis, bien évidemment, son ami n'oublie pas de louer son petit-ami, à la réflexion impressionnante, dit-il souvent. Il est clair qu'il compte faire évoluer les choses, cela se lit dans le regard pourtant sombre de son meilleur pote. Inconsciemment, il a contaminé Kagami. En tout cas, après les paroles au téléphone, c'est le moment, se dit-il.
- Dis moi ce que je dois faire, ordonne le carmin, sur le qui-vive.
- Rend-toi à l'ancienne zone industrielle, devant la salle d'arcade, tu sais ? Tu y trouveras quelqu'un que tu reconnaîtras immédiatement." Affirme Aomine.
Sans plus d'explication, Taiga se change en quatrième vitesse après les informations de son meilleur ami. Et c'est avec une extrême difficulté, tout de même, qu'il se voit décliner les invitations aguichantes de son magnifique copain. Il fouille véritablement au fond de lui, pour ne pas céder face à l'expression frustrée de son amant. C'en est réellement terrible de résister, tellement, qu'une lance de culpabilité, de regret et d'amertume transperce son coeur. Cela lui déchire ce dernier de voir cette mine boudeuse, et mignonne au possible, et de devoir lui tenir tête. Alors il détourne le regard, essayant de ne pas en prendre rigueur. Puis Kise parvient à faire revenir l'attention de son compagnon sur lui en prononçant :
"Aomine passe avant moi ?
- Soit pas jaloux... tente de rassurer Kagami. Aomine et moi... notre relation est presque fraternelle, si elle ne l'est pas déjà. Il pourrait me demander de le rejoindre, pour cacher un corps, que j'rappliquerais dans la seconde.
- Oh, je vois ! Quelle belle amitié ! Réplique Kise, d'un ton mordant. C'est juste que... Je sais à quel point, c'est une chance pour lui d'être sorti d'affaire. Et je ne peux, qu'imaginer le soulagement que tu as ressenti, quand ton collègue te l'a annoncé. Cela dit... Depuis quelques soirs... Je m'endors seul... Je mange seul... Quand je viens te chercher au travail, j'attend vingt bonne minutes avant que tu m'envoies un message pour me dire que ce n'est pas la peine de venir, avoue-t-il en baissant la têtes, passablement triste.
- C'est vraiment important cette fois... Se justifie Kagami.
- Ah bah tient... J'ai seulement l'impression, que lorsqu'il s'agit de lui... t'es prêt à réaliser toutes les concessions du monde...
- Ecoute, depuis gamin, on a toujours été ensemble, on s'est toujours soutenu, dans les haut et les bas. Même quand je suis parti au Etats-Unis, il a été là, à me rassurer sur mon intégration, parce que j'flippais à mort : j'arrivais pas à me faire des amis. Dès le début, notre relation a jamais changé et s'est peut-être même amplifié au fil du temps. Alors, j'conçois qu'il peut-être le plus gros des enfoirés. Mais... même si, il devient le pire des bâtards, il pourra toujours compter sur moi. Aujourd'hui, il a besoin de moi et j'peux pas le lâcher en route.
- Hum... C'est bien ce que je pensais... termine le blond, on ne eut plus inquiet et douteux. Cependant, force il est de constater la puissance de leur amitié. Il ne peut rien y faire et laisse son homme partir de l'appartement. Seulement, non sans avoir claquer ses lèvres contre les siennes.
En chemin vers le lieu indiqué, Kagami ne cesse d'avoir ses derniers mots qui obsèdent son esprit. Ses dernières paroles tournent en boucle, comme une vieille rengaine agaçante. Et elles ne sortent pas de sa tête : "Même si il devient le pire des bâtards, il pourra toujours compter sur moi."
Quel nul ! Il demande à son petit ami de ne pas être jaloux, mais il lui a très bien fait comprendre que oui, Aomine passe avant... cette fois ci en tout cas. Pourtant ces paroles indiquent que si la situation devait se répéter, elle se répéterait sans nul doute possible. De plus, Kise lui a fait part de ses doutes, a tenté de lui expliquer ses sentiments et ses tracas, mais Taiga les a presque ignoré.
« Et merde ! Je devais le rassurer et j'ai tout foiré !»
Il a seulement voulu dire que cette amitié est bien trop forte, gravée à jamais dans la roche de leurs coeurs. A ce stade, on ne peut plus parler d'amitié, mais bien de véritable fraternité. Il doit se rattraper ! Kise n'est pas un amour de passage. Loin de là ! Il est quand même le seul, à lui avoir montrer qu'il est possible de tomber amoureux une seconde fois. Lui, qui n'y croyait plus depuis qu'elle avait quitté la ville. Il est bien obligé de se rendre à l'évidence, Kise détient son coeur entre ses mains ; comme elle auparavant. Le choix de ce lieu n'a peut-être été choisi au hasard, a-t-il pensé ironiquement.
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Hello !
Chapitre court, mais bon !
Eheh, je vous fais encore poireauter... Désolée ! Mais ne vous en faite pas, vous saurez de qui il s'agit dans peu de temps.
Au fait, cette personne a déjà été intégrée dans l'histoire, vous avez une idée ?
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Toi, moi et un ballon !
Fiksi PenggemarLe pays est sous le despotisme de ce fumier d'Haizaki. Les jeux, le sport et d'autres formes de loisir sont petit à petit supprimés, ne reste seulement les magouilles et le travail à charge. Akashi, ancien journaliste, vie ou survie dans le monde o...
