Trois mois plus tard.
Lorelaï était retournée à l'étranger il y a environ deux mois. Oui, la paperasse qu'elle devait régler avait pris un mois de plus que prévu.
Aucun de nous ne savait quand elle rentrerait, et devoir se contenter de la voir à travers un écran devenait lassant, d'autant plus avec le décalage horaire qui compliquait nos échanges. Mais s'il y avait bien une chose qui avait changé récemment, c'était l'arrivée d'une nouvelle collègue qui, depuis deux semaines, se comportait comme si elle dirigeait tout.
Elle imposait son autorité à Roxy, aux autres... et moi, je faisais tout pour l'éviter.
— Ne pense même pas à partir ce soir, j'ai besoin de toi, lâcha Anne d'un ton impérieux en entrant dans la salle de réunion.
Je levai les yeux de mon écran, soupirant intérieurement. Sa demande n'avait rien d'inhabituel, mais sa façon de l'exiger restait toujours aussi irritante. Surtout que je m'étais réfugiée ici précisément pour échapper à cette sangsue.
— Anne, j'avais prévu de me détendre un peu. Cela fait des semaines que je n'ai pas eu une soirée tranquille, répondis-je en tentant de garder mon calme.
— Et alors ? rétorqua-t-elle en haussant les épaules. Tu te détendras une autre fois. Pour l'instant, j'ai besoin de toi pour finaliser le dossier Demarco.
D'un geste sec, je refermai mon ordinateur et me levai pour lui faire face.
— Écoute, Anne, j'ai fait pas mal de sacrifices ces derniers temps. Tu pourrais au moins me demander poliment ou comprendre que j'ai aussi besoin de souffler.
Elle plissa les yeux, surprise que j'ose lui tenir tête. Peut-être pensait-elle que je ne dirais jamais rien.
— Très bien, dit-elle finalement, un sourire ironique aux lèvres. Tu veux une soirée tranquille ? D'accord. Mais je te préviens, si ce dossier n'est pas prêt demain matin, ce sera sur ta conscience.
— Anne, il est temps d'établir des limites claires. Je suis ici pour faire mon travail, pas pour être à ta disposition à chaque instant, répliquai-je, calme mais ferme.
Elle cligna des yeux, visiblement peu habituée à ce qu'on lui résiste.
— Mais j'ai besoin de toi pour finaliser ce dossier, insista-t-elle.
Je secouai la tête, désormais certaine de ma position.
— C'est ton dossier, donc ta responsabilité. Je peux aider lorsque cela relève de mes tâches, mais je ne suis pas ton assistante personnelle.
Un silence s'installa. Elle semblait déconcertée.
— Très bien, lâcha-t-elle enfin, contrariée.
Je hochai la tête, satisfaite d'avoir mis les choses au clair. Tout le monde ici devrait faire de même au lieu de la laisser imposer ses règles sous prétexte qu'elle était nouvelle. C'est justement parce qu'elle l'était qu'elle ne devait pas prendre trop ses aises.
Sans un mot de plus, elle tourna les talons et me laissa là, assise.
...
Plus tard dans la soirée, alors que je rentrais chez moi, je ne pus m'empêcher de penser à Lorelaï. Depuis son départ, une grande partie de notre dynamique avait été chamboulée. Je pris mon téléphone, hésitant avant de composer son numéro. La voir à travers une caméra n'était pas l'idéal, mais c'était mieux que rien.
Je défis ma cravate et me laissai tomber sur la canapé. Lorelaï répondit au bout de quelques sonneries, son sourire fatigué apparaissant à l'écran.
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Hot Roommate
Teen FictionColocation innocente ? Bien sûr que oui. L'histoire assez particulière de deux jeunes adultes, complètement arrogantes chacune. - Une condition, aucune attache. Uniquement du sexe. Elle me dit avec un sourire narquois. - Seconde condition, tu ne te...
