Chapitre 30

893 63 3
                                        

Au bout d'un moment, je sens des mains sur mes hanches, je sais qui c'est. Je ralentis un peu puis regarde Julien de travers.

-Oui ? Tu veux quelque chose Julien ?

-Élodie, princesse, tu vas vraiment me faire la tête ?

-Julien, mon cœur, oui, je vais vraiment te faire la tête.

-Tu m'accordes au moins un petit bisou ?

Je lui en fait un sur la joue, mais rien de plus.

-Juste sur la joue mon lapin.

-Bah alors Julien, tu as réussis à vexer ta propre copine, dit Benoît.

-Non, il ne m'a pas vexée, il m'a juste foutu un vent.

-Ouh, c'est le truc à ne pas faire à une femme. J'ai fais la même erreur, Capucine m'as privé de sexe pendant quelques jours et mon dieu que c'était horrible. Tu prévois quoi toi Élodie ?

-Ahah, secret. Mais je pense que je vais aller poser quelques questions à Capucine, elle pourra peut-être m'aider. À plus les gars.

Je m'avance jusqu'à Capucine, Sarah n'est plus avec elle, je peux lui parler tranquillement. J'ai confié Sparky à Julien, ça devrais l'occuper quelques temps.

-Élodie, qu'est-ce qu'il ce passe ?

-J'ai besoin de toi.

-Ah, dis-moi tout.

-Ce matin, Julien m'a mis un vent, chose que je n'ai pas du tout aimée et donc j'ai envie de lui faire regretter ça en le privant de ...

Je suis gênée de dire ça devant elle, c'est horrible.

-J'ai compris. Tu veux faire la grève. Alors, quand tu veux faire ça, il faut que tu saches tout ce que Julien pourrais te faire pour que tu craques. Des caresses, des mots doux, tout peut y passer. Je suppose qu'il connais tes points faibles, ce qui te font craquer à chaque fois ?

-Oui, il les connais très bien.

-Hé bah il ne faut pas qu'il aille sur cette route là. La deuxième chose que je pourrais te dire, c'est, le soir quand vous êtes tout les deux, habille toi de manière aguicheuse, tu le cherches, le taquines, et quand tu sens que vous pouvez aller plus loin, stoppe tout. Il va s'en mordre les doigts d'avoir une si belle copine, et il ne va plus jamais te mettre de vent. C'est ce que j'ai fais avec Benoît, et maintenant, j'ai presque tout ce que je veux, sauf un deuxième enfant.

Je ne peux pas m'empêcher de rire à ce qu'elle vient de dire. Julien répond à presque toutes mes envies, tout mes plus gros désirs. Si je fais la grève, c'est juste pour lui faire comprendre qu'il ne faut pas me mettre de vent, et que je pourrais tenir.

-Élodie ?

-Hein, oui ?

-Tu prévois de lui faire la tête combien de temps ?

-Deux bonnes semaines.

-Bon courage ma belle, bon courage. Les hommes de famille Mercier sont très têtus et très fort pour nous faire craquer.

-Sérieux ?

-Ouais.

-Comment tu as rencontré Benoît d'ailleurs ?

-Au lycée, en seconde. C'était un garçon timide, assez renfermé. Un jour, j'ai commencé à lui parler, il s'est ouvert à moi, au reste du lycée et quelques mois plus tard, le cinq mai, nous sommes sorties ensembles. Ça fait dix ans que nous sommes ensembles, et c'est dix ans, pour le moment, de pur bonheur.

Amoureuse de mon professeur Où les histoires vivent. Découvrez maintenant