Chapitre 11

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Je prépare le repas, fais les assiettes et vais tout poser sur la table basse, j'ai pas envie qu'on se casse la tête. J'arrête aussi le four et sors le gâteau qui est prêt. Je me dirige ensuite vers Élodie, qui est toujours très concentrée sur ce qu'elle fait. Je regarde un peu sur quoi elle travaille, c'est de l'anglais. Elle me semble bien se débrouiller, je ne vois pas trop de fautes. Oui, je suis prof de français, mais je suis aussi un féru d'anglais. Je suis parti souvent aux États-Unis, grâce à mon frère, et j'ai toujours aimé y aller. J'adore l'anglais, mais la littérature française et la complexité de la langue dominent chez moi, donc je me suis naturellement tourné vers les études de lettres, licence et master, puis j'ai passé les concours pour devenir prof.

Mais là, c'est le moment d'arrêter de bosser, donc je prends son stylo des mains et le pose à côté de son cahier. Elle se tourne vers moi, surprise.

-Hé, pourquoi tu m'as arraché mon stylo des mains ?

-Je ne t'ai pas arraché ton stylo des mains et je voulais juste te prévenir que le repas est prêt et nous attends.

-Ah ! J'arrive. Je finis ma phrase et je viens manger.

-OK.

Je m'assois à côté d'elle et j'attends gentiment. Elle finit rapidement son devoir puis elle range son stylo dans sa trousse.

-À table ?

-À table. Je meurs de faim.

Elle sourit, nous allons nous installer à table. J'allume la télé et on mange tranquillement. La télé n'est qu'un fond, on discute beaucoup. Élodie me parle de ses passions en dehors du judo et la lecture, c'est très intéressant de découvrir la jeune femme qu'elle est et quelles sont ses inspirations. Elle a envie de travailler dans l'édition, comme lectrice-correctrice. Ça lui irait bien, elle est passionnée par la lecture et son orthographe est parfaite.

Nous finissons tranquillement nos assiettes, on décide d'attendre un peu pour le dessert, qu'on prendra sans doute devant un film vers les vingt-et-une heures. Je vais chercher ma sacoche quand on a fait la vaisselle, j'ai moi aussi du boulot. Je dois finir de corriger quelques copies, pour pouvoir les rendre dans la semaine. Élodie en profite pour déplacer ses sacs dans ma chambre et elle revient, un livre à la main. Elle s'allonge directement sur mon canapé, ce qui me fait sourire. Je me mets en face d'elle et nous nous mettons chacun sur nos activités.

Je repense à cette journée, elle était folle. Avec Élodie, on est passé d'une relation prof-élèves quasi normale, juste avec de petits dérapages, à des amants. Je m'étais juré de ne pas aller trop vite avec elle, mais finalement, on a foncé têtes baissés. Je ne regrette pas, Élodie m'a donné son consentement, je ne l'ai pas forcé à quoi que ce soit. Mais je sais très bien que, si demain notre relation ce sais, je serais dans la merde, parce qu'elle est mineure, que je suis son prof et que j'ai abusé de mon autorité selon l'état et la justice. Même si elle hurle sur tout les toits qu'elle était consentante, je prendrais tarif.

Mais bon, pour le moment, je profite de l'instant T, j'ai pas du tout envie de me prendre la tête. Je corrige donc mes copies, enregistre les notes sur mon ordinateur, range mes affaires et je regarde Élodie quand je suis de retour dans le salon. Elle est endormie, je récupère son livre, le ferme après avoir mis le marque-page et je le pose sur la table basse. Je passe ensuite mes doigts dans ses cheveux, ce qui la réveille doucement.

-Hé, princesse, c'est même pas neuf heures.

-Ah bon ?

Elle se redresse en frottant ses yeux, elle est adorable comme ça.

-Ouais. Tu veux aller te coucher ou tu veux regarder un film ?

-Je veux bien regarder un film, j'ai un peu faim. Je vais chercher de quoi grignoter.

Amoureuse de mon professeur Où les histoires vivent. Découvrez maintenant