09 | Olivia

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Depuis que j'étais rentrée chez moi, la culpabilité n'avait de cesse de me transpercer la poitrine. Je m'en voulais atrocement pour les mots que j'avais portés à Elizabeth, mais d'un autre côté, je ne lui avais toujours pas pardonnée pour ce qu'elle m'avait fait sans scrupule, et de mon avis, jamais je ne le ferai. Elle était ma sœur, et pourtant, elle avait participé à ce qui m'avait descendu plus bas que terre durant de longs mois. Et elle l'avait fait sans un seul regard en arrière, sans une once de remord.

Elle et Connard allaient bien ensemble, finalement. Tout autant pourri l'un que l'autre. 

Cette pensée me faisait mal, mais c'était la vérité. 

Et malgré les années qui étaient passées, je n'arrivais pas à cerner Elizabeth. Elle n'avait semblé n'avoir pour moi que du dédain, lors de ce moment, et pourtant, lorsque mes paroles lui étaient parvenus, tout à l'heure, elle m'avait parut blessée.

Peut-être avait-elle simplement été vexée dans son estime ?

Allongée sous mes couettes, je ne cessai de réfléchir à ce qu'il s'était passé. Je savais qu'à chaque fois que je voyais ma sœur, souvent à des repas chez nos parents, je replongeais dans tout cela, mais je pensais qu'avec la présence de Connard, à présent, c'était pire.

Cela faisait d'ailleurs presque une semaine depuis la dernière fois que je l'avais vu à la librairie, mon livre en mains, et il ne m'avait plus approché. Pas que j'en étais déçue, au contraire, j'en étais même soulagée, mais c'était lui qui m'avait dit qu'il allait bientôt me donner des explications, alors je ne comprenais pas pourquoi il ne forçais pas pour me parler. Mais après tout, cela ne m'étonnerait pas que ce ne soit qu'un plan orchestré pour m'emmerder.

Et il devait peut-être même bien se marrer, avec Axel, de savoir que je me triturais les méninges à propos de tout cela.

Raison de plus pour ne plus y penser et de totalement ignorer Connard, ainsi que son meilleur ami.

***

Samedi soir. Avec Louis, Neyla et Amalia, nous avions décidé de nous réunir dans une boîte de nuit, chose qui était assez rare pour nous, mais nous en avions grand bien besoin tous les quatre. Je n'avais pas beaucoup de tenues de soirée, mais je me remerciai d'aimer la mode lorsque j'en trouvai tout de même une. Pour les chaussures, j'appréciais les talons, mais je fis attention à ne pas en prendre de trop grands, car sinon je ne pourrais pas danser, ni même marcher après une soirée complète.

Je fis le tour de mon appartement, donnai une dernière caresse à Plume, jetai un regard à l'énigme bouquet de roses et dont l'expéditeur était toujours inconnu avant de sortir de mon logement et de le fermer à clés. Je fus rassurée d'avoir pris une veste lorsque je sentis le vent glacial de la soirée nocturne, et le soulagement m'envahit lorsque je vis que la voiture de Louis était déjà garée.

Assise à l'arrière, la chaleur présente à l'intérieur de l'habitacle m'était presque insupportable, alors, ma vitre juste assez ouverte que pour faire passer ma tête à l'extérieur. Le vent me fouettait le visage et dispersaient mes cheveux dans tous les sens. Ma veste me protégeait heureusement du froid, mais le vent glacial agressait tout de même mon épiderme.

« Ferme cette vitre bordel ! »

Je haussai un sourcil et, un sourire joueur étirant mes lèvres, je me tournai vers Neyla, placée à côté de moi.

« Pas envie. »

Elle me jeta un regard noir et se pencha vers ma portière afin de tenter d'atteindre le bouton pour fermer la fenêtre, mais je me plaçai entre elle et son objectif, récoltant un grognement de sa part.

Nos cœurs meurtrisDes histoires addictives. Découvrez maintenant