CHAPITRE 6

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𝙽𝚈𝚇

People you know - Selena Gomez

« 𝓕𝓻𝓸𝓶 𝓹𝓮𝓸𝓹𝓵𝓮 𝔂𝓸𝓾 𝓴𝓷𝓸𝔀 𝓽𝓸 𝓹𝓮𝓸𝓹𝓵𝓮 𝔂𝓸𝓾 𝓭𝓸𝓷'𝓽. »

Ça doit faire si longtemps que je n'ai pas eu de temps pour moi, de temps libre que j'en savoure chaque seconde. L'agence me prend un temps si important de mes journées, je travaille pour ma mère depuis ma naissance, au début ce n'était que des entraînements, une façon pour elle de me forgée le plus tôt possible pour que je sois son arme la plus parfaite, pour que je sois son arme la plus fiable.

Sa manipulation me laisse consciente, je comprends chacun des sous-entendues, je sais qu'elle ne fait pas ça pour mon bien mais pour le sien et que je lui obéis sans jamais essayer de la contrer, sans jamais essayer de m'échapper de cette prise qu'elle a sur moi.

Boston est une façon de me libérer, même si ce n'est que pour un certain temps, même si je ne crois pas que tout se passera comme prévu, dans le plus grand calme du monde, j'essaie de déterrer un espoir que j'avais enfoui sous terre pour être plus forte.

L'espoir tue, l'espoir est une lame qu'on tourne de nous-même dans notre chair.

Surtout, j'ai l'impression de tout faire pour que ce soit le cas, j'ai l'impression de tout faire pour que le calme ne reste pas, comme si mon âme abîmée était à la recherche de ce que Carmen m'a tant donné, le danger, l'adrénaline d'une situation dangereuse.

Comme venir ici, assister à cette course tout en sachant qu'il sera là et que je prends le risque qu'il me voit et que cette impression de déjà-vu le pousse à se rapprocher pour en avoir les réponses.

C'est plus fort que moi, mon regard n'a eu besoin de se poser qu'une fois sur lui pour que l'envie de le revoir me retourne l'estomac. Même si je sais que la colère prendra le dessus, même si je sais que le flou qu'il aura dans sa mémoire lorsqu'il me verra me fera me souvenir que mon coeur excise lorsqu'il craquera sous le poid de cette vérité, je n'arrive pas à m'en empêcher.

Même si c'est de la colère, de la haine, tant que son regard posé sur moi me fait ressentir quelque chose, je suis prête à tout prendre de lui.

Alex me tend un verre que j'attrape rapidement, ce n'est qu'un mélange entre un alcool fort, peut-être de la vodka ou de la téquila et une boisson énergisante qu'il a choisi au hasard. La foule est déjà présente, les moteurs grondent alors que les petites courses d'une simple ligne droite se font à la suite, ils parient sur tout, sur ce qu'ils ont sous la main. Certains parient de l'argent, d'autres en viennent jusqu'à parier leurs voitures, telle que la peur de perdre la course n'existe pas.

On observe les alentours, profitant chacun à notre manière des spectacles qui se déroulent sous nos yeux, bien que mon regard soit à la recherche d'un autre sans que je ne puisse le contrôler.

— Tu n'as fait que regarder ou tu as déjà participé à des courses ? me demande Alex en se penchant vers mon oreille.

J'avale une gorgée dans le verre qu'il m'a gentiment offert, mes yeux continuent de valser entre les visages qui apparaissent puis disparaissent de nouveau dans la foule.

— J'ai déjà participé à quelques-unes, je lui avoue.

Il est vrai que je suis déjà monté derrière le volant de voitures, lorsque je cherchais une adrénaline différente, lorsque je n'avais pas peur d'aller trop vite et que ma voiture se retourne à cause d'un virage que j'aurais mal pris.

OBSESSIVE | TOME I & IIDes histoires addictives. Découvrez maintenant