Lorsque nous sommes arrivées au café, Zahllin n'était pas encore là. Louisa tremblait de trac. Elle serrait de plus en plus sa main moite dans la mienne. Moi, je ne pouvais que la tirer lentement vers une chaise et lui sourire, passer une main se voulant douce sur sa joue rouge d'angoisse et caresser sa main brûlante.
"Et s'il ne voulait pas repartir sur de bon termes avec moi ? Me murmurait-elle avec un trémolo dans le souffle.
-Louisa, s'il n'avait pas voulu que vous vous réconciliiez, il ne serait pas venu te voir l'autre jour, et il n'aurait pas accepter de te voir aujourd'hui. Ça va bien se passer, mon cœur, ça va aller...
-Oui, d'accord.''
Puis, dans un soupir, elle ferma les yeux et posa sa tête sur mon épaule. Elle ne bougea pas lorsqu'un serveur vint prendre notre commande, seulement deux cafés pour le moment. Il était déjà dix-sept heures trente, son frère avait une demie heure de retard. Louisa ma souffla que c'était une habitude chez lui et qu'il ne fallait pas s'en inquiéter de trop. Je la cru, mais le temps courrait à nos montres, et le monde tournait autour de nous sans nous pretter d'attention.
C'est sur les coups de dix-huit heures que le grand brun arriva. Il bredouilla d'abord quelques excuses puis se pencha vers sa sœur pour l'embrasser. Louisa accepta mais ne lui rendit pas son embrassade, je crois sans y penser vraiment. Zahllin commanda un thé, puis pris précautionneusement la parole:
"Je... je suis désolé d'avoir été si peu compréhensif avec toi ces derniers temps. J'aurais du être présent pour toi et te soutenir au lieu de fuir ce qui aurait pu causer mon propre chagrin. J'avais peur de ne pas supporter de te voir t'éloigner, alors je t'ai moi-même repoussé, c'était une réaction puéril, j'en suis conscient, et je m'en excuse profondément Louisa, si tu l'acceptes, je voudrais être là pour toi et que nous repartions sur de nouvelles bases toi et moi. Est-ce que tu es d'accord ?
-Je..., elle bulbutiait déconcertée par le monologue fraternel. Oui, je suis d'accord.''
Un sourire s'esquissa alors sur ses lèvres roses. Mon cœur battait mieux devant ce visage à nouveau illuminé. Puis, elle se tourna vers moi, plongea son regard dans le mien, puis dans celui de son frère, et pris doucement la parole.
"Zahllin, je te présente Violette.
-Oui, dit-il, je la connais, c'est ton amie, celle que tu devais rejoindre l'autre midi, non ?
-Non, justement, répondit-elle, mi fière mi inquiète, Violette n'est pas simplement mon amie, elle est bien plus que cela, Zahllin, je te présente ma petite-amie.''
Je fus toute étonnée et ravie à cet emploit. J'étais sa petite-amie, c'est ce qu'elle avait dit, oui, j'avais bien entendu, très bien même, j'étais son amoureuse ! Mon cœur se soulevait, mon ventre s'emplissait de papillons rieurs, et je souriait à m'en déchirer les joues.
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Elle... Et Moi ?
RomanceÀ celle dont je ne vous parlerai pas Petit oiseau perdu, pourtant plus âgée, plus assurée que moi, je t'ai retrouvée, moi, petite fille de rien, je te bercerai jusqu'au bout.
