« Nobody will break your fall
All for none, yeah, none for all
Nothings so cruel as the truth
Join the festival of fools »
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Morgane klaxonne sous la fenêtre de la cuisine de mon appartement alors que j'enfiles mes talons.
Ce soir c'est le nouvel an, et cette dévergondée a réussi à me convaincre de partir à une soirée organisée par je ne sais qui, je ne sais où. J'ai passé plus d'une demi-heure devant mon armoire, tout ça pour me décider sur une robe droite en satin brun. Je manque de m'écraser un doigt avec mon talon carré, mais je m'en sors saine et sauve. J'attrape mon sac et dévale les escaliers, aussi rapidement que mes chaussures me le permettent.
Je grimpe dans la voiture de mon amie et la musique résonne dans l'habitacle après qu'elle m'ai fait un sermon digne d'une mère de famille dû à mon retard.
La voiture de Morgane est comment dire... sympathique. Elle conduit une vieille fiat cinq cent. Un cliché je le concède. De plus, elle écoute actuellement les spice girls. Irrécupérable. Je n'ose jamais lui dire pour ne pas la vexer, mais je préfère cent fois le confort et l'espace de mon allemande. Morgane fini par se garer devant une maison typiquement britannique. Pierres rouges, garde corps en métal et petites fenêtres à ras du sol. Lorsque nous entrons, la porte était déjà ouverte.
À peine à l'intérieur, Mor' cherche instantanément Owen. Ce dernier l'a invité à passer la soirée du nouvel an avec lui, d'où son accoutrement parfait. Elle a pour habitude de beaucoup se mettre en valeur et de prendre soin d'elle mais ce soir, je ne l'ai jamais vu autant tirée à quatre épingles.
Comme à mon habitude, je me faufile dans la cuisine. Je n'ai pas pris de livre avec, trop perturbée par la lecture du cadeau d'Edgar. Je n'avais pas envie de prendre celui ci avec, de peur de l'abimer, mais mon cerveau est trop bloqué sur ce récit pour entamer une autre lecture. Ses annotations m'apportent une réflexion de plus sur le travail de l'auteur. Le nombre de sous entendus et de sens cachés est impressionnant. Sans parler de l'ambiance et l'esthétique de l'œuvre, entre la mélancolie et le romantisme gothique.
À ma grande surprise, plusieurs personnes sont déjà dans la petite pièce. Deux filles sont en train de préparer des cocktails mais vu du peu de précision dont elles font preuves, elles ne sont pas à leur premier verre. Un groupe de garçons est en train de discuter et leurs vestes indiquent qu'ils doivent faire partie d'un club de sport d'université. En d'autres termes ; à fuir. Mon tour d'horizon est un échec, aucun endroits adéquats pour me poser calmement. Je m'apprête à faire demi tour quand des mains sur posent sur ma taille. Je sens un corps de presser contre moi et la panique me gagne. Je me retourne et un des types au blouson ridicule se colle à moi.
— T'es très charmante tu sais ?
— Et toi, pas très gêné.
J'essaie de le repousser mais ses petits copains l'encouragent à continuer ses attouchements. Mon poing fini par heurter sa mâchoire sans que je cherche à raisonner avec lui et à ma grande surprise, cela l'amuse.
— Aller James, tu vas pas te laisser faire par une rouquine, lui cri un de ses amis.
Le principal intéressé s'apprête à répondre mais une main se pose sur sa nuque. Au vu de sa posture cambrée et de son air tordu de douleur, il n'est plus en position de force. Il se retrouve au sol et sa voix cassée résonne faiblement.
— Sale gothique de merde. Tu te prends pour qui ?
— Ouais p'tit merdeux, tu crois pouvoir toucher James comme ça ? appuis un des ami de l'agresseur portant la même veste que lui.
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NEVERMORE
Teen FictionMais, le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l'oiseau et du buste et de la porte ; alors, m'enfonçant dans le velours, je m'appliquai à enchaîner les idées aux idées, chercha...
