Aïkida, une jeune Kook tiraillée entre les attentes de son monde et ses propres désirs, décide de briser les barrières de sa vie dorée pour rejoindre les Pogues dans une quête aussi fascinante que périlleuse : une chasse au trésor légendaire.
Pour e...
— Je ne suis pas sûr que tu sois en état mais après tout, tes couches de maquillage amortiront mon poing dans ta gueule.
Elle pousse un hurlement rageur, franchit Topper d'un bond maladroit et me saute dessus. On s'écroule à la renverse. Bien sûr, mon arcade va s'éclater pile contre le coin de la table basse. Parce que quitte à prendre cher, autant le faire jusqu'au bout.
Ses mains s'enfoncent dans mes cheveux, elle tire comme une hystérique. Elle croit que ça va m'arrêter ? Je ne suis pas une drama queen qui tape avec ses ongles. Moi, je me bats comme une fille qui en a vu d'autres. Je me redresse d'un coup sec et lui balance un coup de tête dans le front. Elle recule, groggy. J'en profite pour la repousser et me hisser au-dessus d'elle.
Un coup de coude me frappe l'estomac, je grimace, mais je ne cède pas. La douleur, je la connais. Je la range dans un coin de mon esprit comme je le fais parfois quand je suis seule dans ma chambre, à encaisser bien pire sans broncher.
Je lui colle une droite bien sentie. Son crâne heurte le sol et elle reste là, à moitié sonnée. Juste ce qu'il faut pour que je puisse me relever sans qu'elle me tire encore les cheveux comme une harpie. Je titube en arrière, essoufflée, les battements de mon cœur tambourinant contre mes tempes.
— Kida, attends ! entendis-je derrière moi.
Je me fonds dans la masse que forme les danseurs dans la maison, je monte les escaliers puis je m'enferme dans ma chambre. Mais qu'elle fut ma surprise de voir un couple en train de gémir dans mon lit. J'écarquille les yeux.
Ces deux abrutis sont en plein préliminaires sur MES draps. Gémissements, sous-vêtements à moitié retirés, cheveux éparpillés sur l'oreiller.
— Dégage de là. Grogne de plaisir la fille.
— C'est MA chambre, pétasse. Vous avez dix secondes pour prendre vos fringues et foutre le camp, sinon je jure de briser votre tension sexuelle à coups de batte.
Ils se figent, puis grognent, râlent, et s'exécutent en râlant, les fringues de travers, la dignité oubliée dans les coussins. J'ai presque de la peine pour eux. Presque.
Je soupire et je change mes draps même s'ils n'ont pas eu le temps de faire autre chose que de se tripoter. Ils me dégoûtent, qu'ils fassent ça chez eux. Non mais franchement j'aurais trop honte de me retrouver à poile chez quelqu'un d'autre.
Soudain, mes yeux s'ouvrent en grand. Topper. Ce connard sait très bien que quand il fait une fête, il doit FERMER MA PUTAIN DE PORTE. S'il ne l'a pas fait, c'est volontaire. Une vengeance à peine voilée. Je le retiens. La prochaine fois, c'est lui que je balance par-dessus la rambarde du ponton.
D'ailleurs, comment il a pu faire une soirée ? Maman est pas là ? Elle sort rarement, sauf pour le boulot. Si elle n'est pas rentrée, c'est qu'il a profité de son absence. Évidemment.
En tout cas, demain, qu'il ne compte pas sur moi pour l'aider à ranger cette foutue maison. C'est mort. Même pas en rêve. Et qu'ils viennent pas me faire la morale. L'un parce que je fréquente des "déchets", comme il dit. L'autre parce que je suis soi-disant punie et ça deux fois en plus.
J'enfile un pyjama propre, j'éteins la lumière et je me glisse sous mes draps fraîchement changés. Le calme retombe doucement autour de moi, mais mon arcade me lance encore. J'y passerai un coup de glace demain.
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