Alec
Je rentre dans la cour du père de Kiara une heure plus tard, en tenue civile. Dans l'endroit où je vais il vaut mieux que j'enlève l'uniforme. Je sonne. Avant même que la porte s’ouvre, je remarque une enveloppe blanche posée au sol.
Je me baisse pour la ramasser. Kiara m'ouvre, finissant d'enfoncer une pince dans son chignon. Je me fige devant cette sublime beauté. Elle porte une robe longue noire, satinée, parfaitement ajustée à sa taille. Élégante. Trop élégante. Le genre de tenue qui n’a rien à faire dans une soirée classique. Son maquillage est différent, les tons sont plus lumineux que son noir habituel.
Mon rythme cardiaque frôle la tachycardie. Elle ressemble à quelqu’un d’autre. Quelqu’un qu’on regarde sans réfléchir.
— Qu’est-ce que tu veux ?
Je lui tends l’enveloppe.
— C’était devant ta porte.
Elle la prend sans me quitter des yeux et commence à refermer. Je bloque la porte avec mon pied.
— Je viens avec vous.
Son regard se durcit instantanément.
— Hors de question. On sort danser.
— Tu mens mal, Kiara. Fanny travaillait là-bas.
— Tu m’emmerdes.
— Et toi aussi. Beaucoup. Mais je viens. Sinon j’appelle Jensen.
Je sors mon téléphone. Elle me fixe comme si elle hésitait entre m’étrangler ou me laisser faire.
— Ok.
Elle me tourne le dos. Je devrais regarder ailleurs. Je ne le fais pas. Sa robe épouse chacun de ses mouvements. Trop naturellement. Trop dangereusement.
— Kiara ?
— Quoi ?
Elle se retourne. Et tout mon contrôle vacille une seconde de trop.
— T’es vraiment magnifique.
Silence. Aucune réaction. Pas un sourire. Juste ses yeux sur moi, comme si elle attendait la suite. Je fais un pas vers elle.
— Incroyablement belle.
Ma voix baisse sans que je le décide. Je suis trop près. Elle ne recule pas. Et c’est là que je perds la logique. Encore. Je me penche vers elle. Ma bouche frôle sa peau. Je la sens frémir dès que mes lèvres se posent dans son cou. J'enroule ma main autour de sa hanche pour la rapprocher. Je picore sa peau de baiser en remontant juste en dessous de son oreille. Cet endroit qui est très sensible. Elle aime toujours autant, son corps se détend dans mes bras. Sa tête se penche, elle lâche des petits gémissements qui font gonfler ma queue. J'entends sa respiration s'accélérer quand je remonte le long de sa mâchoire, mes mains glissent vers ses fesses, et je l'embrasse. Mes lèvres se posent contre les siennes plusieurs fois. Je n'arrive pas à m'arrêter. J'ai envie de la prendre dans mes bras, de lui dire qu'elle m'a manqué. Un raclement de gorge nous fait revenir à la réalité. On se sépare aussitôt. Kiara recule, comme si elle reprenait possession d’elle-même, et disparaît dans la maison en prétextant ses chaussures. Tony apparaît devant moi, et me pousse dehors sans ménagement avant de claquer la porte.
— À quoi tu joues ? T’as une copine, Alec.
Je passe une main sur mon visage.
— Je sais.
— Non. Tu sais pas. Parce que là, t’es en train de faire n’importe quoi.
Je souffle.
— Je peux pas m’en empêcher.
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BRISÉE
RomantikaUne entrée fracassante dans un couloir d'université, un choc contre un regard bleu océan impossible à oublier... et déjà, tout dérape. ✔️ Une rencontre explosive ✔️ Un capitaine charismatique qui ne laisse pas indifférente ✔️ Une grande gueule qui a...
