CHAPITRE 40 : Papillons dans le coeur.

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ISAAC


-Comment tu bluff...je ne te crois pas montre moi tes cartes.

-Quoi ? je demande en rigolant. Tu viens vraiment de me demander ça là ?

-Qui ne tente rien n'a rien, cependant je sais que tu bluff aller, tiens.

Avec son visage un peu trop sérieux pour ce qu'on est entrain de faire elle pose son +4 sur le tas de cartes installé sur le levier de vitesse.

Je pose un +4 à mon tour.

J'en pose même encore un autre aller pourquoi pas, je sais qu'elle n'en a plus dans son jeu.

Lune prends une grosse inspiration, choquée.

-Mais pourquoi tu fais l'étonnée ? Je t'ai dis de pas t'engager si t'avais pas au moins deux +4.

-Je pensais que tu mentais moi !

-Vas-y pioche pioche que je te finisse correctement.

J'essaie de réprimer mon sourire mais c'est juste impossible avec les têtes qu'elle fait. Non seulement elle est nulle au Uno mais en plus c'est une mauvaise perdante.

À chaque partie que j'ai bien évidemment gagné, son humeur se faisait plus massacrante.

-Ferme là, marmonne t-elle dans sa barbe inexistante.

-Hein ?

-Hum ?

Elle se ramasse ses dix milles cartes en me regardant comme si elle avait rien dit.

-Tu peux parler plus fort j'ai du mal à t'entendre depuis ton trou de perdante.

-Tu dors sur le canapé ce soir.

Cette fois-ci je rigole un bon coup. Son visage est rouge pivoine et je vois bien qu'elle se retient de rire elle aussi.

-Et toi tu dors à la rue, c'est chez moi je te rappelles.

Elle ouvre grand la bouche et me frappe le bras, je continue de rire. Elle ne sait pas que j'ai mis son nom sur le bail du penthouse, depuis bien longtemps déjà.

-J'irai dormir chez les jumeaux alors. Hors de question que je dormes avec un traître pareil.

Bien qu'il pleuve et qu'il y ait de l'orage, j'ouvre légèrement ma vitre, j'ai trop chaud à force de rigoler autant.

Décidant que je l'ai assez provoqué, je lui réponds pas, je la laisse même gagner la partie.

-Tu m'entends mieux ? Maintenant que tu as rejoins mon trou de perdante ? demande t-elle en me tirant la langue.

J'en ferais bien autre chose moi, de cette langue.

Au lieu de ça je pioche dans le sachet des caramels au beurre salé qu'elle a emporté avec elle et j'en apporte un à ma bouche.

-T'es une sacré rageuse toi, tu le sais ça ?

Elle rigole et pioche elle aussi dans le sachet.

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