On finit par débouler dans les toilettes des garçons. Super cachette. Vraiment. Sympa, JJ.
— Sérieux ? Les chiottes ?!
Il me repose enfin, essoufflé mais toujours hilare.
— Bah quoi ? C'est climatisé, c'est calme, et t'es avec moi. Que demande le peuple ?
Il commence à essayer d'ouvrir les cabines une à une. Toutes fermées. Bien sûr. Sinon ce ne serait pas drôle.
— Génial. Je suis en robe de gala, planquée dans les chiottes pour échapper à une bande de riches en costards trop serrés.
— Bienvenue dans mon quotidien, madame la duchesse.
Il me lance un clin d'œil moqueur. Je croise les bras, tapant du pied, plus nerveuse que je veux le montrer.
— JJ, ils vont finir par nous retrouver, tu le sais ça ?
— Ouais, ouais. Mais si on doit mourir, autant que ce soit ici, dans la gloire et la bonne odeur de désodorisant senteur "forêt nordique".
Je lève les yeux au ciel alors qu'il pousse un dernier soupir avant de s'appuyer contre le mur, les bras croisés, les yeux rieurs.
— Bah alors on se planque dans les toilettes ? Croise-t-on Rafe.
Je me fige. JJ se retourne en même temps que moi, mais trop tard. Kelce fond sur lui et le pousse violemment en direction de Rafe. Ce dernier, comme dans une chorégraphie bien rodée, lui colle une nouvelle poussée en plein torse. JJ chancelle, essaie de riposter, mais Kelce revient à la charge et le plaque contre un mur carrelé, l'avant-bras sur la gorge.
— Maintiens bien sa tête, grogne Rafe, les yeux braqués sur JJ comme un prédateur qui a flairé sa proie.
— Arrête Rafe, ça t'a pas suffi hier soir ?! criai-je, tentant de m'interposer.
JJ se débat avec rage, les muscles tendus sous sa chemise, mais à un contre cinq, il est piégé.
— Cinq contre un. Classique, ricane-t-il malgré tout, le regard plein de défi.
— Vous pouvez fermer vos gueules ? J'essaie de frapper ma balle ici. Un peu de respect, ajoute-t-il avec un faux air snob, même le souffle court.
— Rafe, arrête tes conneries ! criai-je de plus belle.
Il se tourne lentement vers moi, le regard noir et dément, un rictus au coin des lèvres. Il fait un signe discret de la tête et, comme s'ils attendaient que ça, deux de ses sbires fondent sur moi.
L'un m'attrape par derrière. Je me débats violemment, mais il est plus grand, plus costaud. Sauf qu'il ne s'attendait pas à ce que je sois vicieuse. Je lève mon genou et enfonce mon talon aiguille dans son pied avec toute la force du désespoir.
— AAH BORDEL ! hurle-t-il en me relâchant.
Je me libère d'un coup sec, vacillante sur un pied, mais libre.
— Sympa les talons, finalement. Très pratique. Faudra que je remercie Vogue, soufflai-je avec un rictus.
Mais à peine ai-je reculé qu'un autre chien de Rafe me chope par la taille et me soulève comme une poupée de chiffon. Cette fois, mes jambes battent dans le vide et je ne peux rien faire. JJ continue de lutter, furieux, le visage rougi par l'effort, mais Kelce le maintient fermement.
— Vous êtes des lâches ! Vous vous y mettez à cinq contre un ! hurlais-je, furieuse. Si t'avais pas les couilles aussi molles, Rafe, t'oserais te battre seul ! Mais tu sais qu'il te défoncerait ! Tu le sais ! Tu tremblerais tellement que tu mouillerais ton petit pantalon de riche à carreaux !
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Outer Banks - Tome 1
Fiksi PenggemarAïkida, une jeune Kook tiraillée entre les attentes de son monde et ses propres désirs, décide de briser les barrières de sa vie dorée pour rejoindre les Pogues dans une quête aussi fascinante que périlleuse : une chasse au trésor légendaire. Pour e...
