Loin des yeux, près du coeur

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Kaede : Pfiou...! Ils se sont enfin tous calmés...!

Keiji : Je n'imaginais pas les réactions aussi mouvementées...

Kaede : Ha ha! Disons que Karasuno est plutôt... énergique! Oui, on va dire ça!

Kōtarō : Mais c'est bien que tout le monde soit au courant maintenant! Au moins, vous n'aurez pas besoin de vous voir en cachette!

Keiji : Ce n'est pas comme si on le faisait de base...

Kōtarō : Mais je me demande vraiment comment vous faites!

Kaede : Hm? De quoi?

Kōtarō : De vivre aussi loin l'un de l'autre sans pouvoir se voir régulièrement! Moi, je sais pas si je pourrais!

Kaede : On s'est vu le mois dernier et on se reverra le mois prochain aussi pour les matchs collectifs.

Keiji : Je suis surpris...

Kaede : Akaashi-kun...?

Keiji : Bokuto-san sait employer le mot "régulièrement" correctement!

Kōtarō : T'as vu ça!

Kaede : Tu sais l'écrire?

Kōtarō : Ha ha! Nan.

Keiji : ...

Qu'est-ce que c'était que cet échange...?

Kōtarō : Mais franchement! Ça vous dérange pas d'habiter si loin?

Kaede : Hm... Cela aurait peut-être était difficile si de base on était proche et qu'on avait dû s'éloigner l'un de l'autre mais ce n'est pas le cas. On était déjà au courant de la distance dès le départ donc c'est plus facile à gérer je suppose.

Keiji : Et bien... Je dirais que je suis du même avis.

Kaede : Et puis... Comme on dit, loin des yeux, près du cœur.

Kōtarō : Ohhh...! Ça veut dire quoi Akaashi?

Ce dernier soupira.

Keiji : Cela signifie que moins on voit la personne à cause de la distance, plus elle nous paraît précieuse à nos yeux.

Kōtarō : Oh, je vois...! Et c'est la même chose pour toi, Akaashi?

Keiji : : ...

Il marqua un silence.

Keiji : ... Bokuto-san, et si je te faisais des passes?

Kōtarō : Oh, ouais!

Et ils partirent s'exercer. Ah... Il a fui la question... Faut croire que ça arrive à Akaashi-kun d'être embarrassé.

***

De retour à Miyagi, les entraînements continuaient. Vers la fin du mois, les services de Yamaguchi-kun semblaient se perfectionner de plus en plus. Tout comme la courte de Hinata et Kageyama.

Au premier week-end du mois d'octobre, on retourna à Tokyo pour les matchs collectifs. Cette fois-ci de nouveau à Shinzen. On arrivait toujours pas à gagner contre Nekoma. Bien que les scores se resserrent de plus en plus.

Une fois la nuit tombée, je suivais comme d'habitude Bokuto-san, et Akaashi-kun l'accompagnait sans grande surprise.

Kaede : Il n'a pas froid en t-shirt? C'est le soir et on est déjà en octobre. Il fait frisquet quand même.

Keiji : Et toi, ça va?

Kaede : Oui! J'ai ma veste et puis je suis pas du genre à attraper froid!

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