PDV Lia :
Plus je m'éloigne de ce passage, plus je sens un mauvais pressentiment. Je ne saurais expliquer réellement ce que je ressens mais c'est très désagréable. Après plusieurs tentatives, Eliotte et moi avons abandonné l'idée d'ouvrir ce passage.
Je mets mes sentiments de côté et tente de joindre Al' pour avoir les instructions. Mais quand elle ne se joint pas je propose a Eliotte d'avancer et de trouver par nous même pour éviter de rester au même endroit et se faire remarquer.
Nous marchons en direction des bâtiments mais avant que nous atteignons celles-ci, je remarque du coin de l'œil deux gardes se diriger vers la même direction. J'arrête Eliotte en lui attrapant le bras et lui indique les gardes qui ne semblent pas nous avoir repérés. Il s'empare de deux capsules et m'en tend un. Nous les chargeons et tirons chacun sur un garde. Ils s'effondrent au sol en un rien de temps et nous nous dirigeons vers eux.
Eliotte se charge de les déshabiller pendant que je fouille leurs affaires. J'y trouve leur téléphone, des tasers, une arme, et des cartes. J'en déduis que ces cartes permettent d'ouvrir des portes. Une fois qu'Eliotte a fini de se changer avec l'uniforme d'un des gardes, il me tend le second. J'enfile l'uniforme sur mes vêtements actuels pendant qu'Eliotte me tourne le dos en s'assurant que personne ne vient dans notre direction. J'arrange autant que je peux cet uniforme trois fois trop grand pour moi pour ne pas attirer l'attention sur moi. Je finis par placer le couvre-chef sur ma tête aussi bas que je peux pour cacher mon visage.
Je me dirige vers Eliotte et lui tapote le dos en me voyant ses lèvres s'étirent lentement et une lueur de malice persiste dans ses yeux. Evidemment qu'il rirait. Son uniforme lui va comme un gant alors que moi je ne ressemble à...rien du coup. Je le fusille du regard et lui dis qu'on peut y aller. On prend soin de cacher nos sacs après avoir pris l'essentiel et nous nous mettons en marche.
Une fois devant le bâtiment, je tente à nouveau de contacter Al' mais aucune réponse. Alors je prends une des deux cartes et la place près de la poignée de la porte. Celle-ci émet un petit bruit avant de s'ouvrir en grand.
Lorsque mes yeux se posent sur le même gris des murs qu'il y a 5 ans, mon corps s'immobilise.
S'il vous plaît. Réveillez vous. Je suis désolé. Pardon. Je cours avec la respiration lourde en tentant d'échapper à ces gens.
Une main se pose sur mon épaule et pivote rapidement en effectuant une clé de bras.
– Putain, c'est moi ! Lâche moi ! s'exclame Eliotte.
Je chasse les larmes accumulées dans mes yeux et m'excuse auprès de Eliotte. Il s'assure que j'aille bien avant de marcher devant moi. Je m'engage dans ce long couloir et voit deux autres gardes armés devant les premières portes.
– Les gars, vous abusez, s'exclame le premier garde brun. Vous êtes en retard.
Ne nous donnant pas plus d'attention ni de même un petit regard, les deux gardes sortent par la porte par laquelle nous venons de rentrer. Nous nous retrouvons alors seuls dans cet immense couloir donnant sur plusieurs portes. Je ne peux retenir encore une fois les images d'il y a 5 ans défiler dans ma tête.
Même si ce n'est pas le même endroit, l'architecture semble être la même. Ces couloirs m'ont l'air si familier et pourtant si inconnu. Petit à petit, je sens la boule dans ma gorge s'agrandir jusqu'à m'empêcher de respirer. Mes poils s'hérissent et mes yeux se remplissent de larmes. Sans que je m'en rende compte mes mains se mettent à trembler. Ma tête devient lourde et mes battements de cœur résonnent dans ma tête.
Mon cœur se déchire de plus en plus à chaque cris. Je force et cogne sur la porte avec mes épaules mais rien n'y fait. Je m'adosse à la porte pour éviter de tomber dû au soudain étourdissement qui me prend.
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A Step Ahead
Umorismo❝- Donne- moi les clefs s'il te plaît, sinon il va te faire un caca nerveux sur place. Littéralement. Je me retiens de rire et me redresse légèrement. - T'es sûre qu'il ne va pas nous gêner pendant qu'on parle ? - Tu me prends pour un animal de com...
