MADISON
Voila mon étoile est parti...
Je remonte chez moi. Il y a nos affaires à laver, ranger. Je me plonge dans mon placard et réorganise tout.
Taïs a, à présent, un étage pour ses affaires. Je reste comme une andouille en extase devant cet emplacement vide. Avant de foncer dans l'entrée. Dans notre sac, il y a trois bricoles de mon homme. Je les place artistiquement et fait une photo que je lui envoie. Il doit être occupé, il me répond juste d'un cœur.
Je me dépêche d'aller chercher Mathis en voiture parce que, comme tous les ans pour la fermeture de l'école, il va avoir une tonne de trucs diverses à rapporter à la maison. La maîtresse me guettait et demande à me parler.
Je la suis, la boule au ventre. Mon loulou est déjà assis sagement dans le bureau de la directrice en compagnie de la psychologue scolaire. Elle le suit depuis tout petit rapport à son comportement trop sage et sa phobie de ne pas réussir qui l'a souvent conduit à se rendre malade avant une évaluation.
Il me sourit, il sait combien je m'inquiète. Je n'avais pas mémorisé qu'elle le voyait aujourd'hui.
- bonjour, Mme Bargemon... asseyez vous...
- bonjour, excusez moi, je ne me souvenais plus que vous veniez aujourd'hui, j'espère que l'absence de Mathis ce matin n'a pas perturbé votre planning.
OK, la mère et le fils se rendent vite malade.
- non, non, je passais juste saluer mes collègues et les élèves avant les vacances et l'air radieux de Mathis m'a conduite à discuter avec lui.
- nous avons bu de la grenadine en discutant, précise Mathis, ça m'a fait très plaisir.
- et moi, ce qui m'a fait vraiment plaisir, c'est d'abord ton excellent bulletin où ta maîtresse a noté que tu ne faisais plus de crise d'angoisse et encore plus, ton beau sourire.
Elle se tourne vers moi.
- il m'a parlé de votre mère partie en maison de retraite, de votre papa sorti du coma, et surtout de votre fiancé et de ses parents.
- oh...
- vous leur direz de ma part que d'avoir désamorcé tout de suite son angoisse en ayant insisté sur la pérennité de leur relation avec lui, c'est vraiment ce qu'il fallait à un garçon qui a son passif.
- et vous remercierez sa mamy pour les fleurs... ajoute la maîtresse.
- je suis désolée, si j'avais pensé que vous veniez, il aurait porté un bouquet pour vous aussi.
- il me l'a dit mais ce n'est pas grave.
Nous discutons un peu tous les quatre et moi, je suis aux anges, mon loulou va mieux, c'est une psy qui le dit.
Le coffre est vite rempli d'affaires scolaires et nous allons manger la glace de la victoire au snack devant le parc.
- tu crois que Taïs sera fier de moi?
- oui.
- moi, je crois qu'il s'en fiche de l'école.
- non! Lola a raconté qu'il était bon élève et avait eu son bac avec mention.
- ah, d'accord, alors il sera peut être fier de moi.
Je sors mon téléphone et raconte le bilan de la psy par SMS. Taïs ne savait rien des crises d'angoisse de mon fils... Je lui explique tout.
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Pouvoir y croire
RomanceElle, elle mène sa vie du mieux qu'elle peut mais c'est une sacrée bagarre. Lui, il a des parents supers, une vie de rêve, il publie des vidéos sur You Tube , gagne bien sa vie et s'éclate. Une nuit il va rêver d'une rouquine...
