"Permettez-moi de vous présenter mon ennemi intime..."
Jules Verne
La calèche qui les conduisait vers la demeure du maître était très dorée. C'était le moins que l'on puisse dire, même lui trouvait qu'il y en avait un peu trop. Devait-on réellement gaspiller l'argent royal en faisant des trésors d'orfèvreries inutiles ?
Les paysages défilaient sans aucun lien devant lui (ils auraient pu emprunter un des portails menant directement à la demeure, mais Rutheven avait refusé, déclarant que chaque entrée était surveillé et que leur escapade se devait d'être secrète) des villes bruyantes aux campagnes silencieuses et muettes, il n'y avait qu'un simple roulement de roues.
Ses pensées auraient pu vagabonder aux gréés de la verdure qui s'épanouissait, mais il n'en fut rien, au contraire. Il tentait d'affûter chaque réflexion qu'il possédait pour supprimer la voix traînante dans son esprit.
Un signe de toi, une simple parole : ton nom, et le monde s'inclinera pour exécuter tes vœux.
La voix continuait de susurrer à son oreille, il entendait toujours la même demande et la même rengaine. Il s'efforçait de la supprimer du mieux qu'il le pouvait, mais le refrain revenait toujours, et de plus en plus fort. Son oncle brisa un instant la tension dans sa tête lorsqu'il l'interpella :
"- Luca tu devras faire attention en face de l'Inconsistant, c'est un vampire plus vieux que tout les autres, il a vu les début de l'Altus, et il en verra sans doute la fin. Il ne faudra faire aucune erreur. J'en ai déjà commises par le passé, et ne sais pas comment nous serons accueillis. Alors n'aggrave pas la situation. le jeune vampire remarqua le regard et l'air distant de son oncle, sa faiblesse devait avoir été bien grande, et son malheur bien horrible, si même lui avait peur du comte.
- Pour ce qui est de tes amis, je te prie de ne pas évoquer leurs noms. Jeanne n'est qu'un bourreau, elle n'a rien de particulier pour lui, et il ne l'a considère sans doute que comme un outil sans nom, et sans aucune émotion.
- Jeanne, un outil ?
- Pour ce qui est du cas de Noé Archiviste tu ne dois surtout pas oublié qu'il est la propriété du comte. Ne le mentionne que s'il t'en parle, sinon ne raconte rien sur lui. Un esclave ne doit même pas mériter l'attention de son maître. Il était en mission pour lui lors de votre rencontre, ne fais mention d'aucune nouvelle qui pourrait lui prouver que son voyage se déroule bien.
- Un esclave ?
- Et bien sûr, il est nécessaire que tu te taises, et me laisses parler. Tu es trop jeune encore pour savoir les bonnes choses à dire. La société de cet être, est bien différente de celle que tu as l'habitude de croiser. Un mot de trop de ta part mon neveu, et ta tête roulera à ses pieds."
Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Ton nom. Juste ton nom mon petit roi.
﴾ ﴿
Le château de l'homme qu'ils allaient voir n'était pas vraiment impressionnant, à peine de la taille des maisons les plus petites chez les nobles qu'ils côtoyaient d'habitude. L'architecture du bâtiment donnait une certaine impression de chaleur, avec les moulures et les blasons arrondis. Pourtant, Luca avait l'impression de se mouvoir dans un environnement plutôt sombre et désolant, le jardin et la forêt semblaient posséder le plus terrible des mystères.
Alors que la calèche s'arrêtait et que son oncle et lui sortaient, un individu coiffé d'un chapeau monté d'un objet de décoration assez brillant s'approcha. Il respirait l'orgueil, la fierté et le malheur. Et juste comme ça, Luca devina le nom de la personne qu'ils avaient en face d'eux : le comte de St Germain.
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Les souvenirs d'un Archiviste
Fiksi PenggemarUn monstre sévit avec violence dans les rues de Paris. Personne ne semble échapper à son piège quand il vous tient. Pourtant, Mikhaïl semble s'en être sorti, et a réussi à se réfugier à l'hôtel occupé par son frère. Accompagné de son équipe et de No...
