Chapitre 42

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Élodie.

Je viens de me réveiller, je ressens une grosse douleur au ventre. Je prend mon portable, c'est trois heures du matin. J'allume la lampe de chevet et me redresse sur le lit, j'ai encore mal au ventre. Je relève la couverture, il y a du sang sur mon drap.

-Merde.

Je bouge rapidement, ça m'inquiète de voir ça. Je file vers la chambre à Justine et je vais vers son lit, personne. Je retourne dans ma pièce et prends mon téléphone, je peux appeler ma gynéco quand j'ai un problème. Je dois essayer de la joindre trois fois avant qu'elle me réponde.

-Allô ?

-Bonsoir docteur, c'est Élodie. Je suis désolée de vous réveiller en pleine nuit, mais j'ai un gros problème.

-Qu'est-ce qu'il ce passe ?

-J'ai des saignements et j'ai mal au ventre, j'ai peur pour mon bébé.

-Merde, quelqu'un peut vous emmener à l'hôpital ?

-Non, mais je peux prendre un taxi.

-Faites vite, on se rejoins à l'hôpital.

-D'accord.

Je raccroche et je me change rapidement. Je mets les habits sale dans un sac, je ne sais pas si elle va en avoir besoin pour faire des analyses. Une fois habillée, je prends mon sac avec mes papiers, quelques affaires et je sors au plus vite en appelant un taxi. Je l'attends même pas une minute sur le trottoir, il roule vite jusqu'à l'hôpital.

Je viens d'arriver à l'hôpital, je me dirige rapidement vers le bureau d'accueil. La secrétaire remarque mon état de panique, ne me pose pas trois milles questions et me demande directement qui je viens voir. Mais elle m'indique qu'elle n'est pas là.

J'entends quelqu'un m'appeler après quelques minutes, c'est ma gynéco. Elle donne des ordres, un infirmier arrive avec un fauteuil roulant. Je m'installe dessus et nous allons dans le bureau de mon docteur. Une fois dans la pièce, elle retire sa veste et s'habille en tenue professionnel.

-Installez-vous sur la table d'auscultation pour que je vous examine.

Je fais ce qu'elle me dit, je vais m'allonger sur la table qu'il y a derrière un petit mur. Ma gynéco me rejoint vite et me relève mon haut.

-Attention, c'est froid, dit-elle en saisissant une bouteille sur le côté.

Elle m'applique le gel sur le ventre, il est vraiment froid. Elle prends ce qu'il faut et elle part pour une échographie, ma première.

-Ça ce peut que vous ayez fait une fausse-couche, vous avez vécu un gros stresse ces derniers jours ?

-Non, je suis même plutôt bien, je n'ai vécu aucun stresse.

-D'accord. Quelqu'un dans votre famille a-t-il vécu une fausse-couche ?

-Je ne pense pas. Je ne connais pas bien le reste de ma famille en dehors de mes parents.

-Comment ça ? Demande-t-elle en me regardant.

-Mes grands-parents paternels sont morts quand j'étais petite et même si j'ai un oncle, il habite à Los Angeles donc je ne l'ai jamais vue. Du côté à ma mère, il n'y a qu'elle, son père est mort à la suite d'un coma et sa mère était très malade.

Elle détourne les yeux sur la machine sans me répondre, un bruit vient d'arriver à nos oreilles. Je vois un petit sourire se dessiner sur le visage de la gynéco, c'est le cœur de mon bébé. Un sourire apparaît également sur le mien, c'est un beau son.

-Vous avez eu énormément de chance, il y a eu un léger décollement du placenta, mais rien de bien grave.

-Et les douleurs que j'ai ressentis ?

-Ce n'était rien, juste des contractions, mais pas dangereuses pour votre bébé. Je vais vous placez sous surveillance une semaine, le risque de fausse-couche est quand même bien présent chez vous.

-Il n'y a pas de problème.

Elle continue l'échographie cinq petites minutes et me montre mon bébé. Il est minuscule et elle en profite pour me faire un petit examen. Elle m'indique aussi quand bébé devrait arriver, ce sera un petit bébé de juillet, comme Julien.

Quand l'échographie est finie, je prends du papier et ma gynéco part à son bureau pour que j'ai une chambre. En essuyant mon ventre, j'ai remarqué qu'il était très légèrement bombé, normal en entrant bientôt dans le troisième mois. Je passe mon doigt dessus et je souris. Je suis sûr que j'aurais un beau bébé plus tard, si j'arrive à aller à la fin de ma grossesse. Je dois me détendre, tout ira bien pour lui. Mon trésor.

La gynéco revient dans la salle d'examen, j'ai ma chambre. Je m'y dirige tranquillement, je prends mon pantalon de pyjama et un tee-shirt ample pour me changer. Une fois dans ma tenue plus confortable, une infirmière passe et me branche ce qu'il faut puis elle me laisse tranquille pour finir ma nuit.

Une semaine plus tard.

La semaine est passée à une vitesse folle, je ne l'ai pas vu passer. J'ai passé beaucoup d'examen, mon bébé n'est pas en danger, ce qui me rassure. Avec ma gynéco, on a énormément parlé également et j'ai pris conscience que garder et éduquer cet enfant allait être compliqué, surtout aussi jeune. Elle m'a aussi fait comprendre que, mieux je serais entourée, mieux les choses se passeront pour moi.

C'est pour cela que, en ce beau mercredi de début décembre, j'ai décidé d'aller revoir mon père, pour qu'on parle.

Je ne veux pas forcément qu'il me pardonne tout, mais juste qu'il m'accepte le temps de ma grossesse. S'il l'accepte, j'irais parler à Julien, même s'il est de nouveau en couple. Il dois savoir que j'attends son enfant et je dois connaître sa réaction. Je compte juste lui dire, je ne vais pas forcer les choses en lui disant d'accepter notre bébé et de le déclarer. Non, je veux juste qu'il sache, après, je le laisserais prendre sa décision et je sais qu'il prendra la bonne.

Justine est passée me voir cette semaine pour me donner des habits, je l'ai senti relativement éloignée de moi. Je ne sais pas trop ce qu'elle a, il faudra que je lui demande dans la semaine. Après, je sais que lorsqu'elle s'éloigne comme ça, c'est qu'elle a quelque chose à se reprocher. Je n'ose même pas penser que c'est elle qui m'a trahi, elle connais très bien Julien, elle ne nous aurait pas trahis comme ça. Surtout, pourquoi elle aurait demandé une séparation ?

Je range mes affaires tranquillement, je suis de bonne humeur. Mon médecin est passé me voir ce matin pour me donner une dispense de sport signée par ma gynéco et m'a donné un tas de conseils pour que je sois bien durant mes neuf mois à partager avec mon bébé, enfin, les sept mois qui me reste à partager avec lui. Il m'a beaucoup fait rire, ça m'a fait du bien.

Amoureuse de mon professeur Où les histoires vivent. Découvrez maintenant