Back to black

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Je me détachais de lui et me levais sans lui accorder un seul regard. Il était allé trop loin et il le savait. Si j'avais eu l'audace de faire le quart de ce qu'il m'avait fait, il m'aurait déjà foutu à la porte.

Donc s'il pensait s'en sortir en me disant qu'il s'était rendu compte de sa connerie et qu'il regrettait d'avoir été si égoïste, il pouvait se mettre le doigt dans l'œil !

Et jusqu'au coude, connard !

Je me sentais trahie, humiliée. Il n'y avait donc aucune sororité en Sicile ? Elle savait pourtant qu'il était en couple, qu'est-ce qu'elle voulait ? Une promotion canapé ? Putain, j'étais folle de rage, mais je ne lui montrais rien. Il était hors de question qu'il constate les dommages qu'il avait causés.

Je lui en voulais à elle mais d'autant plus à lui. Il était jaloux, possessif voire même impulsif et il se permettait de se taper une autre nana. C'était le monde à l'envers.

Le plus calmement possible, je me rendais dans notre chambre. Je comptais bien me barrer de cette prison dorée pour quelques jours, histoire de prendre du recul et de réfléchir à ce que j'allais faire de cette confession.

Ma valise posait sur le lit, je prenais tout le contenu du dressing qui me passait entre les mains et les déposais dans le bagage qui débordait déjà. Alors que j'essayais tant bien que mal de le fermer, j'entendais les pas d'Ezio s'approcher de la chambre.

-   Love s'il-te-plaît supplia-t-il en s'avançant vers moi. Ne pars pas, j'ai besoin de toi.

Non mais il se foutait de moi !

-   T'avais pas besoin de moi quand elle te sucer la bite ! Crachais-je, hargneuse.

Je réussissais enfin à boucler la fermeture éclair et sortis de la pièce en le poussant. Je dévalai les escaliers et commandai un Uber pour me rendre au Manifesto, de là, je verrai bien ce que j'allais faire.

-   Azel ! Écoutes-moi ! Il se permettait d'ordonner des choses en plus. Je suis désolée si je t'ai fait du mal.

Le grincement des cailloux de l'allée, qui raisonné derrière moi, m'indiquait qu'il était tout près.

-   Tu vois pas que je suis sincère quand je m'excuse, disait-il en empoignant mon biceps pour me retourner vers lui. S'il-te-plaît Azel, je regrette ce que j'ai fait. Ne me quitte pas.

Je me libérais de son emprise et sentis mon téléphone vibrer annonçant l'arrivée du chauffeur.

-   J'ai besoin de réfléchir Ezio. Fais-en de même. Peut-être que notre relation n'est pas aussi belle que je pensais.

Je lâchai cette bombe et montai dans le taxi en direction du centre ville.

Il m'avait fallu un quart d'heure pour me rendre au Manifesto, quinze minutes, durant lesquelles, Ezio n'avait cessé de m'appeler. J'avais exactement une cinquantaine d'appels manqués, soit plus de trois par minute.

Il a un sérieux problème celui-là !

Je remerciai le conducteur et pénétrai le bar, noir de monde à cette heure. Chiara, derrière le comptoir, en train de servir une tournée me lança un coup d'œil inquiet lorsqu'elle me vu avec ma valise.

Je me faufilais entre les clients et allais déposer mes affaires dans le vestiaire.

-   Oh ma belle, qu'est-ce qu'il s'est passé ? S'affola la jolie blonde qui m'avait suivie.

Je fondais en larme dans ses bras. Ça faisait trop longtemps que je les retenais.

-   Est-ce que je peux dormir chez toi cette nuit ? lui demandai-je. Il n'y a plus de place dans le vol à destination de Paris aujourd'hui.

CHAOS MAKES THE MUSEDes histoires addictives. Découvrez maintenant