La mère de Louisa devait arriver le lendemain, et repartir le surlendemain. Rien n'était prêt, surtout pas moi. Mon amour avait beau me dire que ça irait, que je m'entendrai bien avec elle, je tremblais d'angoisse. Alors je lui posais des tas de questions, m'assurant de ne pas faire de gaffes, de ne pas cuisiner quelque chose qui ne plairait pas à Léa, voulant m'habiller exactement comme elle aimerait.
En plus de tout cela, Louisa venait de m'annoncer que sa cousine Aline accompagnerait sa mère. Elle avait mon âge, disait-elle.
Il était dix-neuf heures. Ma petite amie prenait sa douche, et je nous préparais un repas. Il faisait chaud. Les odeurs de cuisine embaumaient l'appartement, ce qui était à mon sens agréable. La musique était forte aussi, une musique douce, une voix féminine, chaude, lente... Je percevais aussi l'écoulement de l'eau et lointain fredonnement de mon amour. Je me laissais emporter par cette ambiance parfaite et me plongeais dans mes pensées. J'imaginais le corps nu de -Louisa, l'eau ruisselante sur sa peau claire, ses cheveux roux caressant son dos et ses seins. J'avais tellement envie de l'embrasser, de la toucher. Je me dépêchai de finir ce repas puis récupérerai la serviette de toilette blanche que j'avais posée pour elle près d'un radiateur.
J'ouvris la porte de la salle de bain. La vapeur d'eau brûlante m'envahit. La déesse sortit de la cabine, m'offrant le sourire le plus beau que je n'avais jamais vu. Elle s'approcha de moi, déposa un doux baiser sur mes lèvres. J'entourai ses épaules du linge puis posai mes lèvres sur son cou, aggrippant de mes mains ses hanches magnifiquement creuses. Et après avoir parsemé chaque parcelle de sa peau de baisers, et après l'avoir portée jusqu'à notre lit, avant qu'elle ne s'endorme dans mes bras, je lui fis tendrement l'amour.
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Elle... Et Moi ?
RomanceÀ celle dont je ne vous parlerai pas Petit oiseau perdu, pourtant plus âgée, plus assurée que moi, je t'ai retrouvée, moi, petite fille de rien, je te bercerai jusqu'au bout.
