Chapitre 47 MADISON

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MADISON

J'ai de la peine pour les parents de Mia qui doivent être malheureux d'avoir un gendre avec lequel ils n'ont pas de relation... moi, je suis ravie de celle que nous avons Sacha, Lola et moi. Je leur dis... et leur sourire heureux me fait plaisir....

Lola me prend la main et me remercie de rendre leur fils si heureux... Bon, lui, il fait l'andouille et proteste que c'est une réplique tirée de la petite maison dans la prairie mais il valide qu'il ne s'est jamais senti aussi bien, apaisé, bien dans sa peau et aimé...


Je fond... et je lui avoue que moi aussi...


Là, son téléphone sonne et casse l'ambiance. Debbie a reçu une invitation à une convention de sport extrême, ils proposent à Taïs de faire une performance pour l'occasion. L'idée serait du base jump depuis le haut du gratte ciel où se tient l'événement.

Il saute en l'air, la voilà son occasion de voler!!!

Je les entends organiser ça en rigolant, il conclut que c'est trop simple et qu'il n'y a rien à préparer de spécial. Mon sang se glace mais j'ai rien le temps de dire que sa mère est debout et énumère tous les risques.

- Lol, tente son mari, du calme... laisse le parler...

- mais oui, sourit mon fiancé, maman détends toi, c'est juste un saut en parachute le long d'une paroi un peu différente, il faudra que j'étudie les thermiques avant pour ne pas m'y écraser...

- je t'interdis de t'écraser Taïs, tempête Lola.

- oui maman.

- moi aussi...

Je ne veux pas me mêler de sa vie professionnelle, je veux juste lui dire que je tiens à lui. Il semble le comprendre.

- ne vous prenez pas la tête, du base jump, je maîtrise.

- c'est bien arrogant comme approche, déclare son père, ce sont les arrogants qui font des erreurs stupides et y laisse leur peau... fais attention, mon fils...

Il a pâli à ce mot... un certain mercredi soir flotte dans l'air entre nous.

- tu as raison papa, je ne dois pas me relâcher... et puis, c'est misérable d'être arrogant... tu as raison... je serai vigilant, promis...

- c'est où? Je demande.

- Dubaï. Comme il fait chaud là bas, il y aura des thermiques de malade, je dois pouvoir voler longtemps...

Il reste silencieux un moment puis nous mine une courbe.

- imaginez le pied, je saute et je me pose sur le toit d'un autre bâtiment...

On n'a pas le temps de visualiser ce qu'il nous dit, qu'il a déjà rappelé Debbie. Ils sont enthousiastes tous les deux.

- tu ne protestes pas? S'étonne Lola.

- c'est ce qu'il est, je l'aime et je dois l'accepter tout entier... même si j'ai peur...

- bon, je vais y aller ce week-end, pour voir si la chaleur joue de mon coté... je vais te laisser, merveille, jusqu'à lundi... que je sache ce que je leur propose comme performance...

- d'accord.

- tu pourrais me rejoindre à Paris lundi soir avec Mathis? Comme ça, on reste sur nos plans.

- oui bien sur.

Il me dévisage l'air inquiet.

- vrai?

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