𝙽𝚈𝚇
Vendetta - UNSECRET, Krigarè
« 𝓘'𝓶 𝔂𝓸𝓾𝓻 𝓮𝓷𝓮𝓶𝔂. »
Assise sur le sol entre mon armoire et mon lit, je me penche en avant, ouvrant ma trousse de soin pour en sortir un désinfectant. Une nouvelle bouteille que j'ouvre, la précédente étant déjà finie, je me demande si un jour j'en aurais encore besoin, si mon corps ne pourrait pas s'habituer aux ouvertures sur mes mains à cause des coups que je donne à un sac de boxe depuis que je sais tenir debout.
Je la retourne sur un coton, le laissant s'absorber avant que je ne le glisse sur mes plaies pour qu'elle guérissent plus vite, mais si je sais que je frapperais une nouvelle fois demain, même si je sais que je ne cesserais jamais de le faire, pas seulement à cause des ordres de Carmen, mais parce que c'est un échappatoire, une façon pour moi d'évacuer cette colère constante que je ne maîtrise jamais, qui ne cesse jamais de se montrer.
Ma mâchoire se contracte et ma tête retombe en arrière, sur mon matelas alors que j'appuie sur les plaies pour qu'elle se désinfecte correctement.
J'ouvre les yeux de nouveau après un instant, mon visage encore penché en arrière, je peux apercevoir celui de Carla, inquiète alors qu'elle fume une nouvelle fois perchée au bord de la fenêtre.
Elle ne fait aucune remarque car elle sait, elle connaît mes habitudes, connaît les exigences que je dois suivre, surtout elle sait très bien que je ne peux pas contester ces ordres, que je ne peux me permettre d'arrêter et qu'à partir d'un moment j'ai fini par ne pas trouver de mauvais dans ce que je fais.
L'habitude fait que, peu importe la monstruosité de nos actes, une fois qu'elle arrive, il n'y a plus de retour en arrière.
Je lâche son regard, remplaçant mon visage en avant que je retombe nez à nez avec mes plaies. Mes phalanges sont rouges, abîmées par les efforts que je les oblige à supporter, par mes coups qui deviennent toujours plus forts, plus précis et qui malgré ça, ne feront pas que mal à la personne d'en face mais aussi à moi. C'est ce que ma mère veut, que lorsque je me batte, il n'y est pas que mon ennemi qui connaisse la souffrance d'un coup, elle dit qu'il faut je ressente une once de douleur aussi, car c'est comme ça que je saurais que j'ai frappé assez fort.
Je jette les cotons dans la poubelle à côté de moi, referme la bouteille et la place dans la boîte avant de la faire glisser de nouveau dans l'armoire. Je ne me redresse pas tout de suite, je souffle un instant, laissant la douleur au bout de mes doigts s'estomper avant de vouloir me lever.
— Tu frappes toujours aussi fort.
Ce n'est pas une question, c'est une remarque qu'elle me fait car même si elle connaît cette habitude, cette technique que j'ai fini par adopter pour extérioriser, elle n'a jamais été d'accord avec celle-ci et me reprochait toujours de le faire.
Je suis dos à elle, mais je sens tout de même son regard posé sur moi, je sens la façon dont elle attend que je la rassure bien que ma façon de serrer des dents pour éviter de laisser un gémissement de douleur me prendre est une preuve nécessaire qu'il n'y a rien de rassurant dans ce que je fais et ça depuis des années.
Je me redresse, me penche sur mon lit pour attraper mon téléphone que je place dans ma poche avant d'attraper un élastique par la suite. Je rassemble mes cheveux dans un chignon rapide et qui menace de se défaire à chaque instant.
— Nyx-
— Non Carla.
Je la coupe, relève mon regard vers elle. Le problème est que depuis qu'on habite ensemble dans cette chambre, j'ai l'impression qu'elle utilise la situation comme une ouverture à revenir facilement dans ma vie, sans excuse, sans explications, sans efforts, juste naturellement, sauf que ça ne fait que m'agacer, ça ne fait que la rendre plus égoïste à mes yeux.
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OBSESSIVE | TOME I & II
Romance[TOME I EN RÉÉCRITURE] Il y a des souvenirs qui s'effacent et d'autres qui savent vous hanter sans aucun répit. Lorsque que Nyx Mavrolis-Diaz, une danseuse en chute qui subit le destin qui lui est tracé, décide de s'installer à Boston pour ses étude...
