Il n'y a plus qu'une heure avant la pause déjeuné. Au milieu des cris de joies, des exclamations de déceptions, des "fait chier" de paniers ratés et des "Vas-y, on continue comme ça !" encourageants, qui résonnent dans le hangar, Aomine soupire d'exasperation pendant qu'il prépare les premières barquettes de frites. Des bancs et des chaises disposés de part et d'autre de chaque terrains, contiennent une foule de supporter, tous aussi enthousiaste les uns que les autres et honnêtement il aurait au moins voulu en faire partie.
Les heures tournent et tout semble se dérouler sans accout. Parmi les équipes à se qualifier pour les phases finales, la Bakateam en fait partie, à la plus grande fierté du bleuté.
A l'entracte, un long grognement d'agacement s'échappe du plus profond de Daiki, lorsque les commandes s'echainent de plus en plus vite. Le rythme s'intensifie au cours des minutes et devient progressivement compliqué à suivre. Pourtant, ce n'est pas la vitesse qui lui fait défaut ni à son binôme de friture, Kotaro.
Cela dit, derrière son tablier, Aomine, bien que de sa nonchalance légendaire, met tout en œuvre pour que les pratiquants et les spectateurs n'attendent pas une éternité.
En revanche, pendant qu'il plongeait une nouvelle tournée de frite dans l'huile bouillante, sa taille est doucement enlacée par de fins et longs doigts. Cette action lui arrache un sourire malgré lui. D'autant plus, lorsqu'une joue se pose sur son dos, alors qu'il attrape le sel pour des barquettes express, qui doivent partir. Une fois fait, Aomine se retourne dans ces bras qui lui serrent tendrement les hanches et saisit la belle frimousse de son bien aimé, entre ses mains. Ses iris bleus contemplent les prunelles brillantes d'une sublime lueur aimante, qui n'ont que lui au fond de leur rétine. En le regardant, comme ça, au fond des yeux, en parcourant son visage parfait et coulant sur son corps magnifique sous ces tissus, il faillit lui dire qu'il le trouvait beau, mais s'est retenu au dernier moment. A la place, il se fige sur ses lèvres et déguster la saveur succulente de son compagnon est une envie à laquelle Daiki ne se passera jamais. Cela dit, au moment où il s'avance pour apprécier langoureusement ce goût si additif, Hayama râle lourdement car c'est une organisation pourrie et qu'il auraient mieux fait de faire un buffet, coupant Aomine dans son élan. Alors il claque juste sa bouche contre celle de Akashi, déjà en manque de celle-ci, et retourne vite aider son camarade en galère.
Encaissant les tickets repas à la chaîne, tout comme distribuant les sandwichs et les frite à gogo, Akashi s'imprègne de la cadence impressionnante du service. Il part à droite chercher les boissons, à gauche jeter les tubes de sauces vides, tout cela en servant trois menus classiques. Grâce à lui, le rush devient plus souple à gérer, tant que déjà le trois quarts des joueur et spectateurs sont déjà entrain de manger. Il ne reste que les retardataires, ainsi que les derniers de la file. Alors, Seijuro souffle un peu, avant de prendre la commande suivante :
"Bonjour, dit une jeune femme en lui tendant son ticket, avec un sourire charmeur.
- Bonjour, répond-t-il poliment. Un menu classique : sandwich, frite et boisson, c'est bien ça ?
- Exact ! En supplément je prendrais bien votre numéro, aussi, ajoute-t-elle en ricanant.
À ces mots, le journaliste pris la peine de mieux la regarder. Oui, il a devant lui une belle femme. Des yeux rieurs et perçants, une visage rond et attendrissant, des lèvres pulpeuses et bien dessinées et pour finir un corps harmonieux. Son buste ceintré relève les courbes de ses hanches et sa plastique féminine révèle que Dame Nature ne l'a pas épargné. Il est clair que son corps doit être apprécié, Akashi en est même venu à penser qu'elle pourrait ensorceler son amant. D'autant plus avec son air sûre d'elle-même, qui a toujours plu à Aomine. Si le journaliste s'en souvient bien, les plus longues relations, des nombreuses conquêtes "sans attache" du serveur étaient avec des femmes de ce style.
Alors, il lui sort un sourire forcé à peine poli, pour lui répondre. Au même moment où il prend une barquette moyenne, Daiki l'interpelle d'un : "Hé ! Sei, viens par là, s'te plaît !"
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Toi, moi et un ballon !
FanfictionLe pays est sous le despotisme de ce fumier d'Haizaki. Les jeux, le sport et d'autres formes de loisir sont petit à petit supprimés, ne reste seulement les magouilles et le travail à charge. Akashi, ancien journaliste, vie ou survie dans le monde o...
