Chapitre 71: La grosse erreur

10 0 0
                                        

En entrant dans la bulle artificielle familière du Skylight, je dis à Sebastien:
-La première fois qu'on est venus ici était drôle.

Il rigole avant de répliquer:
-Ouais surtout pour toi Sexy Bear.

Je glousse puis inspire longuement. Je lui dis:
-Ok, tu peux sortir, je vais me changer.

-Excuse-nous, majesté.

Je pouffe et il s'en va. J'expire profondément. Oui, je veux le faire, je vais le faire. J'en ai envie. Je veux que ça soit lui. J'enlève mes vêtements révélant ma lingerie et arrange mes cheveux au naturel devant le miroir. Je les ai laissés comme ça juste pour lui. Il ne fait pas aussi froid que je le pensais ici, l'été arrive...notre vie de lycéens arrive à péremption.
Je soupire, m'assieds sur le lit, emplis mes poumons de courage et appelle Sebastien au téléphone. Il me demande:
-Euh pourquoi t'appelles au lieu de venir? Ça va?

-Oui, tu peux venir.

Je raccroche avant qu'il ajoute quoi que ce soit et inspire pour alléger ma poitrine. Je me lève et attends nerveusement même si je sais qu'il aime la façon dont est mon corps, beaucoup. Sebastien entre et son sourire meurt pour laisser place au choc. Il m'observe les yeux grands ouverts et mon cœur accélère tandis que ma température monte. Maintenant, j'ai peur, je dois avoir l'air tellement...malgré tout, je lui souris, mais il ne s'approche pas. Il continue de me fixer confus donc je tente de contrôler ma voix en lui disant avec un faux sourire:
-Tu peux t'approcher, je suis pas radioactive.

Il ferme les yeux comme pour réfléchir et expire longuement. L'anxiété prend soudain mon estomac. J'ai sûrement déconné, je veux même pas imaginer ce qu'il doit penser. Je continue:
-S'il te plaît, fuis pas. Je...

-Tu quoi? C'est quoi ce bordel?! Comment ça je suis pas censé courir? T'es en lingerie devant moi Amina!

Il secoue la tête et maintenant j'ai envie de pleurer. Ça doit se voir parce qu'il dit plus doucement:
-Je comprends pas.

J'accueille l'air dans mes poumons profondément pour stabiliser mes tremblements. Je ne sais même pas comment expliquer ça. À quoi je m'attendais? Je décide d'être honnête et rétorque:
-C'était peut-être une idée stupide parce que j'ai l'air ridicule maintenant, mais je voulais juste te faire la surprise on va dire.

Il étire ses lèvres pour me dire:
-T'es loin d'être ridicule Amina, t'as l'air dangereuse.

Je ne peux retenir mon sourire et il poursuit:
-Surprise pour? Je comprends pas. Ça a l'air d'une surprise frustrante à moins qu...oh.

-Oui euh. Je pense que je suis prête à le faire, avec toi. Parce que c'est toi.

Il me regarde surpris, mais sourit un peu. Je renchéris:
-J'ai un implant donc même si t'as pas de préservatif tu risques pas la "mort par parents" et logiquement je vais bien. Toi aussi, hein?

-Bien sûr, j'ai été avec personne depuis que t'as débarqué dans ma vie.

Je souris un peu moins nauséeuse et il s'approche en plissant son regard nuit avec son sourire. Il prend doucement mon visage dans ses mains et ses lèvres se fondent avec les miennes. Sa langue glisse dans ma bouche et caresse la mienne. Notre baiser s'intensifie tandis qu'il tire ma taille. Il glisse ses mains sur la peau du bas de mon dos puis mes fesses ce qui alimente le feu en moi. Quand nos lèvres se séparent, je crois que je respire moins que d'habitude. C'est encore pire quand en continuant de caresser ma peau il dépose des baisers lents dans mon cou et le lèche, ce qui me fait gémir avant qu'il ne me soulève et me porte jusqu'au lit.

Un moment de plaisirs coupables après, je redescends et lâche son corps en clignant des yeux avec un sourire. Je le sens par la suite prendre ma main à côté de moi et le regarde. Ses joues sont rougies et il me sourit les yeux brillants. Je l'imite avec le plaisir détendant encore mon corps.
J'ai foiré. J'ai foiré comme pas possible, mais je souris comme une imbécile. Il me demande:
-C'était bien?

Je sens une partie de moi hocher la tête avec conviction ce qui le fait rire. J'expire pour chasser le nuage noir de mes pensées. Là, je ne veux pas, je ne veux pas y penser. Je ne peux pas. Je demande à Sebastien:
-C'est...c'est toujours comme ça?

-Oui.

-Pas étonnant que les gens puissent être obsédés par ça...

Il rit et après un moment court mais allongé par mes pensées je tente de fuir les songes me piquant. Pour me sentir mieux et oublier momentanément, contre mon bon jugement je demande timidement:
-Tu crois qu'on peut recommencer?

Il s'approche et ses lèvres s'unissent aux miennes avant qu'il me réponde:
-Je suis à ta disposition.

Je l'embrasse longuement avant de sentir son corps plus près du mien.

Wabi-SabiDes histoires addictives. Découvrez maintenant