Ezio
Reste calme putain, Ezio reste calme.
Je ne devais rien laisser paraître devant eux. À aucun moment je devais leur montrer que la rage montait en moi à chaque mot supplémentaire. Si je leur dévoilais mon réel état, ils comprendraient tout de suite.
Chiara, quelle belle salope ! Au grand jamais je n'aurai pensé à elle. Ça faisait plus de cinq ans que je la côtoyais régulièrement et elle n'avait jamais manifesté ne serait-ce qu'une once de haine envers ma personne.
Si toute cette histoire de relation entre elle et Marta était vraie, pourquoi elles ne m'en avaient jamais parlé ? J'aurai compris. J'aurai eu mal, certes, parce que j'étais fou d'elle depuis le premier jour mais jamais je n'aurai obligé celle que j'aimais à vivre à mes côtés si elle aimait une personne du sexe opposé. J'aurai même pu la couvrir vis à vis de ses parents, Marta était ma meilleure amie avant tout, c'était son bonheur que je voulais, rien d'autre.
J'suis pas un monstre putain !
Mais aujourd'hui, c'était fini. Je ne pouvais pas passer à autre chose. Elle était allée trop loin. Elle m'avait déjà piqué Marta des années auparavant, il était hors de question qu'elle sème le doute dans l'esprit d'Azel.
Je tentais par tous les moyens de la convaincre de me croire. Il le fallait. Je ne savais pas comment j'allais réagir si elle me quittait, j'étais beaucoup trop obsédé par elle pour la perdre.
En rentrant chez nous, elle fila directement à la salle de bain, j'attendais alors une petite demi-heure avant de la rejoindre pour dormir.
***
Une heure plus tard,
Je tournai en rond. Trouver le sommeil m'était impossible, il fallait que j'agisse. Discrètement, je sortais du lit et enfilais un jogging et sweat à capuche noir avec une paire de baskets de la même couleur.
Au rez-de-chaussé, j'essayais de me persuader qu'aller la voir maintenant ne règlerait pas mon problème de sommeil, mais le petit diable sur mon épaule était plus convaincant que l'ange à ma gauche.
Je sortais le plus silencieusement possible ma moto du garage et la poussai, moteur éteint, jusque dans la rue. Une fois le portail refermé, je démarrai en trombe jusque chez la blonde.
- Putain mais qu'est-ce que je suis en train de faire là ? me demandais-je à moi-même alors que j'étais devant sa porte.
Il était trois heures du matin, si je sonnais maintenant, elle allait me prendre pour un fou, mais qu'est-ce que j'en avais à foutre de ce qu'elle pense de moi ? C'était elle la cinglée dans l'histoire, pas moi.
- Oh et puis merde, j'en ai rien à foutre me disais-je à voix basse en tambourinant à sa porte.
Il ne lui avait fallu que cinq petites minutes pour entrebâiller la porte. Si elle semblait étonnée de me voir à son domicile si tard dans la nuit, son visage ne dévoilait rien.
- Quand c'est pas l'une c'est l'autre, l'entendais-je marmonner.
Ça veut dire quoi ça ?
- Qu'est-ce que tu veux Ezio ? S'interrogea la blonde irritée par ma présence au beau milieu de la nuit.
- Il faut que je te parle de quelque chose, avouais-je sans la lâcher du regard.
Je devais gagner sa confiance pour qu'elle me laisse entrer, il était impératif que je règle ça ce soir.
- Reviens demain Ezio, il est trois heures du matin, souffla-t-elle en refermant la porte.
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CHAOS MAKES THE MUSE
RomansaUne mère impulsive et un père aux abonnés absents c'est ce cocktail molotov qui a poussé Azel dans les bras d'un ami à l'aube de sa quinzième année. Seulement voilà, dix ans plus tard le conte de fée est vite rattrapé par la dure réalité de la vie...
