Je l'avais foutu dehors. Il était venu jusque chez moi pour avoir des explications en rapport avec mon mal être de la veille et je l'avais foutu dehors. Mais qu'est-ce qu'il ne va pas chez moi ?
En refermant la porte, je m'étais laissée glisser contre elle, tout en rapprochant mes jambes de ma poitrine pour les entourer de mes bras, la discussion, que nous venions d'avoir, tournée en boucle dans ma tête.
"Alors oui Azel, je vais te baiser mais je ne fais pas les choses simplement."
Comment arrivait-il à me mettre dans tous mes états en quelques mots ? Ces paroles prenaient possession de mon corps et sans que je ne puisse rien y faire, celui-ci réagissait pour le plus grand plaisir de mon bourreau. Rita, que j'avais silencieusement envoyé paître quand je l'avais trouvé sur la terrasse, était descendue pour comprendre ce qu'il venait de se passer.
- C'était quoi ça ? Vu la tension sexuelle qu'il y avait sur la terrasse ça ne m'aurait même pas étonné que le jacuzzi se mette à buller tout seul !
J'explosais de rire face à sa remarque. Elle avait toujours le mot pour détendre l'atmosphère.
- C'était bien sa femme sur la photo.
- Mais quel enculé ! Et il ose encore te draguer après ça ? Dit-elle révoltée par ma révélation. C'est pour ça que tu l'as envoyé chier ?
- Il est veuf. Et non, il faisait trop le malin à me dire qu'il m'aurait en un claquement de doigts.
Plus grosse mytho, tu meurs ! S'il avait continué à me parler de cette manière, j'aurais fini par lui sauter dessus. Mais je voulais le faire ramer un peu, il était hors de question que je craque tout de suite. Je partageais le reste des détails de la discussion à une Rita hilare face à la situation. Elle ne comprenait pas pourquoi j'en faisais tout un plat et que je ne profitais pas du moment présent.
J'avais passé les dix dernières années de ma vie en couple, autant dire toute ma vie, et ça faisait huit longs mois que je n'avais pas eu de rapport sexuel. Je voulais faire les choses bien et non pas juste baiser sur le capot d'une voiture en sortant de boîte de nuit, même si l'idée n'était pas désagréable.
- Au fait Riri, ça te tente une balade en voilier pour aller visiter l'île d'Ustica demain ? Ezio nous propose de les retrouver à neuf heures et demi au port.
Elle me rejoignait dans la salle où j'étais en train de me brosser les dents et semblait plus que ravie de faire cette excursion le lendemain.
***
Lendemain matin,
À sept heures trente, j'étais déjà sur la terrasse en train de boire un café. Trop excitée par la journée qui s'annonçait, je m'étais réveillée avant même que l'alarme de mon téléphone ne se mette à sonner.
Une heure plus tard, le taxi, que ma meilleure amie avait commandé pour nous amener au port de Palerme, patientait devant la résidence. La route pour y arriver étant longue, j'avais choisi de prendre un livre pour faire passer le temps.
Décidément, quand ce n'était pas Rita qui m'empêchait de le lire, c'était mon esprit vicieux qui m'interdisait de me concentrer en rejouant la scène où Ezio, un verre de gin à la main, était en train de me dire ô combien il aimerait me baiser.
- Bon, tu vas arrêter de gesticuler comme ça ! On dirait une enfant qui va à Disneyland. Calme-toi !
- Oui ça va, désolée m'excusais-je. Je suis juste trop excitée à l'idée de faire du bâteau.
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CHAOS MAKES THE MUSE
Любовные романыUne mère impulsive et un père aux abonnés absents c'est ce cocktail molotov qui a poussé Azel dans les bras d'un ami à l'aube de sa quinzième année. Seulement voilà, dix ans plus tard le conte de fée est vite rattrapé par la dure réalité de la vie...
