Chapitre 45

4.5K 252 22
                                        

Kiara

Je regarde le portail de chez mon père se refermer, la voiture de police disparaît lentement derrière la grille. Derek a laissé un gars en planque devant la maison, soi-disant pour ma sécurité. Comme si Alec ne suffisait pas. Je referme la porte, enclenche l’alarme et balance mes chaussures sans même regarder où elle atterrissent. Putain… Kessy ne vient pas. Elle a un rendez-vous. Génial.

— Tu crois que ça va marcher ?

Alec pose son arme sur un meuble, comme si c'était de simple clé, puis enlève sa veste et se met à l’aise.

— Oui, confirme-t-il en s'avancant dans le salon.

— Rends-moi mon arme, Alec.

— Dans tes rêves.

Il se laisse tomber dans le canapé, les bras derrière la tête, tranquille. Trop tranquille.

— Et si j’ai besoin de me défendre ?

Je m’approche, les mains sur les hanches.

— T’as pas besoin. Je suis là. Va faire à bouffer, femme.

Je m’arrête net face à lui. Puis je souris. Et là… je commence à me déshabiller. Lentement. Je défais mon jean, je le fais glisser le long de mes jambes sans le quitter des yeux. Son regard s’accroche au moindre mouvement. Sa gorge se serre.

— Tu fais quoi là ?

— Je me mets à l’aise. Je suis chez moi.

— Kiara tu déconnes.

Je me tourne légèrement, juste ce qu’il faut. Je prends mon temps. Beaucoup trop. Il se redresse.

— T’as pas le droit de me toucher, je rappelle.

— Putain…

— Tu fais ton boulot, non ? Protection rapprochée…

— Kiara… joue pas à ça.

Je retire mon tee-shirt. Le balance sur lui.

— À quoi ?

Mes cheveux tombent sur mes épaules quand je les détache. Je secoue la tête, lentement. Je le regarde. Il est déjà en train de perdre.

— Putain, tu es trop sexy, souffle Alec en me bouffant des yeux.

Mon doigt glisse sur mon corps, je malaxe ma poitrine à travers mon soutien gorge en laissant glisser mon regard sur son corps. Je le vois serrer les dents quand ma main passe dans mon dos pour le dégrafer. Je le retiens d'une main, par le devant pour l'empêcher de tomber, les bretelles glissent le long de mes bras.

— Tu es un agent pour ma protection, bébé. Ferme les yeux. Je vais aller me plaindre à ton chef.

— Ne me provoque pas et sort ma queue Kiara. Tu en as envie autant que moi, râle Alec.

— Il fait chaud, non ?

Je dépose mon soutif sur l'accoudoir en le voyant se retenir de ne pas se lever, mais il hoche la tête en déglutissant péniblement.

— Kiara, je ne vais pas tenir si tu continues, me prévient Alec en soufflant bruyamment.

J'approche mon visage du sien, nos souffles se mélangent, mais je ne l'embrasse pas. Mes lèvres frôlent sa mâchoire, sa petite barbe me chatouille la peau, et je descends lentement ma langue dans son cou. Il gémit.

— Je suis un témoin, tu l'as dit. C'est pas très professionnel toutes tes pensées envers moi.

Sa mâchoire se contracte.

BRISÉE Des histoires addictives. Découvrez maintenant