Les journées étaient devenues horriblement monotones.
Écriture, rendez-vous de mon père où nous n'avions que de mauvaises nouvelles, écriture, dormir. Et ainsi de suite.
Je n'avais plus de rencontre avec Léandre dont j'étais impatiente, il n'y avait plus d'excitation à se demander dans quel endroit cela serait. Il n'y avait plus sa bonne humeur, ni sa timidité attendrissante, ni ses taquineries incessantes.
Il n'y avait plus de Léandre.
J'avais parlé de l'état de mon père à mes meilleurs amis, mais malheureusement, nous étions tous trop occupés, surtout avec le travail, pour nous voir.
La seule chose qui apportait un peu de lumière dans ces jours sombres étaient les nombreux messages de mes lecteurs concernant le teasing de mon prochain roman. J'approchais doucement de la fin, et heureusement, j'avais plus ou moins réussi à réduire mon retard. J'avais à présent immensément hâte de la partager à mes lecteurs, même si cela serait dans un petit moment.
Je n'avais plus vu Léandre dans le couloir. Je ne le croisais plus, et je ne saurais dire si c'était l'univers qui entraînait cela ou si simplement nous nous évitions.
Alors que j'étais plongée dans la fin d'un chapitre, la sonnette m'interrompit soudain. Je me demandai qui cela pouvait bien être, car je ne devais voir personne. Ou alors je ne m'en souvenais plus.
Je fermai mon ordinateur pour éviter tout risque qu'il tombe – avec un chat, valait mieux faire attention – et me dirigeai vers la porte d'entrée. Je jetai un coup d'œil dans le judas et ne vit qu'un homme qui m'était inconnu. J'ouvris la porte et me rendis compte que c'était un livreur.
« Bonjour, vous êtes bien Olivia Adams ? »
« Bonjour. Oui, c'est moi, c'est pourquoi ? »
Il me tendit un bouquet de roses avant de me faire signer un papier, puis il partit. Je fermai le battant et m'adossai contre la porte, observant le bouquet.
Je me questionnai d'abord sur la provenance, étant donné l'absence de carte, avant de me souvenir que je recevais avant des bouquets anonymes. Je n'avais même pas pris conscience que je ne les recevais plus, mais je devais avouer qu'avec ce qui se passait ces derniers temps, cela mettait du baume au cœur.
Un sourire irrépressible aux lèvres, je les plaçai sur le comptoir de ma cuisine, avant de chercher un vase. Ce dernier trouvé, je le nettoyai et le remplis d'eau, puis y plongeai les fleurs, le pastique enlevé. Je me demandai où les mettre, et après un petit moment, je décidai d'aller dans ma chambre, puis de les placer sur mon bureau, près de mon ordinateur.
Avec un petit sourire, je pris mon téléphone, pris une photo et la postai sur les réseaux, la trouvant jolie.
Je me rendis compte après un petit moment que c'était la première fois en plusieurs jours que j'avais un réel sourire.
Je me questionnai toujours sur la personne qui envoyait ces fleurs. Je pensais que c'était peut-être Léandre, au début, mais pourquoi me les enverrait-il alors qu'il ne voulait plus avoir de contacts avec moi ? Cela n'avait aucun sens. Alors cela me paraissait plus logique que ce soit quelqu'un d'autre, mais qui ?
Soudainement, j'entendis une nouvelle fois ma sonnette.
Là, je ne voyais pas qui pouvait venir.
Je marchai vers la porte d'entrée puis l'ouvris, faisant face avec surprise à Axel.
Pourquoi était-il là ?
« Salut ! »
Voyant sûrement que je l'observais avec perplexité, il m'adressa un immense sourire.
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Nos cœurs meurtris
RomanceOlivia Adams est une auteure connue. Installée depuis plusieurs années dans le centre de Londres, entourée de ses meilleurs amis et de son chat, elle se complait dans sa vie. Mais les ombres et vieux démons rôdent. Elle sent l'inspiration la quitt...
