« - T'es une meuf exceptionnelle, t'as pas le droit de pas être heureuse. J't'avais prévenue, So'.
- Comment ça j'ai pas le droit de pas être heureuse ?!
- T'es exceptionnelle, t'es merveilleuse, tu t'es jamais demandé pourquoi tout les rappeurs av...
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𝕔𝕙𝕒𝕡𝕚𝕥𝕣𝕖 𝟝𝟘
Les rues de Paris, baignées dans la lumière blanche et délicate des matins d'automne, s'étendaient comme autant de pièges, comme autant d'histoires qui pouvaient démarrer sous les yeux de Ken. Le jeune homme, les mains dans les poches, était appuyé contre la rambarde d'un parc. Il avait perdu son attrait pour les eaux mouvementées de la Seine. Il affectionnait particulièrement, désormais, les grands immeubles délicats, et ciselés dans des pierres qui n'appartenaient plus au monde moderne. Il aimait s'imaginer qu'à l'intérieur de ces appartements, vivaient, dormaient, couchaient, gueulaient des couples, atypiques, parfois, qui connaissaient pour la première fois de leur vie ce qu'on pouvait vraiment qualifier d'amour. S'aimer soi, en premier lieu, puis aimer l'autre, de toutes ses forces, plonger aveuglement dans ses bras, savoir qu'elle vous retiendra. Sentir sa poitrine nue, et le vent, s'engouffrant dans l'appartement de la pièce par la fenêtre entrouverte, sur son torse. Sentir ses lèvres n'aimer que lui. Sentir les siennes lui appartenir. Comprendre dans un seul baiser, un seul regard, un seul souffle, qu'elle l'aimait pour longtemps, qu'elle ne voulait que lui, qu'elle le désirait de toute son âme, que sa bouche réclamait la sienne, que ses iris étaient chargées de leurs moments d'effusion amoureuse.
Ken réajusta sa capuche, il avait hâte de retourner dans leur île, de pouvoir retirer sa capuche, de pouvoir la désirer sans s'en cacher. Il passa une main sur son crâne : il avait rasé ses cheveux, et les avaient teints en blonds. C'était une idée de Calypso. Grâce à cette petite transformation physique, ils pouvaient se balader, ensemble, le soir et le matin, en étant relativement discrets. Elle aimait toujours ses cheveux mi-longs, et lui aussi. Mais la liberté avait un prix. Elle aussi, avait du faire des concessions : elle avait acheté une longue perruque blonde peroxydée. Au départ, il avait trouvé cela légèrement ridicule, mais lorsqu'ils avaient effectivement réussi à passer une soirée entière, sans devoir se cacher, ni même faire de photo, il avait remercié le ciel d'avoir mit Calypso sur sa route. Il esquissa un petit sourire rêveur, les yeux braqués sur ses chaussures. Elle rentrait ce matin, de Miami. Il avait hâte de venir la chercher, de la retrouver, de goûter de nouveau à la chaleur de son corps, à l'odeur de sa peau.
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Ken, était assit depuis une bonne heure à la gare, il attendait que Calypso arrive, avec impatience. Soudain, il la vit, descendre de l'avion, du côté des vols en masterclass. Elle portait de longues bottes Fendi, beige, un t-shirt oversize blanc et une ceinture épaisse beige. Lorsqu'elle posa enfin un pied sur le sol, elle chercha activement le brun du regard. Elle l'aperçut, qui lui faisait un petit coucou discret du bout des doigts. Il avait eu la sagesse d'enfiler un pull, une casquette et d'avoir mis sa capuche. Elle se jeta immédiatement dans ses bras et l'embrassa avec douceur. Retrouver son odeur, la chaleur de ses bras et ses lèvres, après autant de temps sans avoir pu le voir, était un véritable paradis sur terre. Il descendit sa main sur ses hanches, tandis qu'elle gloussait.