Chapitre 6

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"J'ai dit que tu te noierais dans mes eaux"

Inconnue

Asli

Je viens de quitter la maison de ma cousine, cette journée a été excellente. Je suis sur le chemin du retour accompagné d'Hanaa.

Finalement, elle repart avec moi.

Hanaa n'a pas encore eu le permis de conduire. Elle l'a raté trois fois, la pauvre. En plus, à chaque fois qu'elle le rater ce n'était pas de sa faute.

— Mets du Jul, me conseille ma sœur.

Je lui obéis et allume la radio pour mettre du Jul. Lorsque j'allume la radio, mon téléphone se met subitement à sonner. Je regarde sur l'écran d'accueil de mon téléphone et remarque que c'est mon père qui tente de me joindre. Je déverrouille l'appelle et réponds :

Moi : oui ?

Mon père : rentre.

Sa voix ne laisse place à aucune contestation. Elle est rauque.

Moi : oui, j'arrive, mais pourquoi...?

Il a raccroché avant même que je ne puisse terminer ma phrase. Hanaa me regarde d'un air soucieux et me conseille:

— On devrait se dépêcher.

— Tu as raison, lui rétorqué-je soucieuse.

j'appuie sur l'accélérateur et fonce.

Quelque chose me dit que ça ne sent pas bon pour moi.

Vraiment pas bon du tout.

*

Après quelques minutes, nous arrivons enfin devant chez nous. Je gare la voiture et entre dans la demeure familiale mais à peine la porte poussée que Erza m'annonce que mon père me désire dans son bureau.

Impatiente et soucieuse de se qu'il peut bien me vouloir, je monte les marches d'escalier avec vitesse.

Quelle bêtise ai-je pu bien faire ?

J'entre dans le bureau de mon père et lui demande :

— Tu voulais me voir ?

— Prépare-toi, dit-il, sèchement.

Il est positionné sur sa chaise à roulettes. Le regard rivé sur des documents comme à son habitude.

— Heu... oui...mais pourquoi ? Lui demandé-je perdu.

Son regard laisse place à de l'ennui mais il ne m'observe nullement. Et je ne peux faire l'indifférente face à cette ignorance. Cela me brise le cœur.

— Tu le fais exprès, ce soir, il y a la cérémonie des alliances.

Merde, j'avais complètement oublié cette foutue cérémonie.

C'est pour cela qu'il voulait que je rentre le plus vite possible. Moi qui pensais avoir fait une bêtise.

— D'accord, dis-je, un peu gêné d'avoir oublié.

Il me fait signe de la main de sortir de son bureau, je m'apprêtais à sortir de son bureau quand il ajoute :

— Tu as intérêt à ne pas me faire honte, dit-il sur le ton de la prévention.

Et retour à la case départ, il ne me fait toujours pas confiance.

Tu t'attendais à quoi, Asli ? À ce qu'il te considère réellement comme sa fille et non comme une erreur.

Du bout des doigtsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant