CHAPITRE 17

720 59 26
                                        

LE TEMPS S'ÉCOULE

- Peter, fais moi descendre ! Je demandais en criant presque.

Je m'agrippais comme je le pouvais à ses cheveux. Ce dernier grogna.

- Tu vas me les arracher !

Je hurlais comme une souris, mes cuisses se resserrant sur sa tête.

- Et là tu vas m'étouffer ! Dit-il.

Je tenais fermement mon pot de peinture blanche dans ma main. Le pinceau, imbibée du liquide, y reposait. Nous tentions de peindre le plafond et ce dernier était presque terminé.

- Allez Peter, met toi à quatre patte ! Je lui demandais en riant.

Ce dernier se mit à marcher dans la bibliothèque, me faisant tanguer dangereusement sur ses épaules. Je m'accrochais deux fois plus à sa tête, et son rire étouffé par mes jambes parvenait à mes oreilles. 

- Eh, vous deux ! Dit Yato un peu plus loin. C'est pas le moment de rien faire ! 

Peter se tourna vers Yato, m'arrachant un hurlement. 

- Casse lui la gueule Ali ! 

Je riais.

- Vas-y ! Fonce vers lui ! J'ordonnais.

- Attendez ! Cria Hiyori en courant vers nous. Ali donne moi ton pot de peinture... C'est pas gratuit ce truc.

Elle attrapa l'objet et le posa un peu plus loin. Se frottant les mains l'une contre l'autre, elle passa ses cheveux derrière ses oreilles, et continua à nettoyer les fenêtre qui étaient grandes ouvertes. 

Je m'accrochais à Peter, mes mains reliées sous son menton. Les siennes attrapèrent fermement mes tibias. Yato se leva du tabouret en face du piano qu'il tentait depuis ce matin d'accorder.

- Ok, les gars, calmez vous... dit-il, imitant une voix apeurée.

- Allez mon tout beau, je chuchotais à Peter en lui donnant une claque amicale sur la joue.

Ce dernier imita un hennissement de cheval. Il se mit à courir, du mieux qu'il pouvait avec mon poids sur ses épaules, vers Yato. Beuglant, ce dernier tenta de s'enfuir. Peter attrapa mes fesses du plat de ses mains, me projetant au dessus de lui. Comme un chat, je sautais vers Yato, et, enfin, je lui atterrissais dessus.

- PUTAIN MAIS ALI ! Hurla le brun tandis que je m'asseyais sur son dos.

Peter éclata de rire.

- Coupe lui la tête ! Hurla Hiyori.

Je pouffais, légèrement gênée.

- Ca ferait super jolie au dessus de la porte d'entrée... dit Peter, une main sous le menton.

- Il faudrait l'empailler, dit Hiyori en se dirigeant vers nous.

Ses yeux brillaient d'amusement. Je me mis en tailleur et Yato grogna.

- Dégage gros cul !

- C'est quoi ce boucan ? Raisonna une voix féminine dans la pièce.

Nous nous turent au même moment, pétrifiés, nos regards fixant la grande porte. Y apparut Helke, ses cheveux courts légèrement ébouriffés. 

- Oh tient, c'est la petite stagiaire Ali ! Dit-elle en me lançant un sourire.

Je me levais tout de suite du pauvre Yato qui lâcha une exclamation étouffée. 

- Salut, je dis en mettant mes mains derrière mon dos.

Je me tripotais les doigts, légèrement angoissée.

Son MondeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant