Chapitre 40 TAÏS

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TAÏS


Je ne sais pas combien de temps, je peux tenir à ce rythme là!!! J'appuie sur l'accélérateur, en essayant de deviner dans quoi elle a encore été se fourrer!! Putain, maintenir cette femme en vie, c'est un travail à plein temps!!


Elle m'a appelé 'prince charmant'... wha...


Heu, elle me tient par les couilles, c'est un fait... me voilà cuit, ligoté à ses pieds et consentant!

Alors, voilà la mairie, le banc et dessus un pompon qui m'attend bien sagement. Elle me sourit comme à un prince charmant... Je me gare, on n'ira nulle part sans que j'ai entendu toute l'histoire!

Elle m'embrasse tendrement, et moi, je la serre fort, j'ai eu peur pour elle. Je scanne le coin et avise un bar sous les platanes. Je la tracte jusque là et attend des aveux complets.

- il y avait un gentil gendarme qui m'a interrogée tout l'après midi qui m'a draguée. Il a dit que tu avais de la chance.

Me cherche pas Ginette, y en a qui ont fini attachées à un radiateur pour moins que ça.

- exact, j'ai de la chance, accouches!

Et elle me raconte tout, la mafia bulgare, le patron proxénète, l'inspecteur stupéfait de ce qu'il découvrait. Les flics appelés en renfort et du coup, l'interrogatoire sans problème à part un cogne libidineux...

J'irai bien lui mettre quelques baffes, à lui là, ça me détendrait.

Elle avait raison: moi aussi, je suis abasourdi devant l'énormité de ce que j'apprends...

Elle me raconte tout et puis, s'arrête les yeux brillants... Elle attend ma réaction, elle a raison, je cherche mes mots, des mots pour réussir à persuader cette foutue tête de mule de pompon rose qu'elle n'y retournera pas, pas demain, ni après demain... Jamais...

J'ai du mal à interpréter son regard... Malicieux?

Elle ne me laisse pas longtemps dans l'expectative.

- j'ai démissionné Taïs, je ne veux pas prendre de risque, je veux dire, ces gens là sont des monstres qui utilisent des êtres humains... ils pourraient s'en prendre à Mathis et me faire faire... ce qu'ils voudraient... j'ai profité de la présence de l'inspecteur, c'est lui qui a fait mon dossier de démission et de demande de chômage, avec les bons chiffres, du coup... j'ai échangé mon mois de préavis, contre toutes les pauses qu'il me doit depuis toutes ces années. Je n'y retournerai pas, plus jamais... j'ai dit à Eva que j'avais un futur boulot passionnant, qu'elle pourrait peut être postuler, ou bien au Gamb où Axel chante mais non, elle, elle va retourner y bosser...

Je me dégonfle comme une baudruche. Pas eu besoin de parlementer!! Elle comprend, cette vilaine fille, que je voulais qu'elle démissionne et que je croyais qu'elle ferait des histoires!! Et elle rigole en me caressant le visage. EN PLUS!! TRÈS VILAINE FILLE!!

- tu vois, je te fais confiance pour le boulot...

- tu peux! d'ailleurs Debbie me casse les couilles avec ça, il y a des papiers à faire, des fournisseurs à trouver, si tu veux t'y mettre maintenant, elle me lâchera les baskets.

- maintenant? Ou, on profite de la petite semaine où tu es à la maison, et je m'y colle après?

Parfait!!! Absolument parfait ton plan!

Je me penche au dessus de la table et réclame un baiser... qui ne tarde pas!!!

- Mad, je ne sais pas si je m'en irai la semaine prochaine...

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