Chapitre 12 : Les portes s'ouvrent.

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Jour 2.

Au camp de Bordeaux, en haut du mur de bois, sur un espèce d'échafaudage, deux gardiens semblaient discuter et ne voyaient pas qu'une voiture s'était garée un peu plus loin. C'était celle de Martin et Florian.
Ces derniers emportèrent avec eux les sacs à dos et ils s'avancèrent jusque devant l'entrée, avec un air inquiété.

- Excusez moi messieurs ! s'écria Martin.

Les deux hommes baissèrent leur regard et pointèrent leurs armes sur eux.

- Qui êtes vous ? Vous n'êtes pas fou j'espère interrogea le premier.

- Heu non non... on est venus ici car on a entendu qu'il fallait venir au camp le plus proche, c'est bien ici ? demanda Martin.

- Hum... ils ont l'air normaux pensa à voix haute le second. D'où venez vous ?

- On habite à Naujac, c'est assez reculé de la ville. déclara le banquier.

- On va vous faire entrer mais il va falloir qu'on réquisitionne vos sacs. Scott ouvre le portail ! ordonna le gardien.

L'idée de laisser la seule chose qu'ils possédaient n'enchantait pas Martin, il demanda :

- Quand est ce qu'on les récupérera ?

- Je viendrais vous les redonner dans l'heure assura l'homme.

Florian et son beau père entrèrent alors dans ce camp. De l'extérieur il paraissait tout petit, mais en réalité il s'étalait sûrement sur un peu plus d'un kilomètre.
Le prénommé Scott et son complice descendirent de leur perchoir et s'approchèrent des deux nouveaux individus en tendant la main :

- Moi c'est Yvon, et voici Scott, désolé d'avoir était si brusque, on préfère se méfier. D'autant plus que ça fait quelques jours que personne n'était venu.

- Enchanté je m'appelle Martin et lui c'est Florian, mon fils. Mais ne vous excusez pas ça paraît normal.

Florian fût surpris de l'appellation que Martin lui avait donné. C'était la première fois qu'il l'appelait "mon fils". Il tourna la tête et regarda son père adoptif, celui-ci lui tendit un large sourire.

Les quatre hommes commencèrent à marcher et Yvon dirigeait une bref visite.

- Ici on est dans la partie sud du camp, toutes les provisions sont fourrées dans ce grand bâtiment blanc, qui fait office de garde-manger. Des habitations ont été rénovées sur tout le flanc Ouest ainsi qu'à l'Est. Je vous emmène là, dans la partie Nord où la commandante du camp devrait s'y trouver : Mademoiselle Johanna Leroy.

A quelques mètres d'eux, de petites maisons vertes trop défraichies étaient érigées. Une croix rouge figurait sur chacune d'entre elle.

Une grosse camionnette noire fît alors son apparition. Elle s'arrêta devant la première maisonnette et les deux portières du coffre s'ouvrirent.
Un homme mince et une jeune femme blonde à la taille impressionnante en sortirent, ils portaient sur une civière un jeune homme aux cheveux bruns et aux vêtements abîmés, il était salement amoché.

Florian écarquilla les yeux sur l'adolescent et reconnu un ancien collégien qu'il avait pas mal côtoyé. Il ne fût pas surpris de le voir arriver dans cet état, de part ses fréquentations, mais là il semblait vraiment au plus mal. Il s'agrippa alors à l'épaule de Martin et répliqua :

- Je le connais ! C'est Loris Lefebvre !

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