Entre la joie et l'impatience, je me décidai à rentrer enfin chez moi, dans un tout petit appartement à quelques centaines de mètres de la mairie. Plongée dans mes pensées, je ne regardais pas vraiment où j'allais, mais j'atteignai tout de même le vieux bâtiment en plusieurs minutes. J'eu un peu de mal à ouvrir la porte, mais, dés que je fus entrée, je m'étalai sur le canapé et fermai les yeux. Je pris plaisir à me rappeler les moindres petits détails de ce moment passé avec Louisa. Ses cheveux, ses mots, ses yeux et nos pas... Je ne pouvais penser à autre chose, pas même à mes yeux comblés de fatigue ni à mon ventre hurlant autant de faim que du désarroi de cette rencontre.
Sans même bouger de cet endroit, je m'endormai au bout d'une heure à rêvasser.
Lorsque l'agançante alarme de mon réveil retentit, j'eu du mal à soulever les paupières tant la lumière du soleil avait déjà envahit la pièce. Je souris au contact chaud des rayons sur ma peau. Et puis, d'un bond d'énergie, je sorti de mon lit et couru dans la salle de bain en riant de bonne humeur. Les papillons au ventre, je chantais en laissant couler l'eau fraiche sur ma peau nue et mes cheveux blonds.
Enfin propre, j'entrepris de m'habiller, optant pour une robe blanche à petites fleurs bleues, même si habituellement, je préférais porter de vieux jeans trop grands et d'immenses t-shirts. Je coiffai mes cheveux en une tresse, pris mon sac et sorti.
Il était encore très tôt, trop tôt pour me diriger vers le lycée. Je vaguabondai alors dans les rues, me plaisant à les regarder commencer à s'animer.
Je fis ensuite le tour du marché, profitant des odeurs, du bourdonnement berçant des bruits quotidiens.
Me penchant sur mon téléphone, je me rendis compte que je devais être en cours quelques minutes plus tard. Je me pressais alors de prendre le direction du lycée. Je ne regardais toujours pas où j'allais, profondément plongée dans mes pensées. Soudain, je senti mon corps se cogner à quelques chose. M'attendant à voir un visage en colère d'avoir été dérangé dans sa marche, je m'excusai et, levant la tête, je m'apperçu que je venais de me confondre en excuses devant un arbre. Honteuse, les joues rougissantes, j'entendis un rire derrière moi. C'était elle, Louisa, elle riait aux éclats sous mes yeux.
"Tu discutes souvent avec les plantes de cette façon ? Se moquait-elle gentilment.
-Je... J'avais pas fait attention, balbutiai-je.
-Tu ne t'aies pas fait mal, c'est l'essentiel. Bon... Qu'est-ce que tu fais là à part t'en prendre aux arbres ?
-J'aillais en cours.
-Oh. Tu vas au lycée je présume ?
-Oui... Et vous, vous avez finalement trouvé où dormir ?
-Oui, j'ai passé la nuit dans une petite auberge. Maintenant, je dois attendre que la mairie ouvre.
-Vous... Je peux attendre avec vous si vous voulez. Enfin, je ne veux pas vous importuner...
-Oh oui, ça me ferait vraiment plaisir, mais tu n'avais pas cours ?
-Si, mais ce n'est pas grave, je préfère passer du temps ici.
-Bon. C'est d'accord à une condition.
-Euh... Oui...Laquelle ?
-Tu arrêtes avec ce vouvoiement ridicule, on dirait que j'ai quinze ans de plus que toi...
-Je... Quel âge av... as-tu ?
-J'ai 20 ans. Enfin je les aurais dans une semaine. "
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Elle... Et Moi ?
RomanceÀ celle dont je ne vous parlerai pas Petit oiseau perdu, pourtant plus âgée, plus assurée que moi, je t'ai retrouvée, moi, petite fille de rien, je te bercerai jusqu'au bout.
