Chapitre 97: Jalousie

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Je suis assise à l'endroit dont les murs sont pleins de donuts colorés et je savoure un milk-shake à la vanille. Soudain, un corps géant se glisse rapidement sur ma banquette rouge avec un:
-Wouh!

Je me mets à rire et souris en croisant le large regard en amande rieur de Jamari. Maintenant, il a des tresses plaquées faites avec ses cheveux ayant encore plus poussé. Ça fait un moment que je n'ai pas passé de temps avec lui à part un bref "bonjour". Je lui dis justement:
-T'as enfin arrêté de fuir. Eh, eh.

-Hey, c'est juste parce que je pars au camp d'entraînement à Chicago.

-C'est pas comme si je te verrais moins que d'habitude.

-Rrrr.

-Oui "rrr" pour moi.

On éclate de rire et je lui dis excitée:
-Tu vas tout déchirer.

-Roh c'est juste un camp.

-Un camp G-league NBA. C'est absolument pas rien.

Il écarquille les yeux et siffle nerveusement:
-Qui a dit ça? Tout le monde sait?

-Non, j'ai demandé à Ivan et je dû le payer 20$ pour une réponse.

-Je vais le défoncer.

-Roh, laisse-le tranquille.

-Tu le défends maintenant?

-Non, je veux éviter la bataille de Silverlake.

On rigole et il me dit plus sérieusement:
-Je veux pas que les gens le sachent.

-Je suis sûr qu'Ivan dira rien, comme le reste de ton équipe non?

-Oui.

-Mais pourquoi?

-J'ai...je veux pas que tout le monde sache que j'ai échoué.

Je prends sa main et lui dis:
-Eh, t'es passé de "j'arrive pas à garder la balle 3 secondes" à sélectionné pour un camp super compétitif qui peut t'ouvrir des portes. J'ai regardé et vous n'êtes même pas 100 pour le monde entier.

-Tu sais, même si j'y arrive je serais pas un joueur, hein. C'est du développement.

-Oh aller Jamari, tu vas passer comme ça dans une équipe après.

-Amina t'y connais rien en basket.

-M'en fous, tu vas passer et tu me fileras des billets pour les Lakers.

-Tu te souviens?

-Bien sûr, tu m'as pris pour quoi?

Il rigole et je lui souris avant de dire:
-Je prierais pour toi.

-Je vais pleurer Amina.

Je glousse et il me dit plus calmement:
-Tu me disais ça durant mes premiers matchs. Quand je gagnais, j'étais tout content et...

-Quand tu perdais, tu t'énervais bien en disant que j'avais pas prié assez fort.

-Et tu me demandais si moi je l'avais fait.

-Et tu commençais à marmonner ou dire...

On dit tous les deux:
-Un peu.

On rigole et il me reprend:
-Non, mais je le fais plus souvent dernièrement. Ça marche pas mal, on dirait.

-Bien sûr.

-J'ai beaucoup de chance. Ou disons que je suis béni.

On rit et il me demande:
-Du coup, t'as vu tes oncles?

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