Chapitre 89: Trop chaud

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Mes lèvres luttent contre celles de Sebastien sur lequel je suis. Mon corps chauffe encore plus à chaque caresse de ses mains sur le bas de mon dos. Elles glissent sous le tissu de mon t-shirt. Ses mains remontent et commencent à toucher mon soutien-gorge. Je me détache de ses lèvres pour lui dire doucement en riant:
-T'es devenu cinglé.

-Oui, à cause de toi.

Il me tire, lèche mes lèvres et embrasse mon cou. Traversée de frissons, je m'avoue vaincue et le laisse dégrafer mon soutien-gorge. Je me réveille difficilement et m'assieds en disant:
-Putain. Ok, ok..

Il s'assied aussi et s'approche de mes lèvres, mais j'esquive. Il fronce ses longs sourcils en répondant à mon rejet par:
-Arh, quoi?

-Quoi?! T'es en train d'enlever mon soutif sur ton lit et tu bandes bien en plus.

Il rigole et j'ajoute:
-Si tes parents nous attrapent, on est foutus. On s'est tous réconciliés depuis des semaines à peine. Et encore, j'exagère un peu.

-Oh aller, j'ai couché avec un tas de filles ici et ils ne l'ont pas su.

-C'est cool à savoir. Enfin, de s'en rappeler.

-C'est pas ce que je voulais dire, orh. J'ai vraiment l'air d'un connard, hein?

-Pas d'habitude.

Il rit puis sa voix reprend un timbre suave pour me dire:
-Mais aujourd'hui, on se fera pas arrêter.

-Je me souviens quand tu m'as dit ça le jour où on s'est fait attraper tous les deux pour la première fois. En train de jouer avec de la peinture. Attraper par tes parents. Tu sais ceux qui commencent à peine à se remettre de tout ce qu'il s'est passé dernièrement? La peinture c'est plus simple à expliquer.

Il soupire puis réplique:
-Tu me dis ça après notre petit jeu au ciné en plein air dans ma voiture?

Mon visage chauffe, mais je réussis à répliquer:
-Pff, je savais que t'allais me traiter de nympho ou de perverse. Je voulais juste faire quelque chose d'amusant, mais je vais toujours trop loin.

Il caresse le côté de ma taille avec un léger sourire m'affaiblissant. Il ajoute:
-T'es pas une perverse ni rien, mais ouais j'étais plutôt agréablement surpris que tu sois si...casse-cou. Mais ça ne te rend pas moins quoi que ce soit ou je sais pas. T'es toujours toi. Et j'en découvre plus.

-Ouais que je suis "en chaleur", je pense.

-Ok, ok encore désolé pour avoir dit quelque chose comme ça au début. C'était juste pas ouf...je sais pas j'étais agacé parce que je flippais plus que toi de me faire attraper.

On rigole et je réponds:
-J'avais moins peur parce que t'étais là. Maintenant, t'essaies de me rattraper en faisant ça aujourd'hui ou quoi?

-C'était pas vraiment un truc réfléchi tout à l'heure.

-Ah bon? Pourtant on s'embrasse souvent ici et ça dégénère pas.

-Oui, mais j'avais pas aussi bien ton corps en tête. Et comment il me fait du bien avec sa douceur.

Je glousse flattée, mais en pensant sûrement que je me moque de lui les coins de sa bouche
retombent et il plisse les yeux. Je lui souris et il suggère:
-Je peux juste fermer la porte à clé.

-Ah ouais? Et ta chambre est insonorisée?

-Ouais, c'est sûr qu'avec toi ça peut parfois devenir un peu...mais tu sais baisser le volume quand tu veux.

-Pff, comme si tes anciennes conquêtes étaient muettes.

Il rigole puis rétorque:
-Je m'en foutais pas mal qu'on nous attrape avec elles. Enfin ça m'inquiétais moins qu'avec toi. En y réfléchissant si mes parents t'entendent crier je pourrais mourir de honte avant qu'ils essaient de me tuer.

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