Chapitre 48

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— Ils sont trop mignon. Entendis-je chuchoter une voix féminine.

— Tu crois pas qu'on devrait les laisser ? ajoute doucement une voix masculine, plus hésitante.

— Regarde JJ... il dort comme un bébé, on dirait qu'il prend Kida pour sa peluche.

— J'espère que son coussin est confortable, ricane Pope.

— Pope, JJ dort sur la poitrine d'Aïkida. Bien sûr que c'est confortable.

Mon cœur manque un battement. Mon corps se tend malgré moi. Attendez... quoi ? Je ne rêve pas, si ? J'ai bien entendu ce que je crois avoir entendu ? Je tente de garder les yeux fermés, priant pour que mon visage n'ait pas viré cramoisi. À ce rythme, j'aurai besoin d'un extincteur.

J'allais bouger, faire mine de me réveiller ou au moins vérifier si tout ça est réel, mais une pression s'exerce doucement autour de mon corps. Un bras qui me tient, chaud et possessif, m'empêchant de bouger davantage.

— Vous pouvez pas la fermer et nous laisser dormir ? Demande une voix rocailleuse près de moi. Vous allez la réveiller.

Sa voix... râpeuse, encore imprégnée de sommeil. JJ. Il est réveillé.

— On doit tester l'équipement pour l'or, insiste Pope, faussement innocent.

— Dégagez de là, putain... On arrive, marmonne JJ à moitié dans mes cheveux.

J'entends pouffer quelques secondes puis plus aucun bruit. Je garde les yeux fermés, espérant que l'atmosphère redevienne normale, que les regards se détournent, que les blagues cessent. Je ne veux pas rouvrir les yeux, pas maintenant. Pas avec JJ aussi proche. Pas avec cette gêne brûlante sur mes joues.

La chose — c'est-à-dire la tête de JJ — lourde sur ma poitrine, se soulève enfin. Il la déplace lentement pour la poser sur l'oreiller à côté du mien. Son bras, qui reposait sur mon ventre, glisse doucement, comme s'il refusait de couper ce contact trop rapidement.

— Ils sont partis, tu peux arrêter de faire semblant ?

Je rougis davantage. Bien sûr qu'il a remarqué. C'est JJ, il remarque toujours tout.

— Comment tu sais ? je demande, sans bouger d'un millimètre.

— Que tu ne dors plus ? Tu es tendue comme un string.

Je serre les dents. Il pense que c'est lui qui me met dans cet état. Ce qu'il ne sait pas, c'est que ce sont les murmures de Pope et Kiara qui m'ont figée, comme une gamine prise en faute.

Du coin de l'œil, je le vois se tourner sur le côté gauche pour mieux me voir. Il me fixe longuement, ses pupilles se dilate légèrement dans la pénombre.

— Pourquoi tu rougis ?

Sa remarque, bien entendu, ne fait qu'aggraver mon état. Je sens la chaleur gagner mes tempes, mon cou, jusqu'au bout de mes oreilles.

— Ça va mieux ? je tente, espérant détourner son attention.

— Ouais, souffle-t-il.

Il tend la main vers moi et frôle ma joue du bout des doigts, presque timidement.

— T'es chaude aussi. Tu serais pas en train de couver un truc ?

— Mais non, je suis pas malade ! je proteste vivement. Je suis... gênée.

Un sourire presque imperceptible soulève le coin de ses lèvres. Mais il ne dit rien. Il continue de me regarder avec cette intensité déconcertante. On dirait qu'il lit en moi, comme dans un livre grand ouvert.

Outer Banks - Tome 1Des histoires addictives. Découvrez maintenant