Chapitre 10 : Remords et disparition.

52 8 2
                                        

Jour 1.

Cara était une nouvelle fois perdue. Pourtant, habituellement c'est une personne qui sait ce qu'elle veut  ! Elle venait d'exposer la situation à Ruby : Fallait-il se mettre à la recherche de Loris qui était peut-être en danger ? Ou emmener directement sa fille inconsciente, à ces fameux camps ? Ou encore aller secourir ce pauvre homme qu'elle avait vu agoniser sur la route ?
Après tout elle ne lui avait rien promis, et n'avait aucune dette envers lui ! Cependant elle savait qu'elle n'aurait pas la conscience tranquille si elle n'allait pas voir si il était toujours là bas. À la suite d'une mûre réflexion, Ruby se lança :

- Bon, je pense qu'il faudrait que tu aille voir si cet homme est toujours en vie ! En même temps tu passera au stade vérifier que ton fils n'est plus là bas. Je suis sûr qu'il va bien.

Cara désabusée par la situation déclara:

- Oui...je pense que c'est ce qu'il faut faire mais... et Alison ?

- Je vais rester ici auprès d'elle, il ne faudrait pas la brusquer et l'embarquer dans la voiture !

- Merci beaucoup Ruby pour ce que tu fais, formula Cara.

- C'est tout à fait normal ! Allez tu devrais te mettre en route maintenant ! Bonne chance.

- Oui tu as raison.

L'enseignante se dépêcha, enfila un petit veston, prit une petite caisse remplie d'outils, empoigna son téléphone et alla démarrer la voiture. 

Il commençait à faire sérieusement nuit et les rues étaient désertes. Elle décida de passer en premier par le club où Loris allait car il était plus près.

Elle était envahi par une peur qui grandissait chaque minute à chaque instant que ses pas martelaient le sol. Elle traversa toute la moitié du stade et arriva devant la porte du club qui était entrouverte. Elle y entra et lâcha timidement :

- Il y a quelqu'un ?

Elle n'obtenu aucune réponse. Cara sortit de la pièce et décida d'aller voir aux vestiaires, dans l'espoir de trouver un indice. Elle tourna rapidement la poignée et se trouva "nez à nez" avec un homme. Il était tout au bout du couloir dans la pénombre. Il se retourna et poussa un cri de stupeur ! Ils s'étaient fait peur mutuellement. Il avait une allure de gardien de par sa salopette bleue et sa bidoche assez prononcée.

- Excusez moi de vous déranger mais pourriez vous me dire si vous avez vu mon fils ?

L'homme un peu surpris lui répondit :

- Je ne connais personne ici, je suis juste payé à nettoyer les lieux le soir.
Par contre, j'ai appris que cet après midi l'entraînement a été interrompu car de nombreuses personnes ont été sujet à des malaises !

Cara se décomposa. Son fils en faisait-il parti ? Elle remercia l'homme et couru pour rejoindre son véhicule.

Lorsqu'elle arriva à l'endroit précis où elle avait garé sa voiture, elle ne trouva rien. Sa voiture s'était volatilisée ! Par chance elle avait eu le réflexe de prendre sur elle son portable. Elle composa le numéro de Ruby et attendit. Elle tomba instantanément sur la messagerie de celle-ci. Cara commençait à avoir vraiment très peur. Les éclairages venaient de s'allumer et dans un bruit profond elle entendit l'aboiement d'un chien. Elle décida de marcher. Seule dans la rue, elle se servait de son sens de l'orientation développé et réussi petit à petit à se repérer.

Après une bonne heure de marche environ, elle discerna un trop plein de voiture. Elle comprit qu'elle avait réussi à rejoindre le lieu où elle avait tenté de secourir cet homme. Elle déambulait dans la rue qui n'était que faiblement éclairée.

Soudain elle reconnu la fourgonnette, la même où l'homme s'y trouvait, blessé. Elle s'approcha de plus en plus, apeurée d'être surprise par quelqu'un. Pourtant ce n'est pas quelqu'un mais quelque chose qui la surprit. Son téléphone se mit à vibrer. En enlevant ce dernier de sa poche, Cara eu une lueur d'espoir que Ruby la rappelle. Malheureusement il avait vibré pour lui dire qu'elle ne posséderait bientôt plus de batterie ! 

Elle fixait attentivement le véhicule qui était restée retourné. Toujours plus prêt de celui-ci elle marmonna :

- Il y a quelqu'un?

A ce moment là, un homme lui répondit :

- À l'intérieur d'la voiture !

Étonnée qu'on lui ai répondu, elle ouvrit lourdement la portière et éclaira l'intérieur. Elle reconnu alors l'homme rencontré auparavant. Ce dernier reconnu également la chevelure brune et bouclé et l'expression du visage si particulière de Cara. L'homme commença :

- Vous êtes donc revenu ?

- Je n'aurais pu abandonner personne ! avoua-t-elle. Comment avez-vous réussi à vous extraire ?

- J'ai crû que j'allais y rester ne voyant personne arriver. J'ai dû défoncer une bonne partie de ma jambe droite, si je ne l'avais pas fais je serais certainement mort ! Maintenant cela n'arrête pas de saigner, il me faut de l'aide !

Voyant la blessure de l'homme, Cara éprouva une sensation de dégoût.

- Attendez ne bougez pas je vais devoir chercher un véhicule libre pour vous transporter !

L'homme prit un instant pour la regarder et assura qu'elle pouvait le tutoyer maintenant !

- Comment vous appelez vous ?

- Moi, c'est Cara et vous...enfin et toi ?

- Jacob ! très heureux d'être tombé sur toi ironisa-t-il.

Bien que mal au point, l'homme était taquin. Cara, elle, ne voulait pas du tout rire. Elle se mit à observer les véhicules aux alentours qui étaient tous vides, à l'aide de la lampe torche de Jacob et décela une sorte de gros 4×4 blanc. Elle entrouvrit la porte, les clés étaient restées sur le contact, elle hésita un moment, mais finit par démarrer le véhicule. Elle retourna ensuite près de Jacob, l'aida comme elle le pu à marcher jusqu'à la caisse. Elle apprécia d'ailleurs ce moment. Il faut dire qu'en vérité Jacob était plutôt une personne susceptible de lui plaire : un grand brun à la quarantaine d'année qui semblait drôle et gentil, au sourire ravageur.

Jacob parvint à s'installer sur le siège passager et avec Cara qui conduisait ils se mirent en route vers le domicile de celle-ci. Jacob s'endormit en quelques secondes et ne rouvrit les yeux qu'une fois arrivé à destination. 

Arrivés là-bas, Cara remarqua de suite que la voiture de Ruby n'était plus là. Elle se demandait pourquoi. Pourquoi était-elle partie sans l'avoir appelé ? Cela lui paraissait bizarre, cela n'était pas son genre. Jacob déclara alors :

- Qu'est ce qu'on attend, c'est chez toi ?

Cara hocha la tête et lui demanda de ne pas faire de bruit.
Elle descendit, avança jusqu'à sa porte d'entrée puis disparut dans sa maison. Jacob patientait dans le 4×4. Elle vit que la maison était inhabitée et sur le comptoir de sa cuisine un morceau de papier déchiré était apposé avec quelques lignes écrites au bic noir.

Voici les 10 premiers chapitres de ma fiction.
J'espère que ça vous plaît.
Les chapitres 11 à 20 arrivent très bientôt.
N'oubliez pas de laisser vos commentaires, bon ou moins bon, ça fait toujours grave plaisir 😊 ^^

COMAOù les histoires vivent. Découvrez maintenant