Mercredi, Julien.
Aujourd'hui, j'accompagne Élodie chez sa gynéco pour la première, enfin, sa deuxième échographie. Elle m'a raconté le début de sa grossesse, je suis déçu de ne pas avoir été là quand elle a faillit perdre le bébé. Mais maintenant, je suis près d'elle, jusqu'à la fin et plus encore. Nous discutons tranquillement, je suis tellement heureux de l'avoir de nouveau dans ma vie. Je retrouve enfin le sourire et je commence à découvrir les joies de la jalousie. Quand son ami l'a appelé samedi, j'avoue, j'étais en rogne, mais elle m'a bien prouvé qu'elle m'aime.
Nous venons d'arriver à l'hôpital, Élodie connais déjà la route du bureau de sa gynéco. La porte est ouverte, elle toque directement. Je vois une femme, dans la quarantaine, lever les yeux vers nous et sourire à Élodie. Par contre, quand son regard tombe sur moi, il y a de la colère, mais aussi du soulagement. Elle se lève et elle vient vers nous.
-Bonjour Élodie, comment allez-vous ?
-Très bien docteur. Je vous présente Julien, le papa.
-Monsieur, ravie de vous rencontrez enfin, dit-elle en tendant sa main que je saisie.
-Ravie de vous rencontrez également docteur. Je suis désolé si je n'était pas présent les premières semaines ...
-Vous ne devez pas des excuses à moi, mais plus à votre compagne monsieur. En attendant, entrez pour qu'on discute.
Elle nous laisse passer, non sans un regard noir pour moi. On part s'installer puis le rendez-vous peut commencer.
Après une bonne heure et demi, nous sortons du bureau, les échographies à la main. Avoir entendu le petit cœur de mon futur enfant m'a fait avoir un sourire indélébile sur mon visage. Élodie est rassurée, notre bébé ne risque pas grand-chose et les examens qu'elle a passée nous ont prouvés qu'il ne risquais aucune maladies, en même temps, personne n'a jamais rien eu dans notre famille.
Putain, je vais devenir papa !
Je comprends pourquoi Benoît était content l'autre jour quand Capucine lui a appris sa grossesse. Quand nous arrivons à la hauteur de la voiture, je rends les échos à Élodie puis nous allons chez son papa.
Nous venons d'arriver, on monte rapidement chez elle. Quand nous entrons dans l'appartement, nous entendons une discussion. Élodie crie en voyant qui est présent, c'est Justine. Je ne savais pas qu'elle sortait aujourd'hui de l'hôpital, je pensais qu'elle avait encore une semaine à tirer là-bas. Peut-être que leur réconciliation a beaucoup jouée dans son rétablissement. Leur câlin se finis vite, Justine me regarde avec un beau sourire venant d'elle.
-Salut Julien.
-Justine, comment vas-tu ?
-Mieux que la semaine dernière.
-Je vois ça.
-Julien, je voulais m'excuser pour ce que j'ai fais, je n'aurais pas du faire ça.
-Ne t'en fait pas, c'est oublié, dis-je en balayant de la main tout ce qui a été fait et dit.
-Vraiment ?
-Tu es bien la marraine de mon futur enfant ?
Elle souris franchement, ce qui fait du bien à voir.
-Comme Élodie, répondre à une question par une question. Merci de m'accorder ce rôle de marraine, je suis très heureuse.
-C'est normal.
Je m'approche d'elle puis je la serre dans mes bras. Je n'ai pas envie que le père d'Élodie me retire les oreilles, il m'a assez fait mal il y a une semaine. Quand je lâche Justine, je pars dans la chambre de ma petite-amie pour me poser avec elle en regardant les échographies.
Plus je les regardent, plus je me dis que je suis fait pour aller avec Élodie. C'est bien la première fois, et je dis bien la première fois, que je retourne avec une femme alors que je me suis séparé d'elle.
Enfin, il faudra que je mette au courant Georges, je ne sais pas trop comment il va réagir à la nouvelle de cette grossesse.
-Princesse, tu sais qu'on va devoir l'annoncer au proviseur que tu es enceinte ?
-Je sais, j'irais demain, j'ai beaucoup d'heures d'études.
-Et moi aucune.
-Je t'attendrais pour la pause.
-J'espère qu'on aura du temps pour lui dire.
-J'espère aussi.
Élodie se love dans mes bras après avoir posé les échographies sur sa table de nuit. Nous restons au calme quelques minutes, jusqu'à ce que quelqu'un entre dans la chambre. C'est Justine, Élodie se redresse un peu pour laisser de la place.
Moi je me lève et je file dans la cuisine préparer le repas. Maintenant, j'ai la liste des aliments que Élodie ne mange pas, mais tout est bon au niveau de ce que je lui fais.
Le lendemain, Élodie.
Ce matin, je me réveille de bonne humeur. Julien dort encore, je le réveille doucement par des petits baisers. Quand il ouvre les yeux, il me lance un beau sourire. Je passe ma main dans son dos, puis il se lève doucement. Je file directement dans la cuisine, papa et Ava y sont déjà. Je retrouve mes habitudes d'avant, je suis contente.
Une fois mon petit-déjeuner pris, je file dans ma chambre pour me changer. Je prends une robe rayée blanc et noir, cintrée à la taille, des collants noirs et je sors mes bottes à talons noir. Je me change tranquillement, j'adore cette robe, elle me mets toujours en valeur. J'enfile mes collants, mes chaussures et je suis prête.
* * *
Je viens d'arriver à mon ancien lycée, ça me fait bizarre. Deux mois sans revenir ici, c'est vraiment bizarre. La sonnerie n'a pas encore retentit, je me permets donc de rentrer pour être plus discrète après avoir regardée mon portable. Je me dirige vers le bureau de la secrétaire du proviseur, personne ne m'a vu et heureusement.
En arrivant devant le bureau de la secrétaire, je toussote pour prévenir de ma présence. Le proviseur sort du bureau, ils étaient en grande discussion.
-Élodie ? Qu'est-ce que tu fais là ?
-Vous me manquiez monsieur, dis-je en rigolant.
-Ton nouveau lycée ne te plaît pas ?
-Si, il me plaît, ne vous en faites pas. Je me suis bien intégrée et j'ai de nouveaux amis.
-D'accord. Tu as autre chose à me dire ?
-Euhm oui, mais on peut attendre Julien ?
-Bien sûr, pas de problème.
Je le remercie et je vais m'installer sur une chaise pour attendre Julien. Ça va sonner dans deux minutes, donc l'attente n'est pas trop longue.
La sonnerie vient de retentir, j'envoie rapidement un message à Julien pour lui dire que je suis au lycée et que je l'attends vers le bureau du proviseur. Je l'attends patiemment, ma jambe droite commence à trembler. Je stresse beaucoup trop, j'aime pas être comme ça. Quand je sens une main sur ma cuisse, je redresse la tête et je vois Julien. Je me lève et nous nous dirigeons dans le bureau du proviseur. Puisque la porte est ouverte, nous entrons directement.
VOUS LISEZ
Amoureuse de mon professeur
Storie d'amoreElodie est une jeune femme de 17 ans, qui rentre en terminal. Après un été merveilleux avec son petit-ami arrive la rentrée scolaire, tant attendu ! Ce jour-là, elle retrouvera un homme qu'elle a eu l'occasion de rencontrer dans le sud de la France...
