Chapitre 23:Une question improbable

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COUCOUUU

Désolé d'avance pour les fautes ! Je suis en vacances et ça capte pas trop donc j'ai pas réussit a corriger le texte :( 

Bonne lecture <3

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—Cours ! M'écriais-je.

Mon ventre me fait mal, tant je ris.

Diego, affolé, court à grande vitesse en direction de la sortie de l'enclos des vaches. Il crie des choses que je ne comprends pas, tant sa peur est grande, et la vache tachetée aux petites cornes ne semblent pas vouloir le laisser partir, ou plutôt, survivre.

Je me tiens à l'extérieur de l'arène, me pliant dans tous les sens, m'esclaffant sans m'arrêter, face à ce spectacle délirant.

Quelques minutes auparavant, Diego a décidé d'aller nourrir seul mes vaches pour me prouver ses « talents de fermier », mais ce débile a trébuché sur une pierre, percutant involontairement un veau. Sa mère, protectrice, a directement chargé vers lui.

Le jeune homme à la peau bronzée court a grandes enjambées, me suppliant de l'aider, mais pour rien au monde je ne bougerais mon petit doigt, non non, le voir se faire courser par un animal me donne tant de baume au cœur.

Moi qui pensais que ces deux semaines passées avec lui seraient un calvaire, je dois dire que j'avais tort. Je n'irais pas jusqu'à dire que nous sommes amis, mais nous ne sommes plus à l'étape « s'entretuer » et « se fusiller du regard ». C'est déjà ça. La vie chez nous et avec les animaux est un havre de paix, alors ma théorie est que travailler à nos côtés, dans ce merveilleux endroit, l'a en quelque sorte changé, apaisé..

J'ai mis ma rancoeur de côté. Après tout, à quoi ça sert de la garder ? L'ignorer ou le détester ne me fera pas ramener mes années d'humiliation.

Là moi d'avant me dirait que c'est du délire, et ça l'est ! Mais il m'a fait comprendre que chacun peut changer, et peu importe le mal qu'il m'a infligé autrefois, on ne peut malheureusement pas l'effacer, et j'en ai encore des cicatrices à l'intérieur, mais je tourne la page, du mieux que je peux.

Comme on dit, le mal est fait. On doit se concentrer sur le présent.

Diego s'est révélé être quelqu'un de doux, de poétique, bienveillant, malgré ses airs de gros durs et cruels. J'ai été plutôt surprise en découvrant ses qualités.

Nous n'avons toujours pas eu de discussions à propos de...vous savez, toutes ces années d'humiliations, je ne vais pas me répéter. Des  d'excuses, je n'en ai pas eu. Et je n'en attends pas. Les hommes sont si fiers. Toutefois, récemment, il a su me montrer que tout le monde peut changer. Tout le monde évolue. C'est sans doute sa façon de me montrer qu'il est désolé.

Diego, toi et moi, ou cela mènera ?

Je ne dis pas que nous nous sourions à tout-va, en se racontant nos vies, pour « rattraper le temps perdu »... loin de là. La réalité est tout autre.

Disons que sa mine renfrognée et ses regards noirs se font moins souvent. Nous savons également communiquer sans s'entretuer. Voilà ce qui a changé entre nous en deux semaines, et c'est plutôt incroyable.

Nous avons fait la paix. Enfin.

Le ciel printanier est d'un bleu clair et lumineux. Le soleil est flamboyant. L'atmosphère est apaisante, malgré les cris de Diego semblables à une petite fille en détresse, qui tente encore de survivre à la vache enragée.

Je me précipite vers la porte de l'enclos, riant aux éclats, puis une fois Diego, alias la chochotte passé, je referme l'enclos juste devant l'animal qui le suivait de très près. Je caresse alors tendrement son visage, en signe d'apaisement, ce qui fonctionne, puisqu'elle répartit paître, comme si rien ne s'était passé.

𝙒𝙝𝙚𝙣 𝙩𝙬𝙤 𝙬𝙤𝙧𝙡𝙙𝙨 𝙘𝙤𝙡𝙡𝙞𝙙𝙚Où les histoires vivent. Découvrez maintenant