Moi : Salut ! Ezio m'a dit que tu cherchais une serveuse pour ton bar, si c'est toujours le cas, je serai ravie de faire un essai.
Ça faisait déjà plusieurs heures que j'avais envoyé un message au meilleur ami de mon bel italien dans l'espoir d'obtenir enfin un travail. Ce n'était clairement pas le genre de boulot que je recherchais mais je voyais ça comme l'opportunité d'améliorer mon italien pour ensuite pouvoir postuler ailleurs. Ezio m'avait partagé l'information quelques minutes après être rentré de son déjeuner avec mon potentiel futur patron, j'osais espérer que le poste était toujours vacant. Bien que ça ne faisait que six jours que j'avais emménagé et même si j'adorais passer mes journées au lit avec Ezio ou à bouquiner dans le jardin, je ne voulais pas me retrouver seule avec Teresa d'ici quelques jours. Il fallait que j'occupe mes journées et ce job serait parfait pour ça.
Livio : Hey la française ! Si ça te tente, tu peux venir lundi après-midi au Manifesto pour faire un essai, il n'y aura pas trop de monde à ce moment-là donc ce sera plus simple pour toi et comme ça tu peux profiter du week-end avec Ezio !
J'avais reçu son message tard dans la nuit et je ne pus m'empêcher de sourire face à sa réponse que je découvris en me réveillant. Je savais que Livio me faisait une faveur puisque j'étais la petite amie de son meilleur pote mais j'allais tout faire pour qu'il ne le regrette pas.
Pour y avoir passé quelques soirées pendant nos vacances avec Rita, je connaissais assez bien le Manifesto. Dans mes souvenirs, c'était exclusivement un service au bar, ce qui m'enlevait le stress de prendre une commande dans une langue dont je ne maîtrisais que les bases et la clientèle me semblait vraiment chill.
Aussi bienveillant qu'il voulait paraître, Ezio n'arrêtait pas de me dire de ne pas me prendre la tête si à la fin de l'essai, je me rendais compte que ça ne me plaisait pas et qu'il ne voulait pas que je participe aux dépenses que l'on engendrait, mais je le soupçonnais de ne pas aimer le fait que je puisse travailler dans un endroit pareil. De mon côté, j'étais excitée, comme une enfant découvrant ses cadeaux sous le sapin le jour de Noël, à l'idée de retrouver une certaine routine dans mon quotidien.
Nous avions passé les soixante-douze heures suivantes à se bécoter, cajoler et faire l'amour. Quand ce n'était pas sous la couette, c'était dans la piscine ou sur le canapé du salon. Aux bras d'Ezio, je redécouvrais les premiers moments d'une relation. Repérant chaque point sensible de son anatomie, gardant dans un coin de ma tête chaque mot mignon qu'il me disait. Il me faisait tomber pour lui un peu plus chaque jour.
***
Lundi midi,
Je m'étais réveillée avec une boule de stress logée dans l'estomac. Ezio avait tout fait pour me rassurer mais rien n'y faisait. J'angoissais à l'idée de me planter. Et si je ne comprenais rien de ce que me demandaient les clients ? Et si je me trompais de commande ? Plus l'après-midi approchait, plus je paniquais.
Seule dans cette grande maison, je faisais les cent pas. J'étais douée en tant que community manager, j'adorais les réseaux sociaux et la création de contenu mais je ne connaissais rien au métier de barmaid.
Arrête de t'affoler comme ça putain ! Tu vas laver des verres et servir des bières. C'est pas la mer à boire.
Sur les coups de midi, je vis, depuis la baie vitrée du salon, le portail s'ouvrir sur la moto d'Ezio. Il avait proposé de manger avec moi ce midi pour pouvoir m'accompagner au Manifesto. Il déposa un sachet provenant d'un petit restaurant japonais que j'adorais et vint déposer un baiser sur mon front.
- Ça va Love ?
- Non, je stresse, soufflais-je contre son torse alors qu'il me prenait dans ses bras.
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CHAOS MAKES THE MUSE
RomanceUne mère impulsive et un père aux abonnés absents c'est ce cocktail molotov qui a poussé Azel dans les bras d'un ami à l'aube de sa quinzième année. Seulement voilà, dix ans plus tard le conte de fée est vite rattrapé par la dure réalité de la vie...
